Rainbow Six: Patriots a récemment été présenté à la presse. JV.com nous décrit un jeu formidable et innovateur en régurgitant tout le baratin marketing qu’on leur a fait rentrer dans le crâne à coup de petits fours et de Champagne, tandis que le filtre à bullshit de Kotaku leur a permis de rédiger une preview plus détaillée et surtout plus réfléchie.

Quand on fait le bilan, ce nouveau Rainbow Six risque d’être très semblable à R6: Vegas. La campagne proposera une aventure linéaire avec des scènes d’action où vous pourrez choisir plusieurs approches, indiquer à l’IA les cibles prioritaires et ainsi de suite. Pour se démarquer des précédents épisodes et dans l’espoir d’écouler un maximum d’exemplaires, Ubisoft semble s’être focalisé sur trois points :

  1. Plus d’histoire et de narration, et pour ce faire plus de scènes scriptées qui viendront ponctuer le jeu. On se doute que l’inspiration leur est venu du maître en la matière : CoD.
  2. Plus de sentiments, sacrebleu ! Et pour impliquer le joueur, Ubi n’hésite pas en faire des tonnes, quitte à tomber dans la caricature : que faire de ce brave policier qui s’apprêtait à fêter son anniversaire en famille et qui porte à présent une ceinture bourrée d’explosifs : allez-vous sacrifier sa vie pour éviter de mettre en péril celles de ces innocents enfants coincés dans un bus scolaires ?
  3. Et bien sûr, plus de gadgets pour rendre le jeu plus grand public. Adieux le lean et la fibre optique, bonjour le système de couverture à la troisième personne et le wallhack pour voir à travers les murs.

Histoire, sentiments et gameplay grand public : les trois piliers qui ont fait le succès du Rainbow Six de 1998.

Vous allez dire qu’on est pessimiste, mais depuis le temps qu’Ubisoft n’a pas sorti un bon FPS, il y a de quoi l’être. Toutes nos excuses aux 200 employés qui travaillent actuellement sur le jeu.