Le point sur Generation Zero et une bêta le 17 octobre

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Avalanche Studios a eu l’occasion, lors d’un récent stream, de montrer un peu plus son prochain jeu, Generation Zero, et de répondre aux questions des spectateurs. Après avoir maté cette heure et demi de stream j’ai tenté de vous faire un récapitulatif des informations qu’on pouvait y trouver. Pas de quoi, évidemment, se faire un avis définitif.

Tout d’abord le jeu est développé par une petite équipe de 30 personnes. Des vétérans de l’industrie ou du studio mais aussi de nouvelles recrues, fraîchement sorties d’écoles. Cette équipe estime avoir beaucoup de liberté et peu de pression (hormis budgétaire) car le jeu est auto-produit par Avalanche Studios.  Rappelons que jusqu’à maintenant, seul The Hunter: Call of the wild a été auto-publié par le studio qui a, sinon, travaillé avec Eidos (Just Cause 1 & 2), Square Enix (Just Cause 3 & 4), Warner Bros (Mad Max) et Bethesda en parallèle avec Id Software pour le prochain Rage 2.

À propos de la bêta, elle aura lieu du 17 octobre au 21 octobre sur Steam (Pc) et Xbox One. Il est encore temps de s’y inscrire (ici) si vous lisez cet article avant le 30 septembre 2018. Environ 1000 joueurs devraient y avoir accès, une estimation largement suffisante d’après le community manager. Pour cette bêta vous n’aurez accès qu’à une portion de la map finale.

Le jeu se présente comme un monde-ouvert jouable en solo offline ou jusqu’à 4 joueurs en coopération en ligne. Un monde post-apocalyptique même si les développeurs préfèrent parler de day after dans le sens où l’apocalypse vient tout juste d’arriver en opposition à Fallout ou autre Stalker où elle s’y est installée depuis longtemps. Vos coéquipiers pourront vous rejoindre à n’importe quel moment de votre partie et vice versa. Monde-ouvert ne rimera pas pour autant avec survival et vous n’aurez pas à vous alimenter, boire, etc. Ouf ! Pas de bâtiments à construire non plus et donc pas d’arbres à couper. Re-ouf ! Au passage, la carte sera entièrement disponible dès le début du jeu. La survie fait plus écho ici à l’hostilité des machines qui rôderont sur la carte, seuls NPCs du jeu, ce dernier étant vide de tout animaux ou autre être humain. Cela dit, la difficulté du jeu n’évoluera pas en fonction du nombre de joueurs mais elle sera répartie par zones, plus ou moins fournies en machines agressives et plus ou moins dangereuses.

Le studio a également prévu une histoire qui vous fera vous balader et découvrir la carte mais ne signera cependant pas la fin du jeu une fois terminée. D’autres activités, sans qu’on sache encore trop lesquelles, devraient vous occuper. Sous couvert de ne pas trop dévoiler l’intrigue, les développeurs retiennent des informations et je ne peux m’empêcher de m’interroger sur l’intérêt du but du jeu. Une sorte de Left 4 Dead en monde ouvert ? La boucle de gameplay risque d’être rapidement ennuyeuse s’il ne s’agit que d’une course à l’équipement pour chasser des machines de plus en plus puissantes. Pas de PvP prévu ni d’autres animaux à dépouiller soit dit en passant. D’ailleurs, le loot sera instancié ce qui vous évitera de vous faire piquer un objet parce que votre camarade a couru plus vite que vous jusqu’à une carcasse à fouiller. Oui, parce qu’il y aura du loot, beaucoup de loot apparemment. Et il ne s’agira pas uniquement de cosmétiques. Certains éléments vestimentaires améliorant vos compétences, comme, par exemple, ces magnifiques sneakers qui vous feront courir plus vite et plus longtemps.

