Alors que le monde s’inquiète pour quelques centaines de cas de Coronavirus en Chine, il faut relativiser en regardant du côté de quelques FPS où les morts se comptent par millions et où l’avenir des survivants se résume à tuer tuer tuer. Même si beaucoup de jeux prennent comme prétexte un virus pour transformer la majorité de la population mondiale en zombies, quelques titres traitent les épidémies à grande échelle d’une manière assez différente.

Left 4 Dead

Comment ne pas citer la licence parfaite de coopération en milieu zombie Left 4 Dead ? Le premier opus était sorti en 2008, puis un second très rapidement en 2009. C’est un virus, appelé la Grippe Verte (Green Flu), qui est à l’origine de l’apocalypse zombie. Malgré son nom, c’était évidemment bien plus qu’une simple grippe comme essayait de le faire penser le CEDA (Civil Emergency and Defense Agency). Il semblerait, si l’on croit les différentes informations, que le virus est une souche mutée de celui de la rage. D’ailleurs, à l’origine, il est fort probable que la maladie ait été transmise par le bétail, comme en témoignent les nombreux animaux abattus que l’on rencontre dans certaines campagnes, et surtout dans Blood Harvest ou Swamp Fever.

La carte de l'épidémie dans Left 4 Dead

L’épicentre de l’épidémie était en Pennsylvanie, avant de rapidement s’étendre à l’ensemble des États-Unis. Le mode de transmission n’est pas clair même s’il est plutôt évident, à travers plusieurs références, qu’une morsure est suffisante pour transmettre le virus.  Il est donc à l’image de la rage présent dans la salive et le sang. Néanmoins, quelques références à un mode de transmission aérien sont présentes. Les survivants qu’on incarne sont des porteurs sains et peuvent contaminer, malgré eux, les autres. On en apprend un peu plus sur leur immunité à travers le comic The Sacrifice publié en 2010 : elle serait dépendante d’un gène récessif sur le chromosome X. Enfin, Left 4 Dead renferme aussi des infectés spéciaux, mais impossible de savoir si cela provient d’une souche un peu différente du virus ou d’autres facteurs. Notez d’ailleurs que dans la première partie de Dead Center, on peut apercevoir à l’hôtel un petit graphique avec la supposée répartition des types d’infectés :

Ration infectés Left 4 Dead

Dishonored (attention spoiler)

Toux, perte de poids, décoloration de la peau, hémorragie sous-conjonctivale (du sang qui coule par les yeux) ? Pas besoin d’aller consulter Doctissimo, vous avez probablement la peste du rat, particulièrement si vous viviez à Dunwall pendant les événements du premier Dishonored. Par contre, si vous étiez riches, vos chances de contracter la maladie étaient moindres car s’il était facile d’accuser ces pauvres rongeurs comme origine de l’épidémie, c’était en réalité une création humaine pour exterminer les classes les plus pauvres. Une fois contaminé, sans traitement vous aviez seulement une chance sur cent de vous en sortir, mais 100% de chances de vous retrouver avec une croix rouge sur la porte de votre maison. Enfin, rassurez vous, un remède a été finalement trouvé (merci Sokolov), même si la peste a eu le temps d’emporter la moitié de la population de la ville avec elle.

Dying Light

C’est la pauvre ville de Harran, en Turquie, qui a été l’épicentre d’une épidémie qui transforme la population en morts-vivants. Ici aussi, c’est un virus dérivé de celui de la rage et baptisé virus Harran qui est à l’origine de la catastrophe. Il se transmet assez classiquement par les fluides corporels, il faut donc éviter les morsures, les bisous et les relations sexuelles avec vos amis infectés. Les scientifiques se sont rapidement aperçu que le virus était sensible à la lumière UV qui représente donc un excellent moyen pour l’empêcher de vous transformer si la morsure/blessure est encore fraîche. D’ailleurs, une fois transformés beaucoup d’infectés craignent la lumière du soleil et préfèrent sortir la nuit. Il n’existe pas de traitement mais seulement un remède, l’Antizin, qui permet d’empêcher la progression de la maladie.

