Tout le monde s’est déjà posé cette question : où va un chasseur de démons ayant dédié sa vie à affronter les engeances sataniques lorsqu’il passe l’arme à gauche ? Et bien, il se retrouve directement en enfer afin de se battre avec des créatures démoniaques pour l’éternité. Voila le scénario-post-it de Demon Pit, simple prétexte pour jeter le joueur au milieu d’une petite arène dans laquelle il affrontera sans discontinuer des hordes de monstres jusqu’à mourir… pour mieux recommencer.

Fight. Die. Repeat.

Vous l’aurez compris, le concept de Demon Pit est d’une simplicité enfantine : coincé dans une zone très limitée, vous devez tuer des vagues de mobs, survivre le plus longtemps possible et marquer un maximum de points pour avoir le plus gros e-penis sur le leaderboard. Voilà, c’est tout. Le jeu ne propose rien de plus – pas de mode histoire, pas de mode coop’, rien. Il s’agit d’un postulat rappelant fortement l’excellent Devil Daggers mais il en diffère sur quelques points. 

Tout d’abord, Demon Pit propose une arène évolutive. À chaque vague de monstres le décor va se modifier, ajouter des obstacles, retirer des rebords, faire apparaître de la lave rendant impraticable certaines zones… Le joueur se retrouve alors obligé de prendre en compte son environnement pour survivre et d’utiliser les possibilités de mouvements qu’offre le jeu. En effet, deuxième spécificité de Demon Pit : vous avez la faculté d’utiliser un grappin pour accéder rapidement à certains points de l’arène. Des sortes de globes lumineux sont présents un peu partout sur le champ de bataille et vous permettent en un clic droit de vous élever dans les airs ou de vous projeter de l’autre côté de la carte et maîtriser cet élément est essentiel pour la survie.

Enfin, Demon Pit propose un arsenal de sept armes différentes apparaissant dans l’arène au fur et à mesure que votre run avance. Les munitions étant assez rares, il faut se rationner afin de ne pas se retrouver démuni lorsque des monstres de niveaux supérieurs vont débarquer. Si les débuts de partie se font sans encombre, le jeu propose un défi de plus en plus ardu alors que les vagues sont composées d’ennemis plus coriaces les uns que les autres, demandant de faire véritablement preuve de skill pour s’en sortir.

Déjà vu.

Demon Pit arbore un look retro qui ne fait pas vraiment mouche. Certes, le jeu s’inspire directement des FPS des années 90 mais il manque, pour le coup, complètement d’identité. Les visuels low def ne sont pas réussis, les animations sont rigides, le design des ennemis est extrêmement basique, les armes n’ont aucun punch, les musiques sont plates, l’arène reste visuellement identique malgré les changements apportés aux décors…

Pire, le jeu est techniquement à la ramasse malgré la pauvreté de ce qui est affiché. J’ai assisté à de nombreuses grosses baisses de framerate sur ma configuration (i7 7700k, Geforce RTX 2060 6Go, 16 Go de RAM) en 1080p. Des bugs ont aussi saboté plusieurs de mes runs, comme par exemple la fois où les munitions de mon fusil à pompe restaient bloquées à 0, ou la partie dans laquelle l’intégralité de mes armes a tout simplement disparu. Même le tableau de classement se retrouve régulièrement buggé, obligeant à le rafraîchir plusieurs fois pour afficher correctement les informations. Pour un jeu uniquement basé sur le skill et le scoring, ne pas proposer une technique irréprochable est regrettable.

Boucher à l’arène

Demon Pit propose un concept simple mais efficace, à même de satisfaire les joueurs aimant les défis hardcore et la comparaison de zizis virtuels – à condition de ne pas avoir peur de la répétitivité. Toutefois, son aspect visuel peu engageant et sa technique allant jusqu’à gâcher les efforts des plus téméraires en font une alternative peu convaincante au fameux Devil Daggers.

 

La preuve que NoFrag a un plus gros e-zizi que GmanLives !

 

Demon Pit est disponible sur Steam pour le prix de 7,39€ hors promotion, soit un peu moins qu’une arène pour toupies de combat.

Test réalisé à partir d’une version éditeur.

2 Commentaires


  1. Testé la démo ce week-end : désinstallé en moins de 5 minutes. Beaucoup trop répétitif à mon goût.

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