Le NDA est levé pour Vanguard: Normandy 1944, j’étais en effet testeur sur l’alpha depuis l’appel lancé à la fin du Kickstarter. Durant ces 6 derniers mois, j’ai joué 3 soirs avant de me désintéresser totalement du jeu tant le gameplay était faiblard. Ce week-end, je remets les pieds dans le plat une nouvelle fois à l’occasion de sa sortie en accès anticipé sur Steam… J’ai peur.

Un accès anticipé chiche en contenu

Le seul mode de jeu actuellement disponible s’appelle Raid. Ce sont des parties à 10 contre 10 où il s’agit de capturer des secteurs dans un système d’attaque/défense. Le principe clé du jeu étant que chaque équipe dispose de 2 escouades avec un certain nombre de vagues de respawn, elles sont activées par les chefs respectifs de chaque squad. Si elle est déclenchée alors qu’il n’y a pas assez de morts dans l’équipe vous perdez nécessairement des respawns. À l’inverse, si vous l’utilisez trop tard vous risquez de voir l’adversaire prendre l’avantage tactique. Notez que le dernier survivant de l’équipe peut demander une vague de réapparition et qu’elle est automatique si tout le monde est mort.

Le jeu est vendu avec 3 cartes : Pegasus Bridge, Merville et Lion sur mer. Elles sont jouables de jour ou de nuit. Le level design est relativement ouvert et les objectifs sont répartis côté défenseurs. Généralement, on a du mal à situer où se trouve l’ennemi qui, un peu comme sur Post Scriptum mais à une échelle beaucoup plus faible, peut facilement contourner les attaquants pour camper sur le chemin de la vague suivante.

Techniquement le cul entre deux chaises 

Artistiquement, le jeu est sacrément flou et certains paramètres comme la profondeur de champs sont forcés. La 3D est correcte (Cry Engine oblige) mais le gros point noir du jeu est clairement son sound design qui casse réellement l’immersion. Si je devais juger du jeu d’un point de vue purement technique, je dirais qu’il est minimaliste. On voit bien que les auteurs sont sérieux mais amateurs et cela se ressent à tous les niveaux : faible complexité du level design, manque de features comme le simple fait de se coucher par terre, gunfights assez rigides, doigts pas forcément bien placés sur les armes, etc. Par contre, rien à dire du côté des performances (sur 1060GTX, i5 6600K et 32GB de DDR4) et malgré son manque de profondeur, le jeu est jouable sans avoir à souffrir de chutes de FPS – malgré d’inévitables bugs de jeunesse.

Vanguard est clairement plus intéressant que ce que j’avais pu tester en alpha, par contre vous en aurez rapidement fait le tour si vous décidez de l’acheter. Actuellement en promo à 10€, il ne faudrait pas qu’il soit plus cher. Vous pouvez donc passer un ou deux après-midi dessus et supporter le projet, mais n’en attendez pas plus, sauf coup de cœur.

1 COMMENTAIRE


  1. Merci pour le retour, ou la douche froide, je ne sais plus trop.

    Si je devais juger du jeu d’un point de vue purement technique,

Connectez-vous pour laisser un commentaire