Splash Damage, créateur de Dirty Bomb, a récupéré le contrôle de son jeu en 2017. Il était en beta test depuis trois ans, durant lesquelles les joueurs auront pu profiter en guise de nouveautés de personnages déjà présents lors de l’alpha test… Splash Damage s’est donc enfin tiré les doigts, a recruté des codeurs, graphistes et tout un tas d’autres nerds londoniens. Presque un an après, nous y voilà, le jeu est toujours en Beta Test…

Mais c’est quoi Dirty Bomb ?

Malgré leur tronche en 2008, ces gus ne sont toujours pas chômeurs

Il était une fois une bande de pote qui ont codé quelques maps pour un jeu commercial. Jusque là, on s’en fout un peu mais de cette expérience naquit Wolfenstein ET. Bon gré malgré eux, ils ont continué à accumuler de la nerd crédibilité jusqu’au pétard mouillé que fut Brink. Tout aurait pu s’arrêter là mais Splash Damage avait assez de trésorerie pour survivre au bide commercial. Alors ils sont revenus avec un nouveau pétard et, pour faire marcher la libido des joueurs, ont ajouté qu’il serait sale. Dirty Bomb était lancé. A la suite de Wolfenstein ET et Brink, c’était un nouveau FPS multijoueur où ton équipe essaie d’accomplir des objectifs pendant que l’autre équipe te canarde. L’équipe qui réalise le meilleur temps gagne. Afin de se distinguer de leurs concurrents, pour le meilleur comme pour le pire, Dirty Bomb sera exigeant : trick jump, gestion du temps, multitude de dynamiques des armes et des pouvoirs, synergies multiples, contres multiples, il faudra savoir se servir de son clavier, de sa souris et de son cerveau.

Sur le papier, c’est un super jeu. D’abord, de manière assez classique, il y a cinq types de classes, chacune avec leur propre rôle. Les ingénieurs posent ou désamorcent des bombes, réparent les générateurs et le EV, le transport blindé à escorter. Les artificiers cassent le EV, distribuent des munitions et certains peuvent aussi détruire les générateurs qui ferment ou ouvrent des chemins alternatifs. Les médecins soignent ou relèvent les équipiers à terre. Les combattants tuent. Les snipers font caca derrière leurs caisses. Vu que lors d’un match compétitif, il faut faire un meilleur temps que l’adversaire, il va falloir essayer de prendre l’ascendant avec rapidité et vient alors ce qui fait le sel du jeu. Comme la défense est mieux placée, il faut être attentif à ne pas tuer quelqu’un pour qu’il revienne cinq secondes après plein de vie et de munitions, se faire buter et condamner ses camarades à être un de moins à l’assaut en cours. Les vagues de résurrection étant synchronisées et connues de tous, elles permettent d’anticiper où se trouvent les adversaires et de proposer des prises de risque. Partir contourner l’adversaire au risque de se faire remarquer et transformer en passoire ? Charger là où tu es attendu mais profiter du fait que c’est le plus court chemin vers l’objectif ? Se déplacer au couteau pour augmenter sa vitesse quitte à se retrouver gros jean en tombant sur un adversaire à la gâchette rapide ? Avec des vagues calées toutes les 25 secondes et deux équipes qui s’évertuent à être le plus mobile possible, il va falloir penser vite et tuer vite.

Si tu vois de l’XP s’accumuler, c’est que tu es utile à ton équipe

Là où le bas blesse, c’est dans son propre point fort et c’est que ça requiert deux choses pour gagner : du travail d’équipe et un cerveau. Par exemple, malgré le message informant qu’une seule personne peut réparer ou désamorcer à la fois, il est commun de voir Jean Crétin faire la même action que toi alors qu’il ne joue pas un ingénieur et ferait mieux de te couvrir. Ou de voir ce même pinpin, alors qu’il est le seul à avoir ce cher ingénieur dans son pool de mercenaires se focaliser à surveiller un coin de la carte où l’action n’est plus en tant que sniper. De quoi finir en enfant allemand fracassant son clavier devant la misère de l’humanité ou simplement laisser le jeu tranquille quelques semaines et y revenir car, c’était quand même gratifiant d’arracher une victoire à 3 secondes de l’adversaire sur un coup d’éclat ou de trôner en tête des Kill/Death avec un joli 50/3 face à des joueurs ayant comme vous plus de 200 heures de jeu.

Ok, mais quoi de neuf pour 2018 ?

Le futur Hunter et son arbalète à la con

Déjà, accrochez vous, le jeu va sortir de la Beta. Si, si, c’est même sur leur chaîne youtube. La phrase est “on the first half of 2018”. Donc, si vous lisez l’anglais, vous avez compris, pour fin 2018, ça devrait être bon, inch allah. Deuxièmement, la horde de Jean Pinpin qui croyait que le jeu était un Pay to Win en est venu à bout, le système de compétence qui donnait un léger avantage aux joueurs avec le plus de temps de jeu ou qui avaient délesté leur compte bancaire sera supprimé. De base, chaque mercenaire aura trois avantages et les cartes d’avantage seront toutes avec trois compétences. Le modèle financier du jeu en profite pour aller vers le chapeau : dépenser son argent donnera des couleurs à ses armes. Et pour finir, vu que leurs développeurs sont probablement payés à travailler, de nouveaux mercs, Hunter est annoncé avec quatre autres inconnus, des équilibrages, des events, des nouvelles cartes et surtout mon recrutement sur Nofrag. Donc, attendez vous à des chroniques de mes personnages préférés avec tutoriel, veille de l’actualité et un harcèlement en règle avec livraison de pizza du Community Manager Shoe pour avoir des giweaways.

2 Commentaires


  1. qui ont codé quelques maps pour un jeu commercial

    Dites donc, c’est pas une façon de parler de Q3F (que j’aime d’amour pour la vie), que diraient HooDoo, Quaigy ou GroCam s’ils lisaient ça, hein ?

  2. Ah sympa, ça permettra de remettre les mains dessus une fois la beta finie ! un des meilleurs jeux multi pour moi simple à comprendre et accessible pour tous.

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