Configuration minimum :
PC 486, 8mo de RAM, Carte graphique VGA, 30mo d’espace disque dur, lecteur CD-ROM.
Carte son supportées : Soundblaster™, Gravis Ultra Sound™ et compatible.

Depuis une semaine, c’est l’excitation totale à la rédaction : on a reçu le CD-ROM de Duke Nukem 3D par la poste, 1 mois avant sa sortie officielle ! On vous le dit tout de suite, le doom-like qui nous est proposé ici est une réussite remplie de détails et d’idées bien pensées. Nous ne comptons plus les heures passées à jouer en LAN à s’entretuer sans se faire repérer par drloser, notre cruel rédac en chef ! On le soupçonne d’ailleurs d’être un alien déguisé en être humain car il ne se nourrit qu’exclusivement de Kronenchips…

                      Editeur : US GOLD ; Développeur : 3D Realms ; Plateforme : PC CD-ROM ; Sortie prévue : février 1996                       

Configuration recommandée :
PC 486DX2 /66 (Pentium™obligatoire en mode SVGA), 16mo de RAM, Bus vidéo local VGA, 30mo d’espace disque dur, lecteur CD-ROM.
Modes graphiques : VGA et SVGA
Aide de jeu sur : 3615 USGOLD

Vous êtes peut être familiers du personnage de Duke Nukem ? Je l’ai découvert il y a 5 ans lors de la sortie du plateformer en shareware “Duke Nukem” (1991) puis il y a 3 ans avec “Duke Nukem 2” (1993). Ces jeux de plateforme opposaient Duke au machiavélique Dr Proton dans une vue en 2D. Cette fois Duke nous revient dans un style qui nous plait un peu plus puisqu’il aborde le plus pur style Doom, en 3D, avec sa vue à la première personne. “Encore un clone de Doom” nous direz-vous ? Cette preview nous a clairement donné l’impression à la rédaction que ce titre va révolutionner un genre aux codes pourtant bien arrêtés.

Tout commence sur un toit brûlant.

Basé sur le moteur Build de 3D Realms, Duke Nukem 3D (D3D) se veut un hommage à Doom tout en visant à dépasser le maître. Tout commence quand les aliens profitent du kidnapping de Duke pour envahir Los Angeles… il va y avoir de la viande hachée contre les murs !
Là où ce jeu respecte les canons désormais classique des doom-like, nous avons été surpris par la quantité de détails qui ont été implémentés. Pour une raison qui nous échappe, les développeurs ont pris la peine de rajouter une option permettant de viser à la souris… Ça reste évidemment plus pratique de jouer aux doom-like uniquement au clavier. Duke 3D propose d’ailleurs une vue libre grâce à laquelle on peut regarder en haut et en bas à l’aide des touches “page suivante” et “page précédente”. Le strafe (déplacement latéral) est implémenté et permet d’être plus à l’aise quand il faut tirer sur un ennemi durant un déplacement.

Des actions variées

Les mines lasers, des ennemis en jetpack et une strip teaseuse.

Mais ce n’est pas tout ! le nombre d’actions disponibles est incroyable ! Dans D3D, on court, on saute, plonge, nage, rampe, on prend le métro, le bus et on utilise parfois un jetpack pour s’envoler. Ceci dans des environnements réalistes et ouverts. On commence dans le niveau de Los Angeles – L.A. Meltdown – puis on passera aux épisodes Apocalypse et Schrapnel City. On ne veut pas vous dévoiler les 2 derniers épisodes (surtout que l’un d’entre eux ne se passe pas sur terre) mais le premier est parfait : explosions, tremblements de terre avec modification de terrain, immeubles qui s’écroulent… Le moteur build est impressionnant et ses explosions photo réalistes encore jamais vues dans un jeu vidéo. L’ambiance malsaine de la ville est très bien rendue et suffisamment rare dans un jeu vidéo pour être notée. Dans D3D, pas de pentagrammes et de démons, mais des putes, des quartiers chauds et des aliens à chaque coin de rue. Vous aurez ainsi l’occasion de visiter un cinéma porno, une salle de striptease ou une librairie entre autres lieux originaux ! Un niveau demande même de se faire attraper par une grue, pour ensuite passer dans un rayon rapetisseur et rentrer dans une base par une minuscule fissure dans le mur. Quand vous y passerez, des rats s’enfuient devant votre venue. C’est la première fois dans un jeu vidéo que j’ai l’impression de me balader dans une vraie ville réaliste et non une suite de couloirs à vider de ses ennemis. Bref, on vous le dit, Duke Nukem 3D pousse les détails très loin.

