Annoncé il y a un peu moins d’un an Far Cry 5 a tenté de jouer la carte de la surprise et du renouveau avec notamment un nouveau décor, le Montana. Au travers des multiples teasers et autres vidéos décrivant le jeu, demeurait tout de même l’impression d’un énième Far Cry more of the same. Ubisoft prétend avoir pris le temps de revoir ses différentes franchises pour éviter cette répétitivité et vous souhaitez sans doute savoir, une bonne fois pour toutes, si ce Far Cry “5”vaut le coup.

Je t’ai déjà donné… la définition… que j’ai du mot… “folie”, hein ?

Reconnaissons le, Far Cry 5 est beau. Vraiment. La nature y est très bien représentée et il est très agréable de se balader dans les forêts, croisant parfois un ours ou un putois. Les effets de lumière et le brouillard notamment facilitent beaucoup l’immersion dans ce Montana. C’est par ailleurs agréable de parcourir enfin autre chose que la jungle. Y’a un petit côté Rambo vraiment pas désagréable. Le son n’est pas en reste dans ses moments d’accalmie et le sound design est particulièrement réussi. Un peu comme dans Assassin’s Creed Origins où Ubisoft a proposé un mode où aucun ennemi ou quête ne sont là pour vous déranger pour ainsi vous laisser admirer tranquillement les somptueux décors égyptiens, on souhaiterait parfois la même chose dans ce Far Cry. D’autant plus que le jeu est très bien optimisé et tourne en 1920×1080 TAF sur un i7 3770k, une 980ti et 16gb.

Mais ce foutu jeu ne vous laissera pas peinard profiter de son seul véritable intérêt. L’histoire viendra sans cesse interrompre vos balades avec la délicatesse d’un Trump parlant féminisme. C’est presque un viol narratif tellement les cinématiques arrivent de manière impromptue. Vous recevrez régulièrement des messages vocaux du méchant très méchant et suite à ça vous serez “pourchassé” par ses sbires. En réalité ils vous tomberont dessus quasi immédiatement, sans aucune forme de subtilité, pour pouvoir vous imposer leurs cinématiques barbantes. Et si, comme moi, vous tentez de vous mettre à l’abri, en plein milieu d’un lac par exemple, le jeu n’y va pas par quatre chemins : fléchette soporifique venue de nulle part et bam ! Cinématique. C’est bien une des seules nouveautés marquantes de l’aventure. Tout ça pour un scénario toujours aussi niais et mal écrit qui n’ose rien, surtout pas prendre de risque. 

Voilà… ce qu’est… La folie

Hormis cette innovation dont on se serait volontiers passé le reste est conforme à la charte Ubisoft. Des infos apparaissent à l’écran toutes les minutes. Votre radio/téléphone est inondé de messages vocaux inintéressants et mal joués. Le HUD est, lui aussi, hyper envahissant comme d’habitude, même si entièrement modifiable et désactivable. Vous aurez tôt fait de virer le marquage des ennemis, qui se transforme désormais en wall hack total quand vous en êtes à proximité. Pour les autres marqueurs vous serez probablement parfois obligé de les laisser affichés, certaines régions étant malheureusement trop génériques pour se repérer correctement. Une fois une région libérée – c’est plutôt vous qui serez soulagé de ne plus croiser tous les 10m un barrage routier, une prise d’otage ou un PNJ quelconque qui a besoin de votre aide – vous pourrez toujours désactiver toute l’interface et vous balader à peu près tranquillement, l’exploration étant bien récompensée la plupart du temps. Les caches de survivaliste en sont un bon exemple et proposent quelques phases intéressantes qui rappellent les courses d’orientation, voire un côté énigme bienvenu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les ennemis sont toujours aussi cons et se jettent sur vous comme un prolo sur un pot de Nutella à 2€, ou se mettent à l’abris en laissant juste dépasser leur tête. Heureusement qu’en difficile vous mourez en seulement quelques balles, augmentant ainsi l’intérêt des combats. Ubisoft semble avoir accru leur distance de vue ce qui changera sûrement votre approche au départ, mais vous finirez par rouler sur les camps passé quelques heures. Je vous recommande de varier vos approches pour varier vos plaisirs. Il n’y a rien à gagner à ne faire que de l’infiltration. Et de toute façon elle est nettement moins attirante que dans le passé.

