Après plus d’un an sans opération, Counter-Strike: Global Offensive a reçu début décembre, à la surprise générale (sauf la mienne), une grosse mise à jour apportant un mode BR intitulé Danger Zone. Vous pouvez y jouer en solo (16 joueurs), duo ou trio (18 joueurs) sur une carte assez grande pour CS, environ 416×416 mètres, mais relativement petite comparée aux tenors du genre, PUBG  ou Fortnite. Vous comprenez que Danger Zone ne joue pas dans la même échelle temporelle : une partie est rapide, comptez 10 à 20 minutes en solo.

Une carte d’environ 416 x 416 mètres soit 1,7 km²

Au début de chaque partie, après un rapide temps d’échauffement, vous pouvez choisir où dropper sur la carte. A la manière de Ring of Elysium, un seul joueur peut spawn dans une zone. Attendre vous permettra donc d’avoir plus de visibilité mais moins de choix tactiques.

Le comportement des armes est inchangé, il n’y a donc pas de balistique et les habitués de CS:GO “classique” devraient rapidement retrouver leurs marques en terme de skill. Comme tout bon BR qui se respecte, la partie démarre par une phase de loot pour trouver vos premiers équipements : un pistolet, un casque et de l’argent. Oui, de l’argent, car il est possible de commander directement de l’équipement via la tablette et de se faire livrer par drone. Quoi, une tablette ? Oui, dans Danger Zone vous avez un iPad vous permettant de faire vos courses mais aussi de visualiser la carte. Vous pouvez d’ailleurs accomplir quelques objectifs secondaires comme sauver un otage ou planter une bombe pour remplir rapidement votre tirelire. Les meilleures armes sont évidemment les plus chères, mais il est aussi possible d’en trouver des plus rares (AK, M4) dans des drops similaire à PUBG. Notons que vous pouvez améliorer votre tablette pour visualiser le trajet des drones adverses, l’évolution de la zone rouge ou encore affiner la résolution de la carte. Le TTK (Time to Kill) est un peu plus long car votre limite maximale d’HP est de 120, comptez 2 ou 3 MediShots pour restaurer entièrement votre santé. Enfin, chose amusante, il est possible d’abattre les drones adverses en pleine livraison pour voler leur équipement.

Plusieurs options d’achat, de l’abordable CZ au très cher FAMAS.

La denrée la plus rare étant les munitions, vous aurez rarement plus d’un chargeur à votre disposition et chaque tir devra compter : on retrouve là l’importance du skill pur à la Counter-Strike et qui devrait rapidement dégoûter certains joueurs. Si vous n’avez plus l’habitude de straffer et tirer et que vous ne connaissez plus vraiment les patterns du recul des armes, c’est un bon retour aux sources pour les joueurs mous de FPS que vous êtes devenus. Vous pouvez porter 3 armes : une principale, un pistolet et une arme de corps à corps. Notons qu’en plus des poings, d’autres armes de mêlée comme le marteau (que vous pouvez lancer !) font leur apparition.

La carte se découpe en hexagones : jaunes = ennemi, gris = sans danger, rouge = zone close

La map est découpée en hexagones : si l’hexagone est jaune, cela signifie qu’un joueur (ou vous-même) est présent dans la zone, si l’hexagone est gris, personne ne viendra vous embêter. Le Battle Royale version Valve est en réalité une véritable jeu du chat et de la souris où votre positionnement et votre intelligence de jeu feront une réelle différence sur l’issue d’un combat. C’est assez déroutant au départ, un peu frustrant car ce sont des mécaniques assez différentes des autres jeux du genre. Néanmoins, chez moi, cela fonctionne et on prend un réel plaisir à réfléchir à notre prochain mouvement. Concernant la carte proprement dite, on retrouve quelques maisons à gauche à droite, une petite zone industrielle et une petite forêt, on visualise donc rapidement les limites de l’éditeur de cartes et du moteur. Mais c’est Counter-Strike, donc ça fait le boulot.

Danger Zone n’est pas une révolution du genre, mais plutôt une addition sympathique à l’excellent FPS qu’est CS:GO. Les acharnés (comme moi) du titre y trouveront leur bonheur et une part de fraîcheur alors que les néophytes, adorateurs du BR lent et tactique, abandonneront rapidement la chose en criant au caca. Pour apprécier Danger Zone, il faut connaître et apprécier CS:GO, sinon ne prenez même pas le temps de l’essayer malgré le passage en F2P du titre de Valve. Danger Zone est exigeant, mais d’une manière différente.

7 Commentaires


  1. Bonne idée les zones en hexagones, ça change un peu, et des parties courtes et nerveuses c’est bien aussi, donc merci pour le retour, je m’en vais de ce pas essayer ça !

  2. Je joue qu’une fois par an à CS et 2 fois aux BR, mais Danger Zone est mon préféré en terme de BR FPS. Ce qui me plait c’est qu’il est polish.

  3. J’ai lâché CS au profit de PUBG y a un peu plus d’un an, mais t’as réussi à me motiver à le réinstaller.

  4. De la grosse merde ce mode de jeu, pendant que la map charge on tourne constamment à 200 ms voire 1500 ms quand sa tir. Sans oublier les décalages répétitifs, on se prend des wallbang headshot du turfu avant même qu’on est cramé la pose de l’ennemi. Bref je n’attends plus rien de ce jeu a la con qui n’est là que pour générer du profit à l’autre gros tas de Gaben.

    Coordialement.

  5. Les parties sont en effet rapides, mais pas du tout nerveuses comme je l’espérais, c’est même très mou, ptèt dû au faible nombre de joueurs max par partie…16 ou 18 c’est trop peu, même si la map est petite ya encore un peu de place pour y mettre de 25 à 30 joueurs…ce serait serré pour le largage par hélico mais ça ajouterait un peu de tension.
    Et je n’accroche pas du tout au principe d’achat de matos en cours de partie…livraison par drone, et tous ces billets à ramasser…

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