Nos impressions sur l’alpha de Pathologic 2

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Comme nous l’annoncions, l’alpha de Pathologic 2 est disponible. Quelques jours et quelques heures de jeu plus tard, il est temps de faire le point.

Quand on arrive en ville…

Pathologic 2 est un véritable remake augmenté du premier, même histoire, même lieu, mêmes personnages. Il nous permet d’incarner 3 personnes : deux hommes et une femme qui lutteront contre la peste s’abattant sur la ville.

Pour l’heure l’alpha nous met dans les bottes d’Artemy Burakh, dit l’Haruspex (chirurgien), fils du médecin local, revenu en ville après avoir reçu une lettre de ce dernier. On prend la main en sortant du train, entouré de 3 cadavres. Très vite il apparaît que le papa est mort et que nous sommes le principal suspect. Les habitants n’étant pas vraiment des flèches, c’est quasiment toute la ville qui nous en veut. L’alpha se déroule sur les 3 premiers jours du scénario de L’Haruspex, qui en comporte 12 en tout, et le premier jour va être en grande partie consacré à prouver notre innocence…

Le temps c’est du mouvement

Au début, on se contente d’aller un peu partout, et de parler avec tous le monde. Le jeu prévient qu’il ne nous prendra pas par la main, et pourtant le gameplay se dévoile tout en douceur. Pour causer avec les gens, il faut traverser la ville. Pour traverser la ville, ça va quand même plus vite de courir. Quand on court, une barre de soif se vide de droite à gauche, et elle se vide avec le temps de gauche à droite en plus ! Bientôt cette barre devient toute petite, on va donc boire à une fontaine. Boire à une fontaine permet de remplir l’intégralité de la barre de soif, de la ramener à sa taille initiale et ajoute temporairement une barre de stamina permettant de courir sans entamer notre soif. C’est ainsi qu’on apprend les choses par le gameplay dans Pathologic 2.
Même chose pour la faim, durant le premier jour, on trouve régulièrement à manger dans les différents lieux qu’on visite. À partir du second, tout se complique, et on se retrouve à devoir se préoccuper de ce système de Trade, qu’on avait bien vu, mais qui semblait sur le moment un peu superflu. Après avoir vidé sa réserve d’argent pour acheter de la nourriture à des prix exorbitants dans les épiceries, on apprend à looter tout ce qui passe. Voire même à cambrioler des maisons, pour glaner de multiples objets afin d’avoir de quoi faire du troc à tout instant comme les très importantes bouteilles vides. Encore une fois tout ceci vient très naturellement après avoir failli mourir de faim une ou deux fois.
D’autres choses sont introduites de manière moins subtile comme le crochetage, mais les explications vous laisseront tout de même faire vos propres erreurs. C’est un vrai plaisir de parcourir la ville de manière insouciante, pour se rendre compte qu’on a vraiment pris tel ou tel aspect du jeu avec légèreté, et finalement s’en sortir de justesse en se disant qu’on fera avec.

 

Révolution !

Les quêtes suivent le même principe, vous récoltez des indices qui formeront un arbre, dont parfois les branches se joindront. La progression est, là aussi, organique : vous faites ce que vous voulez. Si vous voulez gruger, vous pouvez. Si vous voulez suivre aveuglément vos objectifs vous pouvez aussi. Comme pour la gestion de la faim, j’ai eu la sensation que quels que soient vos choix, le jeu vous donnera les moyens de vous en sortir.
Au début la lenteur des déplacements et la taille de la zone de jeu peuvent paraître décourageantes, surtout quand vous ferez vos premiers allers-retours, mais le gameplay à base de loot, de trade et de pauses boissons, s’assurera que vos trajets ne soient pas ennuyeux. Les déplacements se transforment rapidement en une chance de plus de trouver de quoi survivre un peu plus longtemps.
Les dialogues seront à lire avec attention, car les personnages, y compris celui que vous incarnez, en savent plus que vous. Ils ne prendront pas toujours la peine de vous expliquer les choses. Il faut donc savoir lire entre les lignes. Pour autant la quantité de texte reste raisonnable, et on échappe au syndrome des 20 minutes de blabla si cher aux jeux narratifs de maintenant.

 

Alpha ah ah ah

Ça reste cependant une alpha, avec son lot de bugs et de problèmes. Les déplacements et les sauts sont très très rigides.

Il y a des bugs de pathfinding pour les PNJ, du clipping (merci le moteur Unity), ce qui tue instantanément la superbe ambiance du jeu. Bien sûr quelques retours bureau sont à noter. Enfin et surtout les temps de chargements sont anormalement longs, il faut plusieurs minutes pour charger la ville lors du premier lancement et plus on avance, plus le jeu freeze souvent. Là aussi, on remercie le moteur Unity, qui n’est définitivement pas fait pour ce type de monde ouvert.
Je ne vous parle pas des gunfights, car après avoir testé les combat à mains nues, j’ai préféré jouer pacifiste et fuir les combats. D’autant plus qu’un bug de touche m’empêchait d’avancer en combat. Clairement l’intérêt du titre ne réside pas là, même si tuer tout le monde vous permettra sans doute d’être craint et donc respecté en ville, ainsi que d’avoir un loot plus conséquent.

 

Pathologic 2 se présente comme un excellent RPG, l’univers est toujours aussi unique et barré. Le gameplay est tout ce que j’attends d’un RPG moderne. Les 4 ou 5 heures qui m’ont été nécessaires pour finir cette alpha m’ont vraiment convaincu. Je ne vous ai pas parlé de tout (le système de réputation ou de craft léger, les autopsies, la peste des sables), mais le jeu est riche et fort bien foutu pour l’instant. On a donc hâte d’en voir plus.

 

2 Commentaires


  1. Cool ça a l’air bien fun tout ça ! Du coup niveau anglais c’est pas trop tendu ? J’avais testé le 1 mais le vocabulaire un peu élaboré (pour mettre dans l’ambiance) m’avait cash refroidi o_O.

  2. J’ai pas eu de problèmes particulier, et j’ai pas un niveau d’anglais de ouf. En fait sur les dialogues le plus gros “soucis” peut-être que certains perso te parlent comme si tu connaissaient tout le lore du jeu. Du coup il faut vraiment accepter de jouer le jeu et lire entre les lignes pour tout comprendre, et au bout d’un moment ça va, ça finit par rentrer 😉

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