Attendu comme le gros FPS AAA de l’année 2017, Wolfenstein 2 fut pour certains une véritable révélation, pour d’autres une douche froide. Pour moi, le jeu ne fut certainement pas à la hauteur de l’attente générée par ses trailers hauts en couleurs et en violence : j’y ai trouvé un shooter plaisamment violent et souvent efficace, mais bourré de défauts techniques et d’erreurs de gameplay, agrémenté de passages forçant le joueur à participer à la grande foire à la gewurst que sont les pénibles phases dans le hub en lui demandant d’aller chercher des pommes de terre pour un cochon.

L’apogée narrative du jeu vidéo

Quoi qu’il en soit, le jeu va proposer 3 DLC formant les Freedom Chronicles, achetables sur steam à 10 euroubles chacun ou sous forme de Season Pass à 25 €. Pour le moment, seul le premier épisode est disponible. Ce DLC vaut-il votre temps et votre argent ? Arrive-il à combler les lacunes présentes dans le jeu de base ? Parvient-il à faire de vous l’Ubermensch que vous avez toujours voulu être au fond de vous ? Les réponses à la plupart de ces questions sont dans le test ci-dessous.

 

 

The Freedom Chronicles Épisode 1 : Les Aventures de Gunslinger Joe

La moustache de Stallion  

Le premier DLC vous balance dans la peau de Joseph Stallion, joueur de football américain chicagoan qui, en plus de son patronyme étonnamment similaire, possède un physique ressemblant fortement au petit père du peuple. Notre Gunslinger Joe se voit forcé par l’occupant Nazi à simuler une défaite lors un match de football (le vrai, celui qui se joue avec les pieds) contre l’équipe nationale allemande. Il se rebelle, refuse de perdre le match et est enfermé dans une cellule où il découvrira que les Nazis sont peut-être très forts en design d’uniformes mais qu’en maçonnerie on repassera.

Profitant des caractéristiques physiques avantageuses de notre héros moustachu (on ne vous le dira jamais assez, faites du sport), le DLC nous propose donc d’exploser du Nazi de la manière la moins subtile possible. Exit les phases de repérage et d’infiltration, ici Joseph fait éclater ses ennemis et les décors en fonçant dessus et encaisse des dizaines de tirs grâce à ses points de vie et d’armure augmentés pour l’occasion. A ce niveau là, on peut dire que le DLC remplit son contrat en poussant le joueur à jouer de façon agressive et brutale, on est là pour TUER TUER TUER, ce qui permet de profiter pleinement d’une des principales qualité du jeu de base, à savoir démonter les petits bras du Reich et les éparpiller aux quatre coins des niveaux façon puzzle.

 

 

Exploser du Nazi de la manière la moins subtile

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Seulement, si les combats restent jouissifs, difficile d’apprécier ces maps qui ne sont que des resucées à peine réaménagées de niveaux du jeu original. On se plaignait déjà du manque d’inspiration de Wolf2, mais là on tourne carrément en rond : vous reprendrez bien un peu d’entrepôts grisâtres accompagnés de corridors grisâtres et d’escalier métalliques grisâtres ? Il n’y a bien qu’une seule (très courte) scène marquante dans l’intégralité du DLC, qui m’a d’ailleurs rappelée avec émotion la fin de Duke Nukem 3D. Le reste, que ce soit au niveau des décors, des armes ou des ennemis, vous l’avez déjà vu avant.

Si vous faites partie de ceux qui ont, pour une raison qui m’échappe, trouvé en Wolfenstein 2 le pinacle de la narration dans un shooter, vous allez aussi très vite déchanter face aux Aventures de Gunslinger Joe : non seulement la narration n’existe qu’à travers quelques cutscenes animées façon comics moches des années 40 et de rares interventions vocales de notre héros mais, en plus, l’histoire n’est qu’un prétexte justifiant vaguement l’enchaînement de niveaux qui n’ont aucun rapport les uns avec les autres. Parfois, on aperçoit une ébauche de commencement d’arc narratif (“Tiens, les nazis font des expériences sur les prisonniers… mais que cherchent-ils à faire, hmm ?”) mais ces pistes ne sont finalement jamais exploitées : d’un point de vue scénaristique et narratif, cet épisode 1 des Freedom Chronicles est proche du néant.

Sans saveur

En définitive, ces Aventures de Gunslinger Joe ne pourront plaire qu’aux amateurs des combats viscéraux de Wolfenstein 2 et qui ne seraient pas dérangés par le fait de traverser à nouveau des endroits déjà visités avec les mêmes armes en main et les même ennemis à affronter… pour une durée d’environ une heure et demie. À plus d’1€ les dix minutes de jeu, ça fait cher le plat réchauffé au four à micro-ondes

 

1 COMMENTAIRE


  1. J’avais choppé le Bundle jeu+ season pass pour une trentaine d’euros alors j’ai testé ce DLC qui n’en vaut clairement pas le prix!!!
    C’est à la limite du Mod qui réutilise les .bsp (nostalgie des Maps CS téléchargées) du jeu! Et que dire de la durée de vie rachitique?!!
    Et ils vendent ça 10€?! De la moquerie de figure oui!!!

Connectez-vous pour laisser un commentaire