Quand un petit studio indé s’inspire de grands jeux comme System Shock, mais aussi Half-Life, on est toujours curieux de voir la réalisation, mais on reste généralement très prudents. Robert Purmalis, le dév solo du studio R_Games vient de sortir ZERO PROTOCOL, dans un univers de science-fiction. Finalement, après avoir passé quelques heures dessus, c’est plutôt réussi.
Genre : Rétro-FPS – Action – horreur | Développeur : R_Games | Éditeur : R_Games | Plateforme : Steam | Prix : 11,79 € | Configuration recommandée : Intel Core i3, 2 GB de RAM, Carte graphique avec WebGL | Langues : Anglais | Date de sortie : 26/09/2024 | Durée de vie : 4 heures
Test effectué sur une version commerciale
On recrute chez IAS !
Dans ce rétro-FPS, vous incarnerez Robert Brooks, un trentenaire qui se rend à sa première journée de travail en tant que chef de la sécurité de l’IAS Antarctic Research Complex. Après une brève discussion concernant les modalités de votre contrat, la secrétaire vous invite gentiment à vous servir un café. Arrivé devant la machine, c’est le blackout et vous vous réveillez dans une chambre de l’unité médicale du complexe sans vraiment savoir ce qui vient d’arriver.
Une prise en main rapide
ZERO PROTOCOL se décompose en plusieurs niveaux. Ils fonctionnent tous sur les mêmes mécaniques de gameplay. À chaque fois, toutes les portes sont fermées et vous devrez trouver des clés, des codes, mais aussi résoudre des puzzles afin de progresser et passer à la carte suivante. Afin de garder en tête les nombreux indices et codes d’accès, il est possible de faire une photo des indices pour les afficher plus tard. C’est très utile puisque, entre deux, vous récolterez d’autres informations pour d’autres portes, etc. Les puzzles sont divers et variés, et il faudra parfois réfléchir un peu pour pouvoir les débloquer. Malheureusement, le jeu est entièrement en anglais, ce qui n’aide pas du tout lorsque les indices, intelligemment dissimulés, se trouvent dans les textes. Un petit bémol si vous ne maîtrisez pas la langue de Clarke.
Doté d’un système d’inventaire, vous pourrez y stocker de nombreux objets utiles à votre progression. Pour gérer votre santé et votre endurance, des injecteurs — reconnaissables grâce à leur couleur — sont disséminés un peu partout. L’un va remonter votre barre de vie tandis que l’autre augmentera, pendant cinq minutes, votre barre d’endurance et votre résistance aux dégâts. Des pilules seront également nécessaires à la gestion de votre santé mentale. Dommage que le nombre élevé d’objets de soin rende la difficulté et le côté survie plus accessibles.
Don’t worry, everyone, I have a gun.
Dans le but de casser un peu la routine des nombreux va-et-vient, vous rencontrerez plusieurs ennemis. Ne vous attendez pas à de gros gunfights non plus. Ces derniers sont rarement intenses, la plupart des menaces avancent lentement vers vous, ce qui vous laisse souvent le temps de leur coller quelques balles dans la tronche. Des sortes d’araignées seront, quant à elles, plus pénibles à éliminer et il faudra être plus vif pour éviter qu’elles ne vous sautent dessus à la manière d’un Facehugger, et ainsi voir vos points de vie chuter rapidement. Seulement deux armes vous accompagneront tout au long du jeu : un 9 mm et un fusil à pompe SPAS 12. Oui monsieur ! C’est peut-être le strict minimum, mais vous n’aurez besoin de rien d’autre finalement. Là aussi, on reste sur des choses simples qui fonctionnent plutôt bien. Néanmoins, on aurait souhaité avoir un fusil avec plus de peps.
Et la technique dans tout ça ?
Durant cette aventure, je n’ai rencontré aucun crash ni bug, le titre est techniquement réussi. L’avantage avec ce genre de jeu, c’est qu’il tournera sur les PC les plus anciens. Avec son ambiance sonore et visuelle superbement inspirée des grands classiques comme The Thing, on a vraiment ce sentiment d’être coincé dans un complexe où les nombreux cadavres recouverts d’un drap blanc tacheté de sang témoignent de la scène de chaos qui a précédé votre réveil. À cela s’ajoutent des sons ambiants bien maîtrisés qui font mouche, ajoutant du poids et de la crédibilité à l’univers sci-fi.
Pas mal du tout !
Avec ses graphismes rétro inspirés de grands classiques, ZERO PROTOCOL réussit à nous plonger dans la nostalgie des anciens FPS. Malgré des références à un certain System Shock, on reste sur une expérience linéaire qui a l’avantage d’être totalement maîtrisée. L’ambiance sonore et visuelle rend le jeu très agréable à jouer. Les nombreux puzzles et énigmes sont très bien pensés et vous feront réfléchir un peu. L’histoire, quant à elle, a été écrite avec soin, proposant même aux joueurs deux fins différentes. Enfin, si le système de tir manque un peu de peps et de variété, il ne gâche en rien l’aventure. Avec un prix avoisinant les 12 €, on vous le recommande fortement.
Vous avez du mal à vous y retrouver dans le catalogue Steam ? Alors suivez le groupe de curation NoFrag pour vous aider à trier le bon grain de l’ivraie.
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