La semaine dernière, Ion Fury, le dernier FPS édité par 3D Realms, a été pris en grippe par quelques joueurs ayant découvert des blagues de beaufs qui penchent vers l’homophobie dans le jeu. Par exemple, le mot “fagbag” a été découvert derrière un mur en utilisant un cheat noclip tandis qu’un flacon parodiait la marque de soins de la peau Olay, renommée pour l’occasion “Ogay”.

Dans un premier temps, développeur et éditeur semblent avoir fait profil bas, en présentant excuses, promesse de don à une association LGBT mais aussi celle de sortir un correctif pour les éléments mis en cause. Cette réponse a entraîné un review bombing sur Steam, à l’ampleur plutôt modérée, issu de certains joueurs n’approuvant pas l’acte de contrition de 3D Realms et Voidpoint.

Aujourd’hui, dans un billet publié sur Steam, éditeur et développeur ont visiblement changé d’avis, au moins concernant les éléments contenus dans Ion Fury : ils affirment ne pas avoir l’intention de les censurer et laissent entendre qu’ils ne s’interdiront pas d’inclure d’autres morceaux d’humour douteux dans leurs prochains jeux.

8 Commentaires


  1. A mon tour de me répéter:
    Triste monde, si on peut même plus rire des payday… heureusement qu’il reste les belges !
    Les mecs qui râlent, pour un oui ou pour un non, manquent clairement de second degré et prennent [homo] la moindre blague graveleuse pour monter au filet de l’indignation, porté par cette poubelle de twitter. Espérerant ainsi un quart d’heure de gloire et se paluchant sur des RT.
    Qu’on laisse les auteurs maîtres de leurs oeuvres.

  2. C’est bien qu’ils ne cèdent pas à la pression de quelques débiles en quête de moulins à vent.
    Comme d’habitude, les réseaux sociaux prospèrent en soutenant et surexposant les antagonismes et la pensée unique. Et comme d’habitude, l’amalgame est fait entre humour qui n’est pas forcément du goût de tout le monde, et les idées rétrogrades .
    Pour reprendre un des meilleurs humoristes: “Peut on rire de tout? Oui, mais pas avec tout le monde”.
    Ne rions pas avec ces abrutis et reviewbombons nous aussi tous les titres gangrénés par le purplewashing et le pinkwashing qui n’ont pour seule ambition que de se donner une image proprette et à qui ça ne pose en revanche aucun problème de manipuler les plus jeunes et vulnérables avec leurs machines à sous virtuelles.

  3. La réponse de 3DRealms ne veut vraiment rien dire :

    “Jokes at the expense of marginalized communities will not be present in future games published by 3D Realms. However, a portion of our community made it loud and clear they felt removing ‘Ogay’ was censorship and should be protected by free speech. Voidpoint wanted to listen and we respected this decision.”

    On censurera les prochains jeux, mais pas celui là, parce que euh…

    Entre les flacons “ogay” et le nom “ion maiden”, les développeurs ne doivent vraiment pas être très malins. Ils payent leur idiotie.

  4. Dans les deux cas, ils font de râleurs, ils sont coincés. Pour le texte caché de Ion Fury, je pense que c’est un truc qui est passé en prod par accidents. C’est plus du rattrapage de connerie que de la censure. La bouteille par contre, c’était marrant, et si elle avait été la seule blague homophobe, la pillule aurait été plus facile à faire passer.

  5. Pour coller au ton de la news, je pense qu’un suppositoire aurait été de meilleur aloi qu’une pilule, dans ton commentaire @Rom1

  6. Autant les “blagues” du jeu sont débiles, autant ça valait pas le foin que ça a causé…

    Bref, tout le monde a eu l’air couillon dans l’affaire, je trouve

  7. Le “Ogay” c’est un jeu de mot osef.
    Mais l’autre phrase c’est quoi ? C’est genre “ahhh t’as trouvé un secret gros pédé lol mdr bruit de fanfare bidon” ?

  8. Déjà que le jeu donnait pas envie
    Mais j’aime bien comme ce genre d’affaires permet à certain de se lâcher niveau homophobie, ça fait le tri

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