Les fameux policiers “cochon” et les films du même accabit.

Pour vous donner une idée, on a pu remarquer en jouant que les traces de pas sont affichées quand on sort de l’eau ou quand on marche dans du sang, que les caméras de surveillances sont utilisables pour repérer les ennemis, que les projections de sang restent sur les murs, que les interphones permettent de communiquer avec les ennemis (qui utilisent d’ailleurs les toilettes vous permettant de les y tuer plus facilement), qu’on se voit dans les miroirs, qu’on peut jouer au billard et qu’on peut éteindre et allumer la lumière des pièces ! Cela permet d’ailleurs parfois de découvrir des endroits cachés, nombreux dans chaque niveau.

 

Bourrin au second degré

C’est moi ou il fait chaud ici ?

Que les plus prudes d’entre vous soient prévenus : le titre comporte beaucoup de clichés et une orientation bourrine assumée, du héros grande gueule aux détails sur les murs : affiches à l’effigie du film Attack of the bleached blondes biker bimbos ou téléviseur diffusant une strip-teaseuse en plein travail posée devant un canapé avec cocktail à portée de main. L’univers caricatural de ce Duke Nukem 3D assume son second degré et nous permet de changer de l’univers habituel des doom-like. Notez qu’une option “parental lock” existe, protégeable par un mot de passe. Duke Nukem est charismatique comme un Lobo de Keith Giffen et ses punchlines sont mémorables.

Duke vous parle :
– It’s groovy ! (Evil dead 2)
– Hail to the King Baby ! (Evil dead 3)
– Hmmm. That’s one doomed space marine. (Doom)
– Come get some ! (Evil dead 3)
– It’s time to kick ass and chew bubble gum, and I’m all outta gum ! (They Live)
– Boooorn to be wiiiiild ! (Steppenwolf)
– We meet again, doctor Jones. (Indiana Jones)
– Your face, your ass, what’s the difference ?
– You’re an inspiration for birth control !
– I’m gonna rip your head off and shit down your neck ! (Full Metal Jacket)

Les dinosaures mieux armés que les aliens de base et qui vous feront suer à de nombreuses reprises.

Bref, le héros est charismatique mais les ennemis ne sont pas en reste. Ils sont variés, de l’alien de base qui se téléporte dans votre dos, au cochon policier avec gilet pare-balles LAPD (Los Angeles Police Department), dont certains sont montés sur des avions et vous tirent dessus au laser. Arrivent ensuite des dinosaures armés de chaingun, des ennemis volants tirant des roquettes, des cerveaux tentaculaires et même des porcs en tank. Surtout, les fins de niveaux vous opposent à des boss disproportionnés, magnifiques et à la difficulté grandissante.

Un jeu techniquement gourmand

Bien sûr, tout cela à un coup sur la fluidité et j’ai pu remarquer quelques petits ralentissements sur notre machine de guerre lors de scènes avec beaucoup d’explosions. De manière générale, le jeu est suffisamment fluide en 320*200 sur le Pentium de la rédaction. Sachez qu’il propose des résolutions complètement délirantes (on peut monter jusqu’en 800*600 en plein écran) mais il faudra sans doute attendre les années 2000 pour tester ce genre d’options.

J’étais au début surpris par la difficulté du soft, envisageant même d’aller la réduire avant de recommencer une partie (!). J’ai rapidement compris qu’il faut en fait profiter des nombreuses caches d’armes des niveaux qui font réellement partie du jeu, pour pouvoir affronter correctement les ennemis. L’arsenal mis à disposition est complet et original : Duke mighty foot (coup de pied), pistolet, shotgun, chaingun, pipebomb (déclenchables à distance), lasertrip (qui explosent au passage d’un ennemi), shrinker permettant de réduire un ennemi à la taille d’un cafard mais qui se retourne parfois contre vous (essayer de tirer sur un miroir), lance flamme, congélateur ou lance roquette simple ou double. Vous n’allez pas vous ennuyer.

Bonjour Monsieur, un coup de roquette pour vous faciliter le transit ?

