Steam a récemment créé une petite polémique chez les masturbateurs les plus zélés en censurant des Visual Novel (mais si, ces fictions quasi-interactives en images fixes façon manga) qui comportaient des scènes de nudité ou, tout simplement, des nibards. Aujourd’hui, le magasin de Valve fait à nouveau parler de lui : il lui est en effet reproché d’abriter en son sein un jeu au contenu infâme qui devrait tout de suite être retiré de ses étagères.

Infer Trust, une fondation caritative anglaise dont le but est de sensibiliser aux questions de sécurité liées à l’utilisation d’armes à feu, a en effet dénoncé le jeu Active Shooter qui se présente comme étant une simulation de school-shooting : “C’est de très mauvais goût. Il y a eu 22 fusillades scolaires aux États-Unis depuis le début de cette année. C’est épouvantable. Pourquoi quelqu’un penserait-il que c’est une bonne idée de commercialiser quelque chose de violent comme ça et d’être complètement insensible à la mort de tant d’enfants ? Nous sommes consternés que le jeu soit commercialisé.”

Infer Trust a donc demandé le retrait du jeu du magasin Steam avant le 6 juin, date de sortie officielle du jeu et Valve n’a, pour le moment, pas fait le moindre commentaire.

Si on se fie à l’article écrit par les journalistes professionnels de la BBC, Active Shooter (ce nom n’est d’ailleurs pas mentionné) serait un jeu réaliste et impressionnant, une simulation dont le but serait de massacrer le plus de civils possible. Évidemment, lorsqu’on se rend sur la page Steam du jeu, on se rend compte que la réalité est toute autre.

Non seulement le jeu est une déjection visuelle qui pourrait peut-être impressionner quelqu’un ayant été dans le coma depuis le début des années 90 mais l’aspect réaliste est encore à démontrer avec son HUD imposant réalisé sous paint et dégueulant d’infos inintéressantes ainsi que ses modèles de personnages errant de manière totalement aléatoire dans des corridors vides. Et ne parlons pas de l’IA des membres du SWAT utilisant visiblement une technique secrète d’intervention appelée la file indienne et qui consiste à se coller le plus proche possible les uns des autres et à tirer à côté de sa cible.

D’après le développeur, le concept du jeu n’est pas simplement d’incarner un school-shooter dans le but de faire le plus de victimes innocentes possible, mais d’avoir le choix du protagoniste : on peut aussi y incarner un membre du SWAT et, lors d’une mise à jour qui arrivera après la sortie du jeu, un civil. C’est écrit dans le résumé du jeu sur la page Steam et le développeur explique ceci sur l’onglet actualités du jeu : “À l’origine, lorsque le développement du jeu a commencé, j’avais prévu de ne proposer qu’un gameplay de type SWAT. Puis j’ai pensé à ajouter plus d’éléments de gameplay en ajoutant des rôles supplémentaires : du tireur et du civil. (…) Il y a des jeux comme Hatred, Postal, Carmageddon, etc. qui sont pires que Active Shooter et qui se concentrent littéralement sur les fusillades et les tueries de masse.”

On pourrait supposer qu’un article rédigé par un véritable journaliste pourrait parler de ces subtilités – seulement, cela risquerait d’atténuer une nouvelle polémique pas chère. Quoi qu’il en soit, on peut effectivement douter de la pertinence de s’en prendre à un jeu de merde qui aurait dû rester dans les oubliettes de Steam auxquelles il appartient plutôt que, au pif, à la violence dans les écoles.

13 Commentaires


  1. Si on devait interdire tous les jeux « réalistes » où on joue des méchants…

  2. Il aurait pu justifier que ce ne sont pas les jeux qui tuent, mais les gens qui les utilisent.

  3. Mais alors…Pourquoi Valve interdit les eroges mais pas les shooters? Si ils sont tout les deux interdits -18, la règle devrait être la même.

  4. C’est parce que le puritanisme américain a historiquement toujours préféré largement la violence au sexe

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