Rien de bien nouveau du côté des armes non plus. Les mêmes, avec les mêmes améliorations et des sensations pas extraordinaires. Même les véhicules ne sont que des variations des modèles précédents. Mention spéciale aux bateaux et aux quad, les mêmes depuis Far Cry 3…

FarCry Arcade : l’éditeur de niveau
Pendant la promo, Ubisoft a également beaucoup  mis avant son éditeur de niveau : Farcry Arcade. Mais, toujours dans la subtilité, ça continue dans le jeu puisqu’on vous invite sans arrêt à le lancer. On peut le lancer sans être dans le jeu et il est relativement intuitif. Mais vous attendez pas à pouvoir proposer un Battle Royale avec non plus. La taille des niveaux est limitée, les modes de jeu aussi. En gros vous pouvez y créer des petits niveaux pour y faire de l’assaut, du match à mort en équipe, etc. Il commence déjà à y avoir quelques cartes sympathiques, gageons qu’au fil du temps on pourra y trouver quelques perles.

Comme dans les autres jeux de la série vous pourrez acquérir ou augmenter certaines compétences, ce qui est surtout là pour vous pousser à la collectionnite et étirer artificiellement la durée de vie. Dans le lot vous pourrez débloquer des acolytes qui vous fileront un coup de main dans les batailles et à qui vous pouvez donner des ordres basiques. Le mec qui pilote un avion et peut larguer des bombes, la ninja et son arc, la snipeuse, et même des animaux. Autre nouveauté donc mais qui ne bouleversera pas votre expérience. Voyez plus ça comme un mode coop pour les sans amis et avec des partenaires parfois débiles. D’autant plus qu’il faudra vous farcir leurs dialogues et leurs remarques omniprésentes et inutiles. Raison de plus pour n’utiliser que vos amies les bêtes si vous souhaitez de l’aide.

Pour ne pas changer non plus, vous devrez libérer des camps sur la carte pour, petit à petit, pacifier une région. Un peu plus variés que dans les précédents opus, c’est un poil moins répétitif. Ou pas. A chaque camp libéré – ou via certaines quêtes principales/secondaires – une jauge de l’état de la région se remplit. Une fois pleine vous débloquez la mission où vous affronterez un des membres de la famille de consanguins qui fait office de méchant de l’histoire. Répétez ça trois fois, mélangez, secouez et vous pourrez affronter le boss final, plié en moins de 5 min (maladroitement inspiré de The Sorrow dans MGS3 – pour les connaisseurs). Ça ouvre au moins la possibilité d’enfin parcourir la carte plus paisiblement.

Sans pouvoir totalement s’extraire de la quête principale qui viendra sans arrêt se rappeler à vous, vous pourrez aussi participer à plein d’autres activités et quêtes annexes sans que cela renouvelle fondamentalement la recette. Quand ça ne sent pas le réchauffé, ça sent le fait à la va vite. La chasse ou la pêche par exemple n’apportent absolument rien, sont même parfois des expériences frustrantes, ce qui est bien dommage dans un décor aussi réussi. Sans parler de la conduite toujours aussi dirigiste. Une fois que vous aurez acquis un hélicoptère vous n’emprunterez plus de véhicules terrestres – sauf quand on vous y forcera dans des séquences de railshooting. Il y a bien quelques courses proposées ça et là mais vu les sensations héritées de The Crew ou Steep ça n’amuse pas longtemps. Et puis c’était déjà là aussi …

Non vraiment, en dehors de l’emballage, c’est définitivement la même chose. Comptez 20h pour en faire le tour en prenant le temps de visiter toute la carte et de participer à des quêtes annexes. Sinon la campagne principale vous prendra une petite dizaine d’heures. Insipide, hésitant entre l’arcade fun et décalée et la fable moraliste qui se prend peut-être trop au sérieux.

Oh, toi non plus tu n’as pas changé :

Alors oui, on oublie les tours à grimper (y’en a quand même) et le crafting lourdingue (y’en aussi). Mais, même  si Ubisoft se permet une blague “I know what you’re thinking about, I’m not gonna have you climbin ‘towers all over the country for me” en tout début de partie – probablement pour répondre à ce genre de critique – les travers de la série vous reviennent vite en pleine face. Combats basiques, répétitivité vite atteinte, scénario nul, vous connaissez déjà bien la formule qui n’a pas changé depuis plus de 5 ans. Si, par miracle, vous n’êtes toujours pas lassé par Far Cry vous aimerez certainement cet épisode, finalement trop semblable aux autres. Pour les dalleux en manque de FPS attendez que son prix baisse et vous pourrez vous défouler sur les camps ou défoncer des grizzlis en jeep. Les autres, vous pouvez passer votre chemin, Ubisoft nous a menti.