Même si sa campagne en trois épisodes nous a semblé inégale (L.A. Meltdown est parfait, les 2 autres sont originaux mais plus brouillons), les situations que vous rencontrerez, la qualité des combats et le nombre de détails sont incroyables. La construction des niveaux est classique – il faut trouver des clés pour ouvrir des portes – mais leur réalisation est impeccable ! À noter que si vous vous perdez, l’option d’auto mapping avec plusieurs niveaux de zoom est disponible et n’est plus rendue en fil de fer mais texturée et même parfois animée ! Le jeu est distribué en “shareware” et vous pourrez donc jouer au premier épisode gratuitement, mais aussi vous frotter à son dernier boss ! Sachez qu’en achetant le jeu, vous bénéficierez aussi gratuitement de Duke Nukem 1 et 2 (les jeux d’action-plateforme) mais aussi de l’éditeur de niveau Build vous permettant de créer votre propre jeu !

Se tuer, entre amis !

Un membre de la rédaction, juste avant une atomisation sanglante.

Enfin, pour ne rien gâcher, la partie réseau est une réussite et à condition que vous ayez la connexion nécessaire, vous occupera de nombreuses heures. Vous pourrez jouer à 4 en Dukematch (deathmatch) ou Cooperative (tous ensemble contre le jeu) à condition de posséder un modem ou en reliant 2 PC en série par leur port COM. Les matchs sont bien pensés : si vous tuez un ennemi, vous pourrez récupérer les armes qu’il portait ! Si l’on peut envoyer des messages textuels aux personnes avec qui l’ont joue, on peut aussi envoyer des messages sonores prédéfinis (par exemple le sympathique “you suck”) avec les touches F1 à F10. Ces sons, aux format .RTS (format de Rise of the Triads) sont d’ailleurs customisables et vous pouvez donc enregistrer vos propres compliments à envoyer aux autres joueurs.

 

Vous l’aurez compris, on vous conseille grandement d’aller acheter Duke Nukem 3D à sa sortie en magasin. D’ailleurs je vous laisse, je dois y retourner : It’s time to kick ass and chew bubble gum, and I’m all outta gum !

35 Commentaires


  1. Ça reste évidemment plus pratique de jouer aux doom-like uniquement au clavier.

    Caroline, il va falloir t’y faire, il n’y a que toi qui n’a pas jouer à Doom à la souris. Enfin bon, faudrait peut etre faire un petit sondage…

  2. À la base, mon article encensait la visée à la souris … mais les nombreux articles que j’ai lus de l’époque n’était pas toujours très fan de cette idée. Au sein de la rédaction, nous étions partagés : certains étaient persuadé qu’au moment de la sortie du jeu, la souris était largement utilisée en freelook (visée latérale et verticale), d’autres que le jeu proposait par défaut une visée latérale avec un axe des Y verrouillé, d’autres encore, qu’on y jouait au clavier.

    Je me suis donc basé sur ce que j’ai pu lire dans les tests de l’époque. Ma perception aurait été qu’on jouait à Duke à la souris et que pour Doom, c’était sans doute 50/50 à sa sortie.

    Maintenant, j’y ai joué à la souris, exclusivement. Mais je ne suis pas sûr d’y avoir joué le jour de sa sortie. Peut être que je n’y ai joué qu’un an plus tard ? N’ayant pas le net à la maison, j’avais du utiliser la version shareware des cd joystick et mon expérience était peut être déjà pervertie par Quake, sorti peu après, qui lui était exclusivement à la souris à sa sortie.

  3. Après lecture de ton test, j’ai relu plusieurs test de Duke (et Alerte Rouge, et Quake, et Doom 2…), ce site de pépé est super cool.
    Pour en revenir au sujet, j’ai toujours joué à Wolfenstein au clavier souris, ainsi qu’à Doom… et également à D3D, avec le verrouillage vertical par contre, ou j’ai passé le cap avec Quake, puisque dans D3D quand tu empruntais un pan incliné, la caméra avant tendance à bouger automatiquement.

