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Heavy Bullets est un FPS roguelike développé par Terri Vellmann qui a voulu faire une petite préparation pour l’événement 7DFPS et a fait naitre un prototype du jeu. Il a décidé de pousser le concept et le terminer. Devolver Digital l’a pris sous son aile et l’a édité. Heavy Bullets a fini par sortir en bêta le 27 Mars, puis sur Steam le 15 Mai sous statut d’accès anticipé au prix de 10€. Le jeu est proche de sa version finale, qui paraitra en Juillet, il ne reste plus que quelques équilibrages à faire selon Terri.

120mo à installer, le jeu se lance, tout est simple au possible. Une première partie est démarrée. Le contact est très agréable, le personnage qu’on contrôle est rapide, réactif et précis, tout est fluide. Heavy Bullets est locké à 60fps, mais c’est un chiffre constant qui ne devrait pas gêner grand monde. C’est direct et efficace, un plaisir à jouer. L’aspect assez coloré n’est pas violent et j’ai pu m’y habituer dès les premières minutes. Les premiers ennemis qui me font rapidement face, m’attendant patiemment dans les arènes et me fonçant dessus de manière assez prévisible dès qu’ils me voient ou m’entendent. Lorsqu’il y en a un proche, une musique se déclenche nous informant de leur proximité.[–SUITE–]

Pour les vaincre, on ne dispose que de six balles au départ, que l’on peut ramasser à terre après avoir fait feu. Vous en récupérerez d’autres lors de la partie ou en achèterez aux distributeurs qui sont nombreux dans les huit niveaux qui composent le jeu. Ces machines se décomptent en 3 types : les banques qui vous permettront de stocker de l’argent pour les parties futures, les pharmacies et les armureries qui seront votre principale source d’objets et de power-ups. Vous aurez souvent à faire des aller-retour pour vous soigner ou dépenser l’argent récupéré sur les monstres pour vous fortifier.

Mais la plupart des objets ne vous serviront à rien. Vous avez un emplacement d’inventaire, deux si vous avez un sac à dos. La place est comptée et vous n’embarquerez que ce qui est vraiment nécessaire. Une place pour les potions de soin, l’autre réservée à ce qui est efficace. Ca ne sert pas à grand chose de pouvoir temporairement courir plus vite, se téléporter ou attaquer au corps à corps quand il y a des roquettes qui nettoient une zone ou des « silver life » qui annulent les dégâts reçus. J’ai beau avoir voulu varier un peu, soit les objets reviennent à trop chers, soit ils sont totalement inintéressants. Il n’y a que certains power-up qu’on peut empiler à loisir qui ne posent pas de soucis, tel l’aimant à balles.

Vous progressez donc à travers les niveaux, puis vient la première morsure que vous fera cette saloperie de serpent, vous faisant sursauter comme un ressort au passage.

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Il y a un serpent dans cette image

Ces reptiles se cachent dans certaines fougères qui se trouvent au sol. Ils sont de la même couleur que cette flore et vous pénalisent d’un point de santé avec une probabilité de vous empoisonner dès que vous passez trop près. Ils vous forceront à avancer pas à pas, gâchant le potentiel de mouvement du personnage. Ils sont nombreux, vous attendant dans les coins, sur votre chemin, cachés par les plantes au sol. Obligation donc de progresser pas à pas. Même une fois qu’on a compris qu’ils se terraient que dans les gros groupes de fougères, il sont assez difficiles à repérer dans le bordel ambiant d’une arène.

Les premières morts viendront souvent au troisième niveau, mais ça c’est avant que vous découvrez l’objet totalement fumé nommé « Last Will ». Cet objet vous permettra à votre mort de transmettre ce que vous aviez à votre prochain personnage. Vous ferez donc en boucle les 3 premiers niveaux en mourant sans vous soucier, devenant de plus en plus riche et de mieux en mieux équipé au fur et à mesure. En une heure, j’ai ainsi réussi à obtenir 700$, une quarantaine de balle et une grosse dizaine de grenades. J’ai pu m’acheter tout ce que je voulais et rouler sur les 8 niveaux de Heavy Bullets sans soucis.

Mais je suis honnête, j’ai quand même refait une partie avec ma bite et mes balles d’acier sans toucher à la banque ni au « Last Will ». J’ai tristement constaté après avoir de nouveau violé le boss final qu’une fois avoir compris le jeu, il devient extrêmement facile. Les ennemis sont très prévisibles, ceux qui attaquent à distance sont immobiles sauf vers la fin lorsque vous êtes équipé comme un tank. Il n’y a aucun challenge et aucun intérêt à recommencer en boucle, votre compte en banque se remplissant de 5000$ chaque fois que vous terminez les huit niveaux, plus qu’il n’en faut pour acheter tout ce que vous voulez.

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Si seulement la vie était aussi facile

Le 6e et 7e niveau, en version 0.19. C’était ma 4e partie et j’y suis allé bourrin, upgradé à l’outrance

Roguelike main dans le slip

Bien que le jeu soit bien fini et direct dans ses commandes, il y a des défauts qui font que ça se joue trois ou quatre heures avant de se lasser. Heavy Bullets est d’une facilité déconcertante, il n’oppose jamais de résistance, même le boss final est vite plié en buvant 2 ou 3 potions. Il en a le potentiel, mais il ne demande pas du skill. C’est plus un stand de tir virtuel qu’un réel roguelike.

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