39 Commentaires


  1. Le but d’un test est une aide à l’achat.

    lol.

    Arrêtez d’essayer de trancher de toute façon: rien que le fait que le test ai été publié le 1er Avril sur NoFrag, ça en dit long non…

  2. PimpC
    Il doit être possible de critiquer Nofrag par rapport à ses propres objectifs. Un test d’un jeu au moment du pic de demande pour des aides à l’achat (à sa sortie) est bien une aide à l’achat. Ce n’est pas toi, moi ou Nofrag qui en décidons, c’est le réel.

    Ceci dit effectivement un site qui ne voudrait pas mettre le doigt la dedans pourrait faire des revues un an plus tard et tournées vers les lecteurs qui y ont joué. C’est ce que font certains sites cinéphiles. Ce n’est pas ce que fait Nofrag et franchement, c’est un peu dérisoire de prétendre qu’un test Nofrag n’a aucune influence sur nos décisions d’achat. Je n’aime pas casser les rèves des petits enfants alors si ça vous fait plaisir de croire qu’un test sur un jeu candidat à l’achat pour vous n’a pas d’influence dans votre processus de décision, tant mieux pour vous hein!

    Je m’adressais à La rédaction de Nofrag qui se comporte à l’occasion de façon plus adulte que le reste de la presse. J’ai donc un espoir raisonnable que l’argument soit entendu, à défaut de trouver leur accord.

  3. @PimpC
    Il doit être possible de critiquer Nofrag par rapport à ses propres objectifs. Un test d’un jeu au moment du pic de demande pour des aides à l’achat (à sa sortie) est bien une aide à l’achat. Ce n’est pas toi, moi ou Nofrag qui en décidons, c’est le réel. […]c’est un peu dérisoire de prétendre qu’un test Nofrag n’a aucune influence sur nos décisions d’achat.

    Je pense pouvoir dire que notre seul objectif est de dire ce que l’on pense. On est pas portés par la volonté de profit, ni par celle de fournir un service public d’information. Si t’as besoin d’une aide à l’achat pour devenir un consommateur responsable, va lire d’autres papiers et ne te limite pas à une seule source d’information, exerce ton esprit critique. On est pas en Iran, NoFrag c’est pas l’ayatollah du jeu vidéo.

  4. Far Cry 2 vs FC5. Cela se passe de commentaire : https://www.youtube.com/watch?v=FCeEvQ68jY8

    Là, pour le coup…le “c’était mieux avant” prend clairement du sens… Les jeux Ubisoft sont le contraire du bon vin, plus le temps avance et plus ils deviennent nuls dans tout les domaines, une prouesse en somme…

  5. Far Cry 2 vs FC5. Cela se passe de commentaire : https://www.youtube.com/watch?v=FCeEvQ68jY8

    Là, pour le coup…le “c’était mieux avant” prend clairement du sens… Les jeux Ubisoft sont le contraire du bon vin, plus le temps avance et plus ils deviennent nuls dans tout les domaines, une prouesse en somme…

    Les flammes de FC2 c’était marrant, mais c’était vite injouable. Alors sachant que maintenant on a des compagnons d’arme pyromane…

    Après ouais, il n’y a pas autant de détails à la con dans FC5 (j’adorais tirer comme un con sur les ventilos dans FC2), et ça fait mal de voir l’écart du soin attribué à ces détails en 10 ans.
    Mais au final ce sont des détails qui n’affectent pas le gameplay, à côté de ça on a plus à se faire chier aussi connement pour débloquer des armes, on a plus d’avant poste de merde qui bloque la route tous les 500m, plus d’armes à la con qui s’enrayent après 4 balles, etc.

    Au final mis bout à bout je m’amuse beaucoup plus sur FC5 que FC2 que je n’ai jamais terminé car je le trouvais emmerdant.

  6. Surtout que ce sont des jeux avec des intentions très opposées. Le 2 était une réponse directe à Far Cry premier du nom, pousser le coté “tech demo” à fond, en renforçant le coté mil-sim réaliste et hardcore. Beaucoup de mécaniques ont vieillie mais il est pour moi vastement supérieur au 1, qui lui a vraiment vieilli dans son ensemble, avec un second acte qui se pète la gueule, et ne fait plus le poids aujourd’hui (et même contre des FPS de 2004, année de sa sortie). Par contre dès le troisième opus, le genre de jeu passe plus proche d’un Saints Row, c’est un défouloir sandbox complètement débile et assumé. Plus aucun intérêt d’avoir autant de détails dans le gameplay, ou différemment.