Il est fort probable que le virus provienne d’une mauvaise expérience dans un laboratoire militaire, bien que certaines personnes soient convaincues qu’il soit d’origine extraterrestre. C’est ce qui arrive quand on regarde Discovery Channel en pleine nuit. Comme pour Left 4 Dead, les infectés ne sont pas tous égaux, certaines variantes induisent des mutations plus importantes en transformant certaines personnes en des formes particulières et beaucoup plus dangereuses. Bon, vous savez bien qu’un Dying Light 2 est prévu (récemment repoussé), et qu’il se déroule 15 ans après les événements du premier. Il faut croire que l’humanité n’a pas su surmonter cette petite épidémie locale.

Fallout 76

C’est un peu la double peine : déjà, une apocalypse nucléaire, puis ensuite une épidémie qui ravage la région entre 2085 et 2102, ne laissant plus âme humaine (ce qui est assez pratique quand on ne veut pas ajouter de NPCs dans son jeu). Appelée Scorched Plague (Peste Brûlante), elle est encore une fois d’origine humaine. La création de Scorchbeasts (Sulfuries en français), monstres mutants aux airs de chauves-souris géantes, est à l’origine de l’épidémie. Si votre peau commence à devenir rouge ou noire, que vous perdez vos cheveux et que des cristaux vous sortent de la peau, vous êtes probablement entré en contact avec l’un de ces monstres. Vous êtes condamné. À terme, vous ne serez plus qu’une simple statue de cendres. Personne ne sera là pour vous sauver, car plus personne ne joue à Fallout 76, alors on ne risque pas de trouver un remède.

D’ailleurs, c’est assez rigolo, car l’épidémie actuelle en Chine pourrait provenir selon certaines sources… des chauves-souris. 

Cette liste n’est pas exhaustive et l’on pourrait citer Pathologic et sa peste des sables, ou encore Bioshock et son ADAM qui rend les gens totalement fous et agressifs. Bref, de quoi vous faire relativiser face aux médias qui hurlent à l’épidémie. C’est bien pire dans les FPS ! D’ailleurs, on peut regretter que la plupart utilisent les pandémies comme un simple prétexte pour transformer 95% de la population en zombies. Il y a tellement mieux à faire.

12 Commentaires


  1. cool l’article.

    pour dead island ? je me souviens plus la cause de l’infection je vais verifier.

  2. On peut remercier la Chine pour avoir essayé de cloisonner au mieux son pays…un peu plus que d’habitude 🙂

  3. Héhé… la résistance au virus zombificateur de left 4 dead expliqué par la rececivite d’un allèle lié à l’X.

    Interressant. Il faut donc que les 2 allèle soient mutés (celui du père et de la mere) pour que la résistance ait lieu. Sauf que les hommes n’ont qu’un X. Et oui on parle de la paire de chromosome sexuelle. Du coup les hommes n’ont besoin que d’une mutation pour être résistant, alors que les femmes doivent en avoir 2. Par conséquent les hommes devraient être plus nombreux à être résistant.
    Cohérent avec le fait que zoé se fait prendre en triple tous les soirs.

    Cependant, en génétique, un gain de fonction (ici l’apport d’une résistance à un virus) est (systématiquement?) Associée à une mutation dominante. Du coup, il ne suffit que d’une mutation pour avoir ce gain de fonction. Biologiquement, les femmes devraient donc avoir 2 fois plus de chance d’être résistantes puisqu’elles ont 2 X. De fait, Bill ne devrait plus savoir quoi faire de ses 10 doigts chaque soirs.

    Quelqu’un se devoue pour envoyer un mail à valve leur expliquant cette incohérence majeur de lore?

    Navré. Déformation ex professionnelle.

    Chouette article. Merci.

  4. La pire épidémie de l’histoire du FPS, ça reste celle de Soldier Of Fortune 2, qui nous force à écouter un PNJ random pendant une éternité en marchant dans des décors mornes.
    Une vraie plaie.

  5. Et l’épidémie de diarrhée qui poussent les joueurs à faire caca derrière des caisses, on en parle pas?

  6. Ce n’est pas un virus, c’est psychosomatique : la peur de voir leur e-penis diminuer leurs donne la chiasse.

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