Un WAD, c’est un niveau ou une campagne personnalisé pour Doom premier du nom. Et Doom c’est tout ce dont un amateur de simulateurs de meurtres à besoin pour être heureux. C’est pourquoi nous vous proposons un nouveau rendez-vous sur ce vénérable FPS : Régulièrement on vous parlera d’un WAD qu’on aura trouvé marquant, en bien ou en mal. Aujourd’hui nous jouons à  Avactor.

Avactor, c’est l’archétype du wad qui change tout ce qu’il touche en or. Les niveaux ciselés, l’équilibre impeccable, le plein de bonnes idées situationnelles, le tout dans un univers reskiné à la sauce inca démoniaque. Difficile de s’ennuyer en parcourant les immenses maps, au nombre de douze, qui constituent le squelette de ce wad. Tout le bestiaire Doomesque y passe. Les boucheries s’enchainent sans fin à travers les grandes zones ouvertes, les temples labyrinthiques ou les salles piégées. À chaque lieu un nouveau défi, avec souvent un environnement qui joue aussi contre vous.

Tout est équilibré, du nombre d’ennemis au type de ces derniers en passant par les fournitures disponibles pour survivre au carnage. Alors c’est sûr, il faut adhérer à l’univers visuel de temple inca du 5ème cercle des enfers : il pleut des branchages et des lianes, l’architecture est étrange, pleines d’autels, d’escaliers et de pyramides à degrés. La nature hostile envahit tout et les nombreuses cascades sauvages cachent de mortels secrets. Mais même en y étant réfractaire, le wad vaut qu’on fasse l’effort de se faire violence tant il est soigné.

Il n’y a pas grand chose à dire de plus. Avactor est réussi, équilibré, raffiné, violent, et généreux en contenu. C’est un pur fils de Doom qui ne cherche pas à faire le malin en détournant l’essence première du jeu. Ici c’est la boucherie dans un univers démoniaque. C’est tout, et c’est déjà très bien. Jouez-y, il y a peu de chances qu’il vous déçoive.

Attention cependant : Avactor n’aime pas trop Brutal Doom, les deux tentants parfois d’apposer leur propre skin sur certains monstres/items. Rien de très choquant, mais ne soyez pas surpris si vous voyez des objets se transformer sous vos yeux selon qu’il revêtent le skin de BD ou d’Avactor.

12 Commentaires


  1. J’ai joué à Doom il y a fort longtemps et je me demandais simplement quel était le meilleur moyen de le récupérer aujourd’hui. Avec tous les wad dont vous parlez, ça donne envie d’y refaire un petit tour nostalgique.

  2. Wopunaise, je n’avais pas trop accroché au précédent WAD présenté mais celui-là est fantastique.
    En Ultraviolence il est plus dur que Brutal Doom : tout le temps à court de munition, chaque nouvelle arme ramassée se paie chèrement. Ca fait longtemps que je n’avais pas utilisé la tronçonneuse aussi souvent. Les niveaux sont hyper détaillés et complexes, c’est un plaisir !

  3. Je l’ai fait y’ a pas si longtemps et effectivement il est cool.
    Le seul problème que j’ai rencontré avec Brutal Doom est que lorsque les ennemis meurent, ils reprennent leur sprite d’origine. C’est vraiment pas gênant du tout.
    Ca reste un .wad dosé assez bourrin, avec des espaces moyennement grands pour des rencontres musclées, mais pas non plus à courir dans tout les sens en spammant la souris sans cligner des yeux comme tétanisé.
    A jouer avec la B.O. d’Indiana Jones ! ^^

  4. Merci pour les infos. Je vais le faire avec Brutal Doom, donc. Une fois qu’on y a goûté, c’est dur de faire machine arrière ! (je l’ai fait dernièrement par erreur sur un Wad, que c’était fade!)

  5. Au vu des screens l’inspiration de l’architecture semble plutôt maya/aztèque, pas du tout inca.

Connectez-vous pour laisser un commentaire