    Crowbcat est aussi connu pour “omettre” des détails pour faire ressortir les différences, par exemple dans sa vidéo de FC5, il y a des travers, mais pas avec toutes les armes et pas sur toutes les surfaces, simplement parce que l’expérience de base est faite pour être jouée avec le “wallhack” des jumelles, et donc le joueur serait surpuissant si il pouvait tuer à travers toutes les parois, en voyant l’ennemi. Pareil pour le feu qu’il montre comme moins avancé, alors qu’il y a eu un gros boulot sur les intérieurs, sur les tours de guet en bois qui sont complètement noircies et vides après que le feu est pris.

  7. Crowbcat est aussi connu pour “omettre” des détails pour faire ressortir les différences, par exemple dans sa vidéo de FC5, il y a des travers, mais pas avec toutes les armes et pas sur toutes les surfaces, simplement parce que l’expérience de base est faite pour être jouée avec le “wallhack” des jumelles, et donc le joueur serait surpuissant si il pouvait tuer à travers toutes les parois, en voyant l’ennemi. Pareil pour le feu qu’il montre comme moins avancé, alors qu’il y a eu un gros boulot sur les intérieurs, sur les tours de guet en bois qui sont complètement noircies et vides après que le feu est pris.

    En psychologie on appelle ça le biais de confirmation, notamment prépondérant dans les religions (paradoxal vu le sujet “traité” dans FC5), où l’on va accorder plus de poids aux hypothèses/études allant dans le sens de notre opinion (en omettant par exemple la gestion améliorée des reflets, l’amélioration globale de la gestion de la lumière, l’amélioration de l’IA, …). Ca permet de mettre en avant certains éléments pour discréditer une idée globale qui n’est pourtant pas composée uniquement de cet élément.
    Après même en mettant ça de côté, FC2 avait certainement plus le soucis du détail, mais comme tu le dis il y a une différence entre vouloir faire une démo et vouloir offrir une expérience de jeu agréable (en l’occurence un défouloir, même si ça ne plaît pas à tlm). Je passais mon temps sur FC2 à faire le con avec le feu ou avec les éléments du décor (ventilo, barricade, arbustes, …), mais au final le jeu ne m’a pas accroché suffisamment pour que j’y passe plus de 10h : je n’en garde pas un bon souvenir.

  8. C’est pas faux (même si à l’inverse j’ai adoré le 2, les avants-postes se dégommer en 5sec): mais coucher les herbes/buissons dans PUBG serait pas mal par exemple (joueurs et voitures).

  9. Far Cry 2 vs FC5. Cela se passe de commentaire : https://www.youtube.com/watch?v=FCeEvQ68jY8

    Là, pour le coup…le “c’était mieux avant” prend clairement du sens… Les jeux Ubisoft sont le contraire du bon vin, plus le temps avance et plus ils deviennent nuls dans tout les domaines, une prouesse en somme…

    FC2, j’en garde le souvenir que mon frère avait ramené le jeu le lendemain de son achat et n’avait jamais été aussi dégouté d’un jeu vidéo. Il y a des détails plus soignés que dans le 5 mais soyons honnêtes avec nous même, ce n’est pas l’épisode le plus controversé de la saga pour rien même si je lui reconnais plein d’apport positifs comme la gestion du feu, à l’origine, le type qui en a la charge ne devait y passer que quelques mois pour finalement y consacrer près d’un an, ils se sont amusés à augmenter la limite du feu au maximum et ça a tuer toute les NPC de la map, j’aurais bien aimé voir ça!

  10. Je n’aime pas casser les rèves des petits enfants alors si ça vous entendu, à défaut de trouver leur accord.

    Oui bon tu m’étonnes que personne ne te supporte, on prend le temps de te répondre là où certains ont drop dès ton premier message, en conclusion on a le droit d’être traités de gamins en plein rêve…

    Franchement on va faire simple: t’aimes pas tu lis pas.

  11. PimpC

    t’aimes pas tu lis pas.

    Et bien non, je lis aussi des articles Nofrag sur des jeux/sujets qui ne sont à priori pas à mon gout pour :
    1) Y trouver le ton caustique ou la blagounette qui me fera marrer (comme je le précise plus bas)
    2) Par simple curiosité, pour justement combler un vide culturel, pour ne pas rester cantonné dans mes habitudes.
    Et puis… Même si je me connais bien maintenant, mes goûts peuvent encore changer. Alors comment savoir si je n’aime pas si je ne lis pas ? Je dois me renseigner, donc lire ou essayer, pour me faire une idée et peut-être même déterminer si je vais aimer ou pas.

