Disponible en Early Access depuis cette semaine pour 15€, Last Tide est un Battle Royale en vue FPS où s’affrontent une centaine de plongeurs.

La partie commence de façon très classique : un gros bateau traverse de façon rectiligne la carte. Vous mettez un marqueur sur le lieu-dit de vos désirs sur la map et le moment venu, vous vous éjectez. Vous voilà balancé à la flotte dans une torpille next-gen qui ferait pâlir Elon Musk. L’engin se manœuvre facilement et permet de parcourir quelques centaines de mètres. Au moindre contact, la torpille s’arrête et il faudra finir le parcours à la nage.

La torpille humaine remplace le parachute
Que du très classique pour l’habitué du BR

 

S’enchaîne logiquement la phase de loot et à moins de vous être complètement foiré, vous devriez être stuffé basiquement en 2 minutes chrono. Vous trouverez très aisément une épave ou structure sous-marine à explorer. Certaines sont de grands bâtiments engloutis dont il faudra visiter les salles angoissantes après avoir tiré les portes métalliques grinçantes et qui promettent quelques rencontres inopinées avec des plongeurs-campeurs. Graphiquement ce n’est pas exceptionnel. Ça l’est encore moins s’il vous prend l’idée d’aller en surface pour monter sur les quelques terres émergées aux textures basiques et qui vous feront un gros fuck à coups de murs invisibles : on replonge vite la tête sous l’eau.

Notre plongeur est livré de base avec un couteau et un lance-grenades (vide) et pourra au fil de la partie s’équiper d’un maximum de 3 armes : une de poing, ainsi que 2 fusils. À côté des classiques flingues, shotguns, SMGs et fusils automatiques, il est possible de jouer avec un mini-grappin qui pourra vous sauver la mise en vous tractant vers la zone plus rapidement. Plusieurs projectiles pour le lance-grenades sont lootables, ils pourront par exemple produire un nuage d’encre digne d’un calamar ou encore éclairer une zone. Ce dernier est particulièrement utile pour déloger les campeurs car une fois éclairés, les joueurs se retrouvent marqués et entourés d’un halo rouge (cf. le marquage aux jumelles dans Battlefield).

Ce wallhack est l’effet produit par une grenade flare
Impossible de mettre palme à terre pour aller explorer ce paradis terrestre (textures en qualité max)

Je sens que la question de “comment fait-on pour tirer sous l’eau ?” vous trotte dans la tête alors réglons-la. Les flingues, apparemment inspirés d’armes réelles, tirent plusieurs sortes de munitions sous-marines tels que des harpons, des mini-fléchettes ou encore des balles subaquatiques. A ce propos, les armes possèdent, à l’instar de PUBG, des slots pour y placer des accessoires. On retrouve la variété d’optiques habituelles, les grips, les crosses, les embouts mais aussi une lampe-torche pouvant éclairer et éblouir l’adversaire.

Au niveau de l’équipement, rien que du classique, du moins pour les habitués de PUBG : gilets, casques et sacs sont disponibles en 3 niveaux de performance. Petit élément supplémentaire mais indispensable dans cet univers aquatique : des palmes peuvent être trouvées parmi le loot. Elles permettent de nager plus rapidement et arriver à mettre le pied sur le modèle 3 étoiles peut être intéressant pour rattraper ou fuir l’ennemi.

Ça va ? Pas trop dépaysé ?
La torche vous permettra d’être vu avant de voir

 

On le voit, Last Tide propose du très classique et le joueur de PUBG ne sera pas perdu dans le système de jeu. Cela continue avec le gameplay, il s’agit de fuir une zone circulaire se refermant en plusieurs étapes. Celle-ci, assez lente, ne m’a pas semblé constituer un vrai danger et il faut vraiment le faire exprès pour se retrouver hors zone. Les ticks de dommage de PUBG & co sont ici remplacés par des requins qui vont venir vous croquer 50% d’HP avant d’arriver à vous en défaire à travers une mini-séquence QTE qui consiste à spammer des coups de couteau. Voilà, la présence du gros requin se résume à cela : un gimmick pour faire joli sur la pochette du jeu. Plus dangereuses sont les zones de bombardement s’étendant sur la trajectoire complète d’un ersatz de F117 qui larguera quantité de grenades sous-marines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’environnement aquatique se révèle intéressant pour les combats. La map actuelle ne propose pas une profondeur exceptionnelle, une cinquantaine de mètres maximum, mais c’est suffisant pour arriver à se faufiler en rasant le fond marin en zone désertique, ou pour surprendre l’adversaire d’en haut en secteur fortement densifié.

Pour trouver vos victimes, les développeurs ont pris pas mal de libertés. Tout d’abord, malgré l’eau, ne comptez pas tuer silencieusement, les tirs se font en effet entendre sur de grandes distances en plus de laisser des bulles traçantes. Également, si un autre plongeur se trouve à proximité, vous entendrez furtivement le bruit de son tendeur ou de ses palmes selon sa vitesse de nage.