  4. Ben oui, moi aussi, mais quelle était la pratique dominante à l’époque ?
    Et est-ce que tu y as joué day one, ou peut être une année plus tard ? En 1996, j’avais 14 ans, un accès au net restreint et j’ai peut être découvert Duke Nukem 3D des mois après sa sortie aux states …

  5. Le test de Wolfenstein parle de jeu au clavier, au… joystick ou à la souris :

    Image

    Fondamentalement je pense que tu as raison, mais j’ai voulu me mettre dans l’ambiance de l’époque ou la visée souris n’était pas toujours une évidence 🙂

    Et on tombe sur des pépites avec Id Software qui parle du shareware et qui explique que pour lutter contre le piratage, l’achat de leurs jeux garanti du contenu supplémentaire après coup …
    http://www.le-grenier-informatique.fr/medias/album/wolfenstein-3d-joystick36-2.jpg

  6. Sur Duke3D, à l’époque, lors de la sortie quasiment tout le monde jouait au clavier. Puis les gens se sont mis à la souris petit à petit. Mais les meilleurs jouaient au joystick car un bug faisait qu’on bougeait plus vite avec – j’ai pas les détails, ni la source, c’etait peut-être des conneries, mais c’est ce qui se disait à l’epoque où je jouait sur Netstadium ou sur des BBS.

    Sur la fin, c’etait de tout façon devenu n’importe quoi, avec les joueurs qui traversaient les murs à de nombreux endroits grâce à des exploits à la con.

  7. Quand mes cousins nous ont montré Wolf3D lors d’un repas de famille à mon frangin et à moi, j’etais au tout début de collège. J’ai trouvé le jeu fantastique et n’y ai joué exclusivement qu’au clavier.

    On n’avais pas de masses de sous à la maison et le jeuxvideo n etait pas une priorité. J’ai joué a Hexen et Heretic chez des voisins, là encore au clavier.

    Plus tard j’ai eu Dark Forces. Pour les ennemis trop en hauteur pour que le verouillage en Y puisse fonctionner, je reglais la position de mon viseur avec les touches inser et supr. J’ai alors eu l’idée de géni d’utiliser le joystick que j’utilisais pour jouer à Jagger air combat. Je suis arrivé au level 6, jusqu’à ce que mon frangin me foute une claque derriere la nuque me disant de rejouer au clavier. Quand on dit que le talent saute une génération, ça doit etre ça.

    J’ai joué à Duke3D au clavier quand mon frère a pu l’avoir en krack par un copain de sa fac. Des années à jouer et rien dans le crâne. C’est quand j’ai posé mes pates sur Unreal et qu’un skaarj, le premier que l’on rencontrait dans l’aventure, m’a chain assassiné pendant que j essayais de régler la hauteur du viseur, que j’ai enfin saisi l’importance de la souris à boule… la passion des FPS m’est surement venue ce jour là.

    En parlant de souris à boule, cette dernière m’a suivi jusqu’ à ETQW. En la fracassant sur la map Volcano je me suis rendu a la fnac pour en acheter une autre. Ça ne se vendait plus ces trucs là alors j’ai acheté ma première souris laser et decouvert le frag.

    Voilà, ceci est mon histoire. Certe un peu honteuse comme celle de ma première masturbation, mais dans les deux cas j’en garde un souvenir ému… Ce fut ainsi le debut de ma sexualité videoludique qui me vit par la suite defoncer par le fondement nombre de mes conquêtes du jour.

    Je profite de ce super article et de la discussion sur l’utilisation clavier souris en comm pour partager ce petit moment de souvenir avec vous.

  8. Ahahah superbe idée ! Ca permet de relativiser face aux productions actuelles et de se recentrer par rapport à ce qu’on attend d’un FPS de nos jours.
    Génial !

  9. À noter aussi que quand on disait jouer à la souris à l’époque, c’était pas forcément pour viser mais pour se déplacer. C’était franchement bizarre, mais c’était comme ça par défaut.

  10. Oui, c’est vrai qu’on pouvait se déplacer à la souris avec la visée horizontale bloquée… Une époque formidable……

  11. Bravo pour l’article Caroline, on sent vraiment bien la plume de l’époque.

    Je suis incapable de mettre le doigt dessus, mais les tournures de phrase, les points d’exclamations, etc.. font vraiment rédaction de magazine de jeux vidéo de l’époque, avec un côté Ado des années 90 tout joyeux. Tu as tapé dans le mille.

  12. Beb merci, j’ai essayé de garder ce style oui : énumérer les feature et les armes plutôt que de parler du fond et survendre le jeu comme si c’était un commercial qui en parlait. S’extasier devant des meufs à poil… Ça fait partie du charme de ces vieux articles (que j’adore et d’un journal que j’admire hein ! C’est juste que ça a changé depuis…).

