Après les bons plans et liens affiliés vous attend la suite de l’incipit de Vent Glacial sur Sarajevo de Guillaume Ancel.

Jeux vidéo

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Matériel informatique

Telerama Nerd*

Suite de la visite de la rédaction

L’équipe teste de la troisième carte de PUBG en avant première

Fabre, qui préfère qu’on l’appelle «Boucherie », me présente le reste de l’équipe en s’essuyant les mains sur un tablier où sourit Daniel Garner. Je connais déjà Nounoursss et rgk, deux brigadiers-chefs de mon régiment avec qui je me suis entrainé avant de venir. Un spécialiste des transmissions a remplacé l’adjuvant Dupont dit « Delta », parce que des compétences en radio cryptée sont désormais exigées, c’est le sergent Docteur Vodka. Il fait très jeune avec des lunettes aussi rondes que ses yeux et ses cheveux trop courts, il me regarde avec un air timide, un peu dubitatif.
Deux officiers complètent cette équipe, ce sont les seuls habilités avec El Tyrannos à déclencher une frappe aérienne. Le lieutenant JackHarkness, au sourire désinvolte, vient du 8ème groupe de chasseurs de Wittlich, une base sur laquelle j’avais expérimenté le missile Mistral. J’aimais bien cette garnison de l’Eifel allemand, près de la vallée de Moselle, mais il en parle en des termes qui me font craindre que ses idées ne dépassent pas la longueur de ses cheveux. Pas grave, il attendait mon arrivée pour finir sa mission de six mois, et quitte l’équipe la semaine prochaine. La sensibilité de notre activité fait qu’aucun contrôleur avancé ne peut partir avant d’être physiquement remplacé.
Je reconnais Rutabaga, l’autre lieutenant, que j’avais rencontré au 1er REC*. La tête dans les épaules presque sans cou, un regard bovin et des lèvres lippues ajoutent à un physique aussi solide que peu gracieux. Il me salue avec un sourire silencieux, son regard est sombre.
Cette équipe de six personnes constitue le TACP, formé pour guidé sur le terrain – au sol – les frappes aériennes dont pourrait avoir besoin le bataillon : trois contrôleurs avancés et trois équipiers. Je les organise en binômes, je prendrai Crocoii avec moi, c’est le plus ouvert. Je regarderai comment fonctionne les autres pour en faire des paires.
Assis à côté du nouvel arrivant qui sera bientôt leur chef, ils ne savent pas quel sujet aborder. Alors je leur demande pourquoi la seule fenêtre de la pièce est obstrué par une grande plaque de métal.
Rutabaga explique :
– C’est une protection contre les snipers, qui ne peuvent plus nous voir et contre les balles perdues. La plaque est suffisamment lourde pour arrêter des munitions légères et on peut quand même avoir un peu de jour en la décalant légèrement sur le côté.
Évidemment, ça ne contribue pas à la sérénité du lieu…
Fabre nous sert de sa fameuse piperade, pendant que rgk détaille pourquoi les missions se passant de nuit ou se prolongeant bien au-delà de ce qui était prévu, ils emportent toujours sur eux de quoi être autonome pour quarante-huit heures en plus des sept jours de ravitaillement dans le VAB, y compris en eau, munitions et carburant. Nounoursss rajoute que pour les mêmes raisons, l’équipe a tout prévu pour être indépendante en termes de cuisine. Il se lève et ouvre le banc sur lequel il est assis : c’est un coffre à provisions, rempli de rations de combat et de boîtes de conserve.

Chacun se demandait quel crétin de bureaucrate avait pu concevoir l’entrainement.

Comme Drvodka ne dit rien, je lui demande de me montrer le matériel après le déjeuner. Dans la même grande pièce, il me fait rentrer dans un espace délimité par des panneaux de bois couverts de râteliers métalliques. Il me présente les radios cryptées dites « 4G » ainsi que trois radios sol-air qui permettent de dialoguer avec les pilotes en l’air jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres. Nous avons aussi des talkies-walkies pour discuter entre nous, avec des répétiteurs installés dans Bâle pour allonger notre portée.
Rgk prend le relais et passe en revue le râtelier des armes : fusil d’assaut Famas et mitrailleuses AA52 pour le VAB, caisses de munitions, grenade à fusil et à main, ainsi que des pots thermiques capables de faire fondre n’importe quel matériel si nous avions à le détruire d’urgence. Nous devons conserver en permanence sur nous les armes de poing, nos pistolets.
Crocoii a déjà sorti de mes sacs le fusil à pompe que j’ai emporté pour cette mission. Dans ce contexte compliqué, des camarades m’avaient prévenu qu’il faut pouvoir tirer sans tuer, surtout si c’est un gamin qui vous braque. Je me suis donc procuré un fusil à pompe en calibre 12 à cinq coups, un Maverick noir, pour tirer des munitions en gomme non létales, dites « Gomm-cogne ». Si ça tourne mal, je les remplacerais par des munitions flèches, qui traversent à peu près tout, alternés avec des chevrotines à forte dispersion. Sa portée est limité à 50 m, c’est nettement moins performant qu’un fusil d’assaut, mais ça peut être utile en milieu fermé. Les parachutistes uruguayens qui m’escortaient au Cambodge en emportaient pour les mêmes raisons.

*Abréviation de premier régiment étranger de cavalerie.

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