D’autres features irréalistes sont présentes pour contrer deux des grosses menaces habituelles du genre Battle Royale. Les snipers qui squattent une grotte par 50m de fond ou un nid-de-pie se voient affubler d’un gros flash lumineux lorsqu’ils visent, un effet graphique similaire à celui que propose Battlefield depuis des années. Quant aux campeurs, ils seront trahis par les bulles de respiration que produisent les personnages qui adoptent une position immobile. Celles-ci n’étant pas sujettes aux collisions avec les objets 3D, en étant vigilant, il est aisé de griller un joueur se la tripotant au fin fond d’une coquille de noix.

En rouge, le campeur fait des bulles. Le petit nageur en vert non.
S’il est permis d’achever les morts comme dans PUBG, le teabag est en revanche impossible

Les combats en eux-mêmes sont assez classiques, le TTK se rapproche de celui de PUBG mais le frag est facilité par les armes qui tirent de façon tendue. De près comme de loin, placer le viseur sur l’ennemi suffit et reste à vous de bien gérer le recul. Notre plongeur étant assez vigoureux, le straff ou la fuite pour mieux revenir sont de bonnes options. Malgré l’élément aquatique qui nous entoure, ça bouge plutôt bien même s’il m’est arrivé fréquemment de vouloir faire pivoter mon personnage sur lui-même comme dans Shattered Horizon.

Les combats sont les moments forts de chaque partie. Ils ne sont pas si fréquents tant la map permet aux joueurs de rester dissimulés et une sorte de brouillard limitant la distance de vision à quelques centaines de mètres permet de se faufiler en douce. C’est pourquoi, même si l’on arrive à se stuffer très vite, une partie de bout en bout se joue en 30 minutes, un rythme à peu près comparable à PUBG.

C’est parfois presque beau
Vous vous glisserez dans tous types de trous

 

Esthétiquement, Last Tide est un peu rebutant au premier abord, sans réelle direction artistique et la fameuse interface d’inventaire chère à tout bon jeu en accès anticipé est là, ascenseurs de défilement inclus. Comme ses autres cousins BR, il tourne sur l’Unreal Engine qui a encore décidé de faire des siennes au niveau des performances. Notez que sur un i7 6700K couplé à une 1080Ti le jeu tourne à 80-90 FPS avec quelques chutes de framerate en réglage élevé (le réglage maximum étant le très élevé).

Pas très sexy non plus la population du jeu qui stagne toujours sous les 1000 joueurs depuis la disponibilité du jeu il y 2 jours. Je rappelle qu’une partie se lance avec 100 joueurs dans le lobby. Aussi pour éviter de trop attendre j’ai dû principalement jouer sur les serveurs US se remplissant bien plus vite que les européens.

Last Tide c’est le PUBG du printemps 2017 sous la flotte, avec un requin en tête de gondole à la place de Brendan Greene. En passant outre son esthétique douteuse et certains choix de design encore bancals, on s’y amuse à engranger des coquillages, la monnaie du jeu, en espérant pouvoir un jour les dépenser dans une nouvelle combi fluo si la population online arrive à sortir son bec de l’eau.

6 Commentaires


  1. Je trouve que le lance grenade est un outil ultra (trop?) important dans ce jeu. Un groupe campe dans une carcasse, pouffe grenade sanguines qui attire des requins pour les attaquer, meilleur moment pour charger. Sous le feu ennemi au milieux de dunes? pouffe grenade d’encre (qui sont de vrai gros fumigène). Couvrir une entre ? grenade flare qui highlight tout plongeurs a proximité.

    J’aime beaucoup jusque la, le TKK est assez long (hors harpon) et il y a moyen d’être beaucoup plus creative que dans PUBG. Avoir si la population va tenir.

  2. Bon article. Dommage pour les requins un peu inutiles, j’aurais justement apprécié un côté PvE plus tendu avec les requins qui sillonnent ou sont attirés par le sang.

  3. Comme le dit L_Etranger, il semble qu’on puisse faire mumuse avec les requins avec certaines grenades et le sang. Mais il doit falloir vraiment le chercher car je n’ai rien vu pour le moment. C’est bien plus simple d’utiliser un fusil harpon avec une lunette sniper.

  4. Review honnête, je m’amuse bien sur le jeu. Pour 12€ c’est pas du vol. Mais le jeu ne semble pas attirer les foules (il sort en même temps que SCUM qui est déjà numéro 1 sur steam)

    Il faut parfois attendre 15 mins dans le lobby pour que la partie se lance, du coup j’ai un peu peur que le jeu soit oublié avant même que les développeurs puissent taffer convenablement dessus.

    Même remarque que plus haut, les flares du lance-grenade devraient être supprimées. Je préfèrerais à la limite voir les ennemis sur la mini-map plutôt que cet ignoble halo rouge autour des persos.

    Ils doivent également bosser la partie faune, la bouffe pour requin c’est rigolo, mais ça doit être retravaillé. Les requins sont prévisibles et arrivent toujours seuls en ligne droite. C’est facile de les buter à distance.

  5. Oui tu peux premade une équipe de 4 ou jouer solo squad.

    Il n’y a pas de chat vocal ou écrit ingame. Prévois discord.

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