    Donc ce n’est pas si simple et pour une fois je trouve que cet (éternel) débat a vu émerger ici, en l’espace d’une trentaine decommentaires, quelques arguments bien ciselés. Qu’est-ce que j’aime ce site pour ça !

    kirthgersen, ElTyranos et PimpC
    Je pense que Kirthgersen apporte un bon point en disant:

    un test d’un jeu au moment du pic de demande pour des aides à l’achat est bien une aide à l’achat. Ce n’est pas toi, moi ou NoFrag qui en décidons, c’est le réel.

    Si je me pose simplement la question : pourquoi je visite NoFrag tous les jours maintenant et surtout pourquoi je visite ce site depuis… 17 ans ? Et bien pour ma part c’est assez clair, même si ce n’est pas ce qui motive en premier ma connexion au site, trouver le prochain jeu auquel je vais jouer, donc l’aide à l’achat, en est bel et bien une raison.
    Premièrement, je viens d’abord pour ce ton libéré et sarcastique, les remarques bien senties et directes, cet humour qui me fait marrer. Car cet ensemble force à lire entre les lignes pour dénicher ce que je viens chercher en second lieu : « la perle NoFrag » c’est-à-dire le jeu, le mod, le patch (à l’époque, même le matos) qui, loin d’être une perle, aura juste eu l’honneur de… se faire un peu moins lyncher que les autres ou de simplement finir dans le bac à bon-plans. Je me fous des notes attribuées au jeux. Je me dis qu’un jeu qui se prend qu’un « bof » sur NoFrag doit être du coup foutrement excellent ! Ça ne veut pas dire que je vais l’acheter immédiatement. Mais il y a de forte chance que, par contraste, « le ton NoFrag » fasse sortir ce jeu du lot à mes yeux et qu’il finisse au moins dans ma liste de souhaits Steam, par exemple. Le « ton NoFrag » m’aide donc à classer mes potentiels achats par priorité.

    Quand ElTyranos souligne

    que leur seul objectif est de dire ce que l’on pense sans être portés par la volonté de profit, ni par celle de fournir un service public d’information

    c’est parfaitement résumer la ligne éditoriale de NoFrag. C’est exactement cela et je te rassure ElTyranos, c’est ce qui transparait lorsqu’on vous lit.

    Quand tu dis

    exerce ton esprit critique. On est pas en Iran, NoFrag c’est pas l’ayatollah du jeu vidéo

    encore une fois, on peut nuancer cela. Vous n’êtes peut-être pas l’ayatollah du jeu vidéo mais mon esprit critique a mené à ce que je vous lise encore et plus souvent que d’autre sites. Comme vos remarques se sont révélées proches de ce que j’ai pu me faire comme commentaires pour un peu plus de 50% des jeux auquel j’ai joué, ce qui est déjà pas mal, je me dis que vous pouvez me faire économiser quelques deniers en m’évitant de les dépenser dans un jeu inodore et sans saveur.

    (A propos de saveur, voici une autre formulation. Je sais ce que j’aime dans la gastronomie française et je cherche un nouveau resto pour ce weekend. Je vais m’en référer à des critiques /testeurs /commentateurs pour orienter mon choix tout en sachant pertinemment que mes goûts ne seront pas forcement les mêmes que celui/celle que je lis ou écoute. Pour autant, dans l’optique de ne pas balancer de l’argent par la fenêtre, je vais aller en priorité dans le resto qui aura reçu le plus d’éloges. Si au fil du temps je m’aperçois qu’en prime il y a toujours ce même critique /testeur /commentateur qui est lié à mes choix car je partage visiblement un certain nombre de ses avis, je vais simplement plus m’emmerder à exercer mon esprit critique pour cette tache non vitale et consulter d’abord cette personne-là !)

    Il est pour moi tout à fait certain vous contribuez à orienter nos envies vidéoludiques ! Il y a aide à l’achat, que vous le vouliez ou non. C’est le contexte, le profil du lecteur qui veut ça. Finalement, c’est le lecteur qui décidera si « test », « critique » ou « point de vue » est la terminologie qui sied le mieux à l’article qu’il vient de lire.

    Vous nous manipulez !!! Putain ! Je viens de comPR… PAN !

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