La première version jouable de Mothergunship devrait sortir demain sous forme de démo, et j’ai pu y toucher en avance. Plutôt que de rentrer dans le vaisseau mère du titre, on se contente de quelques niveaux d’entraînement.

Tower of Guns était un FPS roguelite sympathique mais pas inoubliable. Le joueur montait les étages d’une tour remplie de canons et autres boîtes de conserves en voltigeant entre les nuées de projectiles dans des salles gigantesques. Du bullet hell en FPS. Mais bon, tirer sur des polygones sculptés au burin par Obélix avec des armes mollassonnes ne saurait satisfaire ceux qui veulent du sang, des tripes et du gros flingue.

Les développeurs de Terrible Posture Games se sont donc dit qu’ils allaient focaliser leur prochain jeu Mothergunship sur la construction d’un gros flingue. Ils emploient même un gros mot, le crafting. Ne fuyez pas, ce n’est pas du crafting de recettes où vous devez chasser cinq pingouins pour construire une boucle d’oreille qui confère +3 de résistance aux cris de nouveaux nés. Il s’agit en fait d’acheter des armes et les assembler sur votre base. Un peu comme jouer aux LEGO de manière un peu plus saine et éducative. J’ai profité de cette démo expérimentale (ce n’est pas encore l’aventure du jeu final) pour faire joujou.

Envie de rajouter un shotgun ? Un minigun ? Pas de souci, faites-vous plaisir. Tout est permis, tant que vous avez une base et que les modèles 3D ne se rentrent pas dedans. Je me suis donc retrouvé avec plusieurs miniguns et un fusil à pompe accompagnés d’un lance-flammes. Imaginez la sensation de puissance inouïe que prodigue le tir d’une telle beauté guerrière, l’extase de la destruction mécanique proférée par un tel déferlement de balles et de feu… Bon, en pratique je me suis retrouvé aveuglé par les flammes qui m’empêchaient de voir quoi que ce soit sur mon écran tandis que ma monstruosité faisait pioupiou. Ce fut bref, après quelques secondes il fallut attendre que mon arme se recharge. Pendant ce temps, tout ce que j’avais pour me défendre était un coup de poing joli mais inutile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ayant compris mon erreur, j’ai ensuite construit deux armes différentes. Une focalisée sur les engagements à courte portée et remplaçant mon coup de poing, l’autre adaptée pour arroser de loin. Les déplacements sont rapides, surtout que je m’étais mis un booster qui me faisait foncer à toute allure dans la direction vers laquelle je tirais. Et ce jeu bénéficie lui aussi d’un quadruple saut, même si cette fois il ne va pas très haut et sert plutôt à corriger sa trajectoire.

Malgré tout cet arsenal de possibilités, les sensations n’étaient toujours pas au rendez-vous. Pire encore, les canons ennemis de couleur noire se fondaient dans le décor empêchant une lecture rapide des menaces. De plus, les salles étaient aussi trop petites pour que les affrontements soient autre chose qu’une bouillie illisible.

 Les ennemis laissent parfois derrière eux de la santé, et ils sont assez variés. Ceux qui attaquent au corps à corps, ceux qui tirent des volées de missiles à distance, ceux qui donnent un bouclier aux autres, et ainsi de suite. J’aurais peine à vous dire à quoi ils ressemblaient, entre l’absence de couleurs, tout le fatras à l’écran et leur mort rapide… J’ai juste cru deviner que c’étaient encore des boîtes de conserve.

Mothergunship ne m’a absolument pas convaincu, j’ai même eu l’impression de voir une régression par rapport à Tower of Guns. J’ai rarement vu un jeu aussi brouillon, ce qui ne présage rien de bon si Terrible Posture Games ne cache pas un jeu final complètement aux antipodes de cette démo.

1 COMMENTAIRE


  1. Ça n’a l’air d’intéresser personne (à juste titre), mais j’ai mis à jour avec des liens vers la démo sur Steam.

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