La semaine dernière, NoFrag a été convié par Bethesda pour participer à la présentation presse de Deathloop. L’événement était divisé en deux parties : une vidéo d’une phase de gameplay « complète » (c’est à dire, pas charcutée par le marketing) et des questions-réponses avec Dinga Bakaba et Sébastien Mitton, respectivement game director et art director du studio Arkane Lyon. Si vous avez lu notre article du mois de mars, vous savez déjà pratiquement tout. Ces deux heures nous ont permis de valider certaines suppositions et ont ajouté quelques précisions.
Pour rappel, Deathloop permet d’incarner Colt, un personnage amnésique qui est bloqué dans une boucle temporelle. Pour parvenir à en sortir, il doit tuer huit cibles, les Visionnaires, dans la même journée. L’une d’entre elles a pour but de traquer et tuer Colt, et peut être incarnée par un vrai joueur.
La séquence de gameplay commençait par le tout début du jeu : on se réveille au bord de la plage, à proximité d’une sorte de base qui permet de faire évoluer ses pouvoirs et ses armes, et sans doute de choisir le lieu et la période dans lesquels on souhaite jouer. La sélection des objectifs se fait n’importe quand, un peu à la manière des quêtes d’un Skyrim, d’après Dinga Bakaba. Du côté du gameplay, bien que tout était joué à la manette, cela semble assez dynamique et laisse présager du meilleur avec les saints outils de la Master Race. Les armes semblent avoir un bon feeling, en particulier la carabine/shotgun avec ses cartouches en verre.
Décrit déjà plusieurs fois, l’un des premiers pouvoirs permet de revivre deux fois avant de reboucler si l’on se fait tuer. Ce que l’on sait maintenant, c’est qu’il est préférable de retourner sur son cadavre pour récupérer les espèces de points que l’on gagne en tuant des éternalistes, les ennemis de base de Deathloop. Ceux-ci permettent de faire évoluer les armes et pouvoirs. Plus loin dans la vidéo, on a pu voir quelques manières de récupérer des infos pour les utiliser à un autre moment : on écoute une conversation, ou on trouve un document qui indique la combinaison d’un coffre, etc. Tout est fait pour accumuler des indices, ouvrir de nouvelles possibilités, et donc ne pas refaire sans cesse la même chose.
Il n’y a pas de doute, Deathloop est très clairement orienté action. À l’opposé d’un Dishonored où la discrétion est encouragée, ici tout pousse à faire de bons gros massacres. L’arsenal semble plutôt conséquent : il y a des pistolets, des fusils, un genre d’auto-shotgun, une tourelle, des grenades… Un point accentué par la présence de distributeurs de munitions gratuites disposées dans les niveaux. Et c’est, pour le coup, un peu plus facile à marketer auprès des Jean-CoD, car on peut montrer de belles séquences de shotgun à répétition. C’est peut-être aussi pour éviter la frustration du joueur quand il reboucle une énième fois afin de trouver la bonne combinaison de paramètres pour tuer ses cibles. Un point reste cependant étrange : les corps des ennemis tués disparaissent au bout d’une ou deux secondes. Cela ne semble pas être pour rendre le jeu moins violent, car les assassinats à la machette sont plutôt gores. Est-ce plutôt pour le rendre plus accessible, et insister sur l’absence de conséquence dans la boucle temporelle ?
Pour les pouvoirs, on peut lister la télékinésie pour envoyer valser ses ennemis, la téléportation, lier des ennemis pour les tuer à la chaîne, l’invisibilité, le mode berserk et sans doute la possibilité de se déguiser comme un éternaliste, puisqu’il s’agit du pouvoir de Juliana, la Némésis du héro. « Déjà vu« , diront certains, puisqu’ils sont en partie présents dans Dishonored.
En parlant de Juliana, la jouer permettra – en plus de pourrir la partie d’un autre joueur, dixit Dinga – de débloquer des skins pour elle et Colt, youpi. Heureusement, on pourra choisir de désactiver « l’invasion », ou de la restreindre à ses amis. Enfin, une info qui a son importance, il ne sera PAS obligatoire d’avoir accès à l’internet pour jouer au solo.
En résumé, Deathloop semble être un Dishonored en plus accessible, pensé pour frustrer le moins possible les joueurs, malgré le système de boucles temporelles. Si on a désormais une vision plus claire de ce que sera le jeu, quelques questions restent tout de même en suspens. On travaille activement à décrocher une interview avec Arkane, on vous tient au courant.
Si vous voulez voir de nouveaux morceaux de gameplay, allez faire un tour chez l’un de nos confrères, comme Gamespot par exemple :
Deathloop est prévu pour le 14 septembre 2021 sur Steam et Bethesda.net.













Eh bien moi je dis que ça sent plutôt bon cette affaire là.
Par contre ça ne plaira pas à tout le monde.
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