Sorti le 24 mai dernier sur Steam sous la forme d’un free-to-play exclusivement multijoueur, Splitgate : Arena Warfare est développé sous l’Unreal Engine 4 par la petite équipe américaine de 1047 Games.

Il s’agit d’un FPS en arène marqué par les influences de Portal et Halo, et l’on peut reconnaître cet héritage au premier coup d’œil. Une direction artistique de mauvais goût faisant la part belle aux couleurs fluos évoquera en effet le titre de Bungie. Très vite, vous pourrez d’ailleurs empirer la chose en habillant votre matériel et vos tenues de skins toujours plus flashy, toujours plus affreuses. Car free-to-play oblige, les loot boxes sont évidemment de sortie. Si le jeu ne se privera de vous honorer de l’une d’entre elles à chaque passage de niveau, vous pourrez aussi en acheter en échangeant quelques vrais euros contre la monnaie locale : la boule disco. Quand je vous parlais de mauvais goût.

Admirez la galerie des monstres.
Le jeu m’a très vite gâté.

Concernant la référence à Portal, elle est évidente. Le design et le fonctionnement des portails sont tout droit pompés du titre de Valve. Une fois mis en place avec les touches A et E, ceux-ci peuvent évidemment être pénétrés par tout un chacun mais permettent également à leur créateur, et uniquement lui, de voir à travers. Cela donnera l’occasion de surprendre un ennemi, soit en campant tranquillou devant une entrée de portail, soit en l’utilisant de façon offensive pour arriver derrière sa victime.

Cependant, on meurt assez vite dans Splitgate et j’ai souvent oublié que j’avais cet outil à ma disposition pour me concentrer sur le frag et ma survie. D’autant qu’il n’est possible d’ouvrir un portail que sur de petites zones prédéfinies et placées stratégiquement sur les 9 maps que contient le jeu. Et si le moteur physique permet de les utiliser pour réaliser de longs sauts à travers la map, les mouvements ne sont pas assez rapides pour vous éviter de ressembler à une cible de ball-trap. Toujours concernant les mouvements, le jeu vous permet de réaliser un double saut et d’utiliser un jet pack faiblard mais il aurait gagné à y ajouter un peu de dynamisme avec du wallrun ou la possibilité de slide selon moi.

Vos portails sont aussi des fenêtres d’observation.
Votre viseur change d’aspect devant un portail ennemi ? Tirez !

Les portails mis à part, Splitgate reste un FPS d’arène classique mais assez plaisant à jouer. Il semble piocher des idées un peu partout. Son mode principal, le Ranked qui se joue à 4vs4 ne fait pas dans l’originalité et m’a fait penser à COD avec ses traditionnels TDM, CTF, Domination et Hardpoint. Il en est tout autre pour le mode Custom qui vous autorise à faire joujou avec les règles, à l’instar des mutators d’UT, et propose un rigolo mode TeaBag dans lequel il vous faudra confirmer le frag en insérant vos testicules fluos dans la bouche du bioman ennemi. Concernant les armes, elles sont limitées à 9 et font le taf : que ce soit le pistolet, le fusil de base, le railgun qui instagib, le shotgun intenable au CAC ou le plasma gun, les joueurs d’UT ne retrouveront que du très classique et toutes tiennent la route.

Splitgate permet de personnaliser les parties.
Un dernier petit coup de rose fluo pour la route !

Malgré son côté F2P et son look pas vraiment avenant, Splitgate: Arena Warfare s’est révélé comme une bonne surprise, parfait pour jouer sur de courtes sessions. Adeptes du mauvais goût, d’Unreal Tournament ou Call of Duty, je vous encourage à l’essayer.

2 Commentaires


  1. Tiens donc, une belle mitraillette et un concept du turfu, je vais essayer.

    édit : zut et flûte alors, ça veut pas s’installer sur mon pc, dommage.

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