[GC 2019] On a joué à Chernobylite

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L’équipe de Chernobylite vient de publier une nouvelle vidéo de gameplay. Cet extrait représente en fait le début du jeu et correspond à ce sur quoi nous avons pu poser les mains à l’occasion de la Gamescom durant de courtes minutes sur le stand de The Farm 51.

Malheureusement la majeure partie de celles-ci a consisté en un mélange de passages type walking simulator et de tutoriel. Tout cela était entrecoupé d’un paquet de dialogues que je n’ai pas osé sauter face au développeur, malgré le pauvre nounoursss, spectateur, la bave à la bouche, typique d’une envie de voir du sang couler.

Plusieurs jeux me sont venus à l’esprit durant cette courte session, et pas forcément STALKER :

  • Half-Life pour son introduction longuette.
  • Fallout 4 pour le crafting.
  • Max Payne pour ses niveaux cauchemars.

Commençons avec le premier point : attendez-vous à vingt bonnes minutes pour que le jeu installe son histoire, vous présente vos compagnons, vous lâche un compteur Geiger permettant d’identifier des matériaux à ramasser, vous apprenne à vous infiltrer et vous offre finalement un flingue basique. Car à l’instar du jeu de Valve, vous jouez un frêle scientifique, qui n’hésitera toutefois pas à briser à la main et de façon innée la première nuque venue.

Concernant le crafting, les matériaux récoltés vont pouvoir vous servir à concoter des soins ou encore équiper votre base, en fabriquant par exemple un atelier vous offrant encore plus de possibilités de crafts. Cette base est une sorte de hub duquel vous allez planifier vos sorties en terres ukrainiennes, pour avancer dans l’histoire principale ou bien mener des missions secondaires en quête d’objets ou matériaux. En plus de choisir votre destination, il s’agira également de définir celles de vos compagnons qui pourront ainsi accomplir, avec plus ou moins de succès, les missions à votre place.

J’en reviens au rythme du jeu et à la référence à Max Payne. Trop souvent à mon goût Chernobylite m’a coupé dans mon élan en me balançant un flashback ou m’obligeant à traverser un des portails à pieds. Comprenez que ceux-ci ne vous téléportent pas directement mais vous obligent à déambuler dans des mini-niveaux à couloirs. Justifiés par le scénario, mon temps de jeu était peut-être trop court pour que je puisse les apprécier à leur juste valeur, si j’en crois certains retours de joueurs ayant testé la démo.

Pour terminer, on rappellera que Chernobylite fonctionne sous l’UE4. Fidèle à lui-même, le moteur propose de magnifiques environnements et effets de lumière, mais n’a toutefois pas oublié de nous mettre quelques petites saccades dans la tronche.

Le jeu sortira cet automne, sur Steam.

6 Commentaires


  1. J’ai trouvé les visuels en l’ambiance super sympa mais le pitch est un peu trop tiré par les cheveux pour moi. Les histoires de continuum espace-temps, pas fan en général. Mention spéciale à la réalisation de la centrale, splendide.

    Mais il est vrai qu’à part le lieu, ça n’a rien à voir avec STALKER. C’est là ou je me dit que le prochain pourrait se dérouler à Fukushima que je ne serait même pas contre.

  2. Pareil, la centrale avec le nouveau sarcophage de protection, je trouve que ça en jette.

    A voir le gameplay par contre, j’ai plus l’impression d’une histoire sur rails bien linéaires à la Metro 2033 qu’un jeu free-roam à la Stalker.

  3. Perso, si c’est dans la lignée de Metro Exodus, cela ne me dérangerait pas.
    Bon le fov n’est pas terrible et joué à la manette à voir au clavier.
    Toutefois, j’attends un vrai new Stalker

  4. J’ai pas l’impression que ça soit un “vrai” jeu d’horreur comme on l’entend souvent, mais ça me dérange pas, et oui le visuel est vraiment réussi

  5. Pour ceux qui veulent un New stalker, en attendant il y a Anomaly et Dead Air. Y a un post sur les impressions pour ceux qui sont intéressés par Anomaly

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