Petit à petit, le facteur principal déterminant la qualité des graphismes est passé de la réalisation technique à la direction artistique. Aujourd’hui peu importe la qualité d’un moteur 3D : si les couleurs sont criardes, l’éclairage peu naturel, l’architecture pas crédible et les personnages dénués de charme, le jeu sera « laid ».

Dans le blog de Left 4 Dead, les développeurs nous détaillent toutes les petites astuces qu’ils ont utilisées pour faire de L4D un jeu « beau » alors qu’il se base sur le moteur de Half-Life 2 qui date de 2004. La plus intéressante concerne évidemment le gameplay : afin de mettre en relief les objets qui traînent au sol et les éléments sur lesquels vous pouvez interagir, le jeu ajuste les couleurs et le contraste en temps réel : le décor conserve son allure sombre et glauque, mais les éléments importants ont des couleurs plus vives. Démonstration :

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L’image de Left 4 Dead regorge d’effets dans le même genre, certains sautent aux yeux comme le projecteur qui éclaire votre personnage quand celui-ci s’agrippe à un mur pour ne pas tomber, d’autres restent plus subtils comme l’image qui devient plus contrastée lorsque vous avalez des pillules pour vous donner un coup de boost. Ainsi, en retouchant sans cesse l’image en temps réel, VALVe réussit à rendre les graphismes très vivants.

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