Dans La Suggestion de la Semaine, on fourre notre bras au fond du tiroir de la rédaction pour vous conseiller des bidules et des machins susceptibles d’attiser votre curiosité et de vous donner de quoi avoir l’air intéressant devant vos amis à l’apéro.

Jeux, films, documentaires ou œuvres plus obscures, c’est ici qu’on pourra se permettre de parler d’autre chose que des FPS, en attendant la nouvelle version du site où on fera des vidéos commentées sur les jeux Nintendo et où Squeezie sera invité dans nos locaux pour inaugurer notre rachat par Bolloré®.


 

S’il y a bien un genre de jeu que j’apprécie, c’est celui du Metroidvania. Astucieux mot-valise mélangeant Metroid et Castlevania, ce genre défini tous les jeux 2D avec une grande carte à explorer, des portes fermées par des clefs des zones inaccessibles qui demandent un pouvoir particulier pour être atteintes, une part importante de backtracking, des secrets en pagaille et surtout des boss gigantesques qui demandent de la préparation et de l’apprentissage pour être défaits.

Le style graphique de Ska Studios ne plaira pas à tout le monde.

Si le représentant du genre que je préfère reste Castlevania : Symphony of the Night, c’est plutôt de Salt and Sanctuary dont j’ai envie de vous parler cette fois-ci. Déjà parce que ce dernier est disponible sur PC contrairement à SotN, mais surtout parce qu’il profite d’un visuel assez unique et pour cause, c’est Ska Studios qui en est à l’origine. Vous avez peut être croisé ce nom à l’époque sur le Xbox Live Arcade avec le jeu The Dishwasher, un beat’em up sans grande prétention (mais efficace) nous faisant affronter des vampires à l’arme blanche et qui profitait déjà de la patte si particulière du studio, à savoir un style cartoon assez grossier et surtout glauque.

Depuis son apparition, le genre du Metroidvania a muté et s’est dernièrement trouvé un bon représentant avec la franchise de From Software, Dark Souls, ajoutant une couche de gameplay supplémentaire aux caractéristiques déjà existantes. Bon nombre de développeurs ont tenté, avec plus ou moins de succès, de reprendre la sauce à leur compte, dont Ska Studios. Cependant, au lieu de s’orienter vers la 3D comme les autres, ils ont préféré faire ce qu’ils savent faire de mieux : un jeu en 2D avec des grosses épées, des roulades et des litres de sang.

Il y a plus d’armes et de sortilèges que vous ne pourrez en utiliser lors d’une partie, libre à vous de choisir.

Comme tout Metroidvania qui se respecte, la carte de Salt and Sanctuary est immense, encourage l’exploration et le backtracking. Mais là ou il tire son épingle du jeu, c’est dans son aspect RPG très prononcé : des tas d’armes, de sorts et de pièces d’équipement pour créer un personnage de A à Z selon vos goûts et vos envies et surtout, un arbre de compétences qui n’a pas à rougir face à celui de Path of Exile. J’ai personnellement passé une soixantaine d’heures dessus à faire et refaire des personnages pour voir quels builds étaient sympathique à jouer et s’ils étaient viables pour terminer le jeu. Il est possible de faire à peu près tout et n’importe quoi et il est très plaisant de voir de gros chiffres apparaitre quand on met un coup à un boss. Que vous souhaitiez être un chevalier en grosse armure, un voleur agile ou un mage capable d’envoyer des sorts mortels, les possibilités sont sans grandes limites et suffisamment nombreuses pour encourager le joueur à refaire un cycle complètement différent.

Bien qu’il semble très nébuleux de prime abord, Salt and Sanctuary se dévoile avec un peu d’effort et l’envie de découvrir. De nombreuses couches de gameplay et de contenu se pressent dans le titre, au point que votre premier cycle se terminera en n’ayant pas découvert la moitié de ce qu’il a à offrir, que ce soit au niveau du scénario, des équipements ou des crédos auxquels vous ferez allégeance. Ne désespérez pas pour autant, vous aurez l’aide des autres joueurs qui, comme dans un Dark Souls, pourront laisser des bouteilles avec un message dedans pour vous guider vers un secret ou vous prévenir d’un danger. Moins présent que dans son modèle, le multijoueur asynchrone de Salt and Sanctuary reste un élément important qui guidera vos pas lors de vos premiers cycles. Libre à vous, plus tard, de rendre la pareil aux nouveaux joueurs.

Les boss sont toujours plus gros et plus solides que vous.

Loin d’être simple, Salt and Sanctuary demande du temps et de l’investissement pour être terminé. Comme pour sa muse, la mort est source de savoir, l’occasion d’apprendre les patterns des boss et de mémoriser les emplacements (retors) des pièges et ennemis. Cependant, une fois tout la masse d’information ingurgitée, le titre devient extrêmement plaisant à parcourir et il vous sera aisé de réduire en purée le moindre obstacle, ouvrant le champ aux nombreux challenges disponibles à la création du personnage comme la mort permanente ou l’impossibilité de porter une armure. Le seul reproche que l’on pourrait lui faire, c’est son level-design très, voire trop, labyrinthique qui sera synonyme d’allers-retours sans vraiment savoir où l’on se dirige à des moments.

Si les deux développeurs, James et Michelle Silva, du studio Ska ne prétendent pas renouveler le genre, Salt and Sanctuary reste un titre très généreux qui fait parfaitement le pont, à mon sens, entre les différentes ères du genre du Metroidvania, mélangeant harmonieusement Castlevania et Dark Souls pour offrir un jeu à l’ambiance glauque et au gameplay ciselé. Aussi, si vous êtes curieux, Salt and Sanctuary est un jeu très satisfaisant à voir en speedrun. De nombreuses catégories existent et les performances sont toujours très impressionnantes, les runners se servant des quelques bugs et exploits du jeu comme le Long Jump (très simple à réaliser même en partie casuals). Enfin, vous pouvez même y jouer en coopération (locale seulement).

 

 

PARTAGER
Article précédentC’était mieux avant : Bedlam
Article suivantLa blue zone est maintenant plus dangeureuse dans PUBG
Masiko
On a rencontré Masiko alors qu'il était en train d'insulter des fans de Blizzard sortant d'un Mcdonald. Son accent chantant mêlé aux injures qu'il proférait lui ont tout de suite donné un air sympathique. Mais sous cette joviale façade, une envie le rongeait, il voulait faire fructifier son amour pour Duke Nukem 3D et avouer au grand jour sa FPSosexualité. C'est donc naturellement qu'il est venu rejoindre l'équipe de NoFrag.
Pas de commentaire
Connectez-vous pour laisser un commentaire