ARK: Extinction : la fin de la saga ARK ?

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La dernière extension pour Ark: Survival Evolved vient de sortir aujourd’hui sur PC – et le 13 novembre sur PS4 et Xbox One – et elle marque la fin d’une aventure aussi affligeante qu’intéressante. Retour sur ce qui pourrait devenir un cas d’école :

Sorti en accès anticipé en 2015 Ark: Survival Evolved gagne peu à peu en renommé en proposant un jeu, certes à la ramasse techniquement et en terme d’optimisation, mais avec un gameplay particulièrement riche. Du crafting, beaucoup de crafting, des biomes avec leur faune et leur flore particulières. Pas mal de libertés laissées aux joueurs (je me souviens encore de cette ferme à dodo). Et surtout des putains de dinosaures à chevaucher et à apprivoiser ! Tout ça sur des serveurs PVE ou, encore mieux, PVP où vous espionnez les bases adverses afin de déterminer le meilleur plan d’attaque. Vous viendrez ensuite ruiner en quelques minutes leur camp construit bloc de pierre par bloc de pierre en plusieurs semaines.

Le torrent de mises à jour ne corrige pas les performances du jeu mais ajoute pléthore de nouveaux dinosaures et fonctionnalités. Ce qui attire toujours plus de joueurs. Les développeurs promettent à chaque fois qu’ils amélioreront toute la partie technique en dernier lieu même si beaucoup de joueurs commencent à penser qu’ils préféreraient moins de nouveaux dinosaures et plus d’image/s – en 2016 le jeu peinait souvent à maintenir les 30fps sur un I7 3770k – 16gb – 980ti.

Puis, alors que le jeu était initialement prévu pour l’été 2016, il est finalement repoussé en avril à 2017. Mais en septembre 2016, surprise, c’est pourtant la douche froide pour certains joueurs qui voient débarquer une première extension au jeu : Scorched Earth. Tout ce temps passé à développer une extension – avec beaucoup de copié collé du jeu original avec un nouveau design tout de même vendue 20€ – au lieu de peaufiner le jeu de base ne suffit apparemment pas à dégoûter les joueurs. La courbe de joueurs se maintient autour des 60.000 connectés par jour.

 

Après une augmentation de son prix vite fait bien fait juste avant la sortie du jeu en août 2017 – passant de 30€ à 70€ un mois avant sa sortie – Ark: Survival Evolved se voit ajouter une deuxième grosse extension en décembre 2017 alors même qu’il manque toujours cruellement d’optimisation. Ces extensions ressemblent pourtant fortement à des reskins du jeu original apportant ça et là quelques modifications.

Continuant donc sur sa lancée, une troisième, et visiblement dernière, extension est annoncée en juin dernier. On y discerne toujours les modèles du jeu de base et on ne peut donc s’empêcher de penser à un énième reskin vendu au prix fort de 17€. Cela ressemble à une sorte de bébé enfanté par Michael Bay et James Cameron sur un lit de Pokemon et de Terre post-apocalyptique. Ou plus simplement à un mélange de Iron Sky et Kung Fury. Les Titans viennent cependant apporter un peu de fraîcheur de part leur nombre et leurs spécificités. Tout comme le lot de modifications apportées aux bases existantes (on t’a reconnu petit Argentavis !) avec moult gadgets futuristes : dôme bouclier, lasers, etc. D’après la description on peut toutefois espérer imaginer qu’il s’agisse bien de la fin de la saga Ark :

Terminez votre voyage à travers les mondes de ARK dans «Extinction», où l’histoire a commencé et se termine: sur la Terre elle-même! Une planète infestée d’élément et ravagée regorgeant de créatures fantastiques à la fois organiques et technologiques, la Terre détient à la fois les secrets du passé et les clés de son salut. En tant que vétéran survivant ayant surmonté tous les obstacles précédents, votre ultime défi vous attend: pouvez-vous vaincre les gigantesques Titans errants qui dominent la planète et terminer le cycle de la ARK pour sauver l’avenir de la Terre?

Rappelons que toutes ces extensions, dont certains aspects peuvent – après tout, pourquoi pas – être intéressants, nécessitent à chaque fois le jeu de base. Un parti pris économique qui sent bon la douille. Dans le même délire, les développeurs ne voient d’ailleurs aucun inconvénient à ce qu’un joueur apprivoise un dragon sur un serveur Scorched Earth puis débarque sur un serveur Ark: Survival Evolved à l’aide d’un simple portail. Si vous ne possédez pas l’extension, l’inverse est évidemment impossible …

Ark: Extinction sort donc aujourd’hui sur Steam sur PC et le 13 novembre sur PS4 et Xbox One. Et on imagine que Wildcard, les développeurs, imaginent déjà la suite de ce qui a dû être leur poule aux œufs d’or ces trois dernières années. Nouveau mod déguisé en jeu ? Ou véritable nouvelle création ? Peut-être des micro-transactions ?

8 Commentaires


  1. Dégoutter

    dégoûter*

    Les Titans viennent cependant apporter un peu de fraîcheur de part leurs nombres et leurs spécificités. Tout comme le lot de modifications apportées aux bases existantes (on t’as reconnu petit Argentavis !)

    de par leur nombre*
    on t’a reconnu*

    /grammar nazi

  2. Pour le coup, l’histoire du jeu ressemble beaucoup à une sucess story. Les servers affichent un joli nombre tout de même.

  3. Mais c’est devenu n’imp en fait… Des mécha, des Titans, des mécha titans, des mobs qui pètent et s’envolent comme ça … C’est la quintessence des mods sous LSD cette extension en fait …Et l’opti, du coup ?

  4. Et puis tout ceci accessible après 6 mois à farmer le jeu.
    Je pense que c’est l’un de mes achats regrettés… Trop chronophage, l’optimisation dans les choux et si tu te lances seul sur les serveurs il fallait s’accrocher. J’avais passé un moment sympa au début avec toi à découvrir les mécanismes du jeu. Mais c’est vite passé. Encore heureux que j’ai pas foutu 70 balles dedans…

  5. C’est rigolo avec des mods (ou en vanilla pour une nouvelle expansion), et avec des potes, sur un serveurs PVEVP “fermé” ou uniquement entre nous.
    Pour du PVP sur serveur ouvert, faut être en permanence devant son pc …

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