    Mr.Papo le film sortira en 2000, il faut attendre 4-5 ans minimum 🙂

  13. Wolf 3D, Doom et D3D uniquement au clavier chez moi et mes potes.
    Le passage à la souris c’était sur Quake pour nous.

  14. Après, je suis sûr qu’on trouve encore des joueurs qui utilisent les flèches du clavier au lieu de WASD …

    Je plaide coupable :p (j’ai jamais réussi à m’habituer au WASD)

  15. bah merde alors ça m’a fait bizarre de voir que Joystick ont allumés Quake et Doom 2, moi qui me disait que ces jeux devaient faire saigner du nez même le plus blasé, du genre les modèles full 3D de Quake qui tapent tellement la vedette que les défauts du jeu ne soient même pas relayés, mais à croire qu’on a toujours été blasé, même à l’epoque, Joystick parle d’Id comme étant des vendus qui se concentrent trop sur la technique et livrent des jeux en kit, on croirait rêver ! Et Doom 2 pourtant mythique, vu à l’epoque comme une extension pas si interessante (et testé sur… une seule page ??!), c’est archi intéressant de constater tout ça, c’est comme si dans 20 ans, par un concours de circonstances qui nous dépassent, on considérera New Colossus comme un jeu mythique qui a su réhabiliter le FPS hardcore auprès du grand public et qu’on louera le fait de ramasser les munitions au sol manuellement, alors qu’aujourd’hui il divise totalement.

  16. D’ailleurs j’avais repensé à toute cette époque en revoyant récemment le « Assassin(s) » de Kassovitz, sûrement tourné en 1996 au vu des pubs pour Quake qui tapissaient un mur sur lequel l’un des protagonistes s’accoude, ca m’a fait tout bizarre.

  17. DOOM2 était un bête map pack. Pas étonnant qu’il se soit fait defoncer.

    Quake, il faut t’imaginer y jouer en 320×200, à 20 FPS, au clavier, et uniquement en solo. C’est ainsi que 99% des gens y jouait à sa sortie, et c’était pas l’extase. Surtout comparé à un Duke3D qui proposait des niveaux ne ressemblant pas à de bêtes labyrinthes et un tat d’item originaux. Quakelive, l’apprentissage de la souris, et les cartes accélératrices 3D sont arrivés après la sortie.

    Quake était trop en avance sur son temps, mais il a très bien vieilli. Tout l’inverse de Duke3D.

    Le testeur est complètement passé à côté, mais difficile à l’époque de lui en vouloir.

  18. Je n’aurais jamais du vous filer le liens sur ces articles, mes futurs tests perdent tout intérêt pour le coup 🙂

  19. Je proteste, les porcs en tank sont dans le plutonium pack: on ne le verra pas avant novembre…

  20. En Octobre 1993 (quelques mois avant Doom), sortait Jurassic Park sur SNES.

    En extérieur on est en vue à la 3e personne : Image
    (on se bat en effet avec des T-Rex à coup de lance-roquettes)

    Mais dès qu’on entre dans un bâtiment… la perspective change.

    Des sections FPS flippantes (pour les gosses ; y’a pas de sauvegarde possible), dans un vrai labyrinthe à plusieurs étages, parfois dans le noir (avec des lunettes de vision nocturne à l’autonomie limitée), qui se jouait avec ça :

    Image
    De la croix directionnelle de qualité ! Qui mettait 3 ans à faire un 180°, avec les raptors qui te bouffent pendant tout ce temps…

    Alors la visée à la souris sur Dark Forces en 95-96, c’était une avancée majeure pour moi : pouvoir se retourner très rapidement, d’un seul mouvement, c’était une révolution !

  21. Bonne idée que ce “vieux test”, merci 🙂

    les développeurs ont pris la peine de rajouter une option permettant de viser à la souris… Ça reste évidemment plus pratique de jouer aux doom-like uniquement au clavier.

    C’est vrai que doom et wolfenstein étaient très prégnant à l’époque, et ça a aussi permis une frange de gens non jeux-vidéo de découvrir les joies du FPS. Depuis, on jouait dans les salles en réseaux à Blood et Redneck Rampage, D3D à apporté des barres de rire avec cette tendance.

    Duke offrait une amélioration incroyable par rapport aux clones de DOOM, plus que Quake, Internet n’était pas aussi accessible.

    H.S. : Terminator Futur Shock de… Bethesda était pas mal, de la 3d avec des sprites à l’ambiance excellente à l’époque.

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