Parlons des objets justement. Il y aura pléthore d’armes et d’équipements à y attacher, tous d’époques (le jeu se déroule dans la Suède des années 80). Tous ces éléments auront des niveaux de qualité ce qui vous permettra de faire évoluer vos armes et accessoires au fur et à mesure de votre avancement. Ces niveaux affectent, par exemple, les capacités des armes comme leur portée, leur recul, etc. Elles ne proposeront pas de gestion de la pénétration, mais une balistique semi-réaliste. Un skill-tree est également présent, séparé en combat, support, survie, et tech. Il n’est pas encore définitif mais il a déjà été fait mention de capacités impactant le recul des armes, etc. Vous ne pourrez pas, en revanche, atteindre le niveau maximum de chaque branche.

Concernant le cœur du jeu, les combats, les développeurs ne cessent de répéter pendant le stream que la difficulté est volontairement réglée sur “facile” et que les ennemis seront au final bien plus coriaces. Dans la deuxième partie de la vidéo le niveau semble en effet un peu plus élevé mais toujours rien d’insurmontable. Pourtant un travail intéressant semble avoir été effectué sur ce point. Les machines seront souvent équipées par différentes pièces d’armures protégeant leurs points sensibles. Si vous voulez, par exemple, atteindre leurs capteurs pour les empêcher de vous repérer, il faudra d’abord détruire la plaque qui protège ces derniers. Mais vous pourrez aussi viser une autre pièce pour ensuite éventuellement récupérer ces capteurs et vous en équiper. Une mécanique intéressante et prometteuse. Ou vous pourrez aussi détruire toutes les sources de lumières et vous retrouver dissimulé dans le noir. Sauf si les machines possèdent une vision nocturne. Effectivement ces dernières auront des variantes, certaines avec un détecteur de chaleur, d’autres avec un lance-roquettes, etc. De quoi varier les plaisirs et les modifications. Vous pourrez de même détruire un générateur électrique dont l’explosion immobilisera temporairement vos ennemis, ou une voiture – aucune n’étant pilotable malheureusement – qui infligera des dégâts. Ou alertera les adversaires alentours. Une gestion dynamique de la météo continuera d’ajouter encore un peu plus de variétés dans vos approches, les machines pouvant avoir du mal à vous repérer par temps de pluie, etc. Pas d’inquiétude toutefois, des safe-housse sont disséminées sur la carte et vous permettront de réapparaître en cas de décès et d’effectuer des voyages rapides. Sinon vos coéquipiers pourront toujours vous réanimer.

Pour terminer, les développeurs précisent qu’ils continueront d’ajouter du contenu et de suivre le jeu une fois qu’il sera sorti en fonction du retour des joueurs. Ils évoquent notamment de possibles DLCs. Il n’y aura pas de micro-transactions, ni de caisses à débloquer avec de l’argent ou autre. Pas de modding prévu non plus. Le jeu tourne sur l’Apex Engine, le moteur maison du studio et n’est graphiquement pas vraiment époustouflant.

Conclusion

Generation Zero, passé sa caractéristique principale (des combats contre des machines) et sa direction artistique (IKEA dans les années 80), ne suscite pas vraiment l’intérêt pour l’instant. On sent comme un parfum de Sea of Thieves où, après avoir développé un univers intéressant, les développeurs vont peiner à y retenir les joueurs. La faute à un manque de fonctionnalités attrayantes et assez variées. Le studio a une indéniable expertise dans le monde-ouvert mais si on pouvait aussi prendre plaisir à y retourner ça serait encore mieux. Il reste cela dit encore suffisamment de temps à l’équipe d’Avalanche Studios pour peaufiner son jeu, prévu pour 2019 pour PC, PS4 et Xbox One.

3 Commentaires


  1. Ils ont aussi auto-publié The Hunter: Primal (mais je comprends que tout le monde l’ai oublié).

  2. Et theHunter. Enfin, à l’origine il était publié par Emote Games mais Avalanche a racheté les droits au bout d’un an.

    (à part ça ils ont aussi travaillé avec Sega pour Renegade Ops)

  3. ” Le jeu tourne sur l’Apex Engine, le moteur maison du studio et n’est graphiquement pas vraiment époustouflant.”

    Si tu joues un peu sur The hunter le moteur est bon voir meilleur que certains en optimisation par contre leurs modèle 3d de personnage sont pas terrible ,pour le reste effectivement pour l’instant le gameplay semble un peu simple mais bon cela change des zombies.

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