Witch It est un Prop Hunt coûtant 15€ et disponible sur Steam en accès anticipé depuis un peu plus d’un an.

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe de ce mode de jeu, il consiste en l’opposition de 2 équipes. Durant les 30 premières secondes, une équipe constituée de sorcières verruqueuses va devoir se cacher dans l’environnement grâce à un pouvoir utilisable à l’infini permettant de contrôler n’importe quel objet 3D (“prop” en anglais). Une fois le délai passé, les fauves en forme de péïzous à l’air demeuré, et jusqu’alors maintenus sous écrous, sont lâchés. Pour l’emporter, ils doivent démasquer en 4 minutes toute l’équipe de nez crochus en shootant un peu partout.

Au niveau des bons points, le jeu brille par la variété de ses maps aux couleurs chatoyantes de type médiéval mais pas que. Parmi les 9 niveaux que compte Witch It, on pourra visiter une île déserte, une bibliothèque, un château, un village ou encore un théâtre. Les textures légèrement pixelisées donnent quant à elles un certain cachet au jeu. Je ne vous promets pas de franches rigolades mais les graphismes cartoons sont assez marrants, les péïzous fraggent en balançant des patates et certaines situations ridicules vous feront à coup sûr rire. Le jeu mérite aussi que l’on s’attarde sur certains clins d’œil disséminés dans les niveaux.

Le souci réside dans le principe du jeu en lui-même. Je pourrais par exemple vous parler de cette grandiose victoire où je suis resté perché à 3m du sol en haut d’un cocotier pendant 4 minutes… déguisé en l’une des noix de coco. Un autre de mes meilleurs moves fut justement de rester immobile alors que j’avais pris la forme d’un livre dans le niveau de la bibliothèque ! Se la jouer téméraire et provocateur en variant les cachettes sera évidemment plus fun mais, hélas, n’apporte aucun avantage immédiat ou au niveau du score complètement absent du jeu. En cas de danger, la fuite est votre seule issue, bien aidée par la possibilité de lancer des leurres qui peuvent faire gagner quelques secondes. A part ça, il faudra subir les tirs sans jamais pouvoir se défendre activement. Bref, côté sorcière, on s’emmerde un peu.

Vis ma vie de noix de coco
Vis ma vie de livre

 

En tant que chasseur de sorcières, votre rôle consistera à tirer de façon infinie sur tous ces objets 3D immobiles… et de redoubler d’efforts lorsque justement votre cible se met étrangement à rouler ou s’envoler (grâce au fameux balai volant des sorcières) à l’autre bout de la map. À l’instar d’un Overwatch, le paysan dispose aussi de compétences à timer qui pourront être lancées au moment opportun afin de faciliter la chasse telles qu’une poule braillant si elle détecte une odeur de sorcière dans le coin, ou un grappin permettant d’atteindre n’importe quel endroit en hauteur. Ces compétences offrent un peu de variété car de nouvelles sont déblocables, à côté d’items cosmétiques, à mesure qu’on améliore son personnage, aussi bien côté sorcière que côté chasseur.

Un lecteur de NoFrag typique
Poulet et patate, les 2 armes de base

 

Concernant la population, le jeu a rarement dépassé la centaine de joueurs simultanément mais le matchmaking demeure efficace et m’a toujours permis de jouer.

Witch It ne vaut pas ses 15€ et il paraît peu probable qu’il les vaille à sa sortie d’early access. Le jeu, pourtant très léché, des graphismes jusqu’à son matchmaking bien rodé avec une population ridicule, lasse très vite le joueur peu patient. Lorsque son prix sera divisé par 3, foncez sans souci.