Notre traditionnel bilan de fin d’année a été confronté à de petits soucis internes. Uniquement pour cette année, nous nous sommes débrouillés pour vous pondre un truc. Une nouvelle année commence et une nouvelle équipe se forme, en attendant on vous propose une modeste sélection.

Pour lire nos précédents bilans, rendez-vous en 2002200320042005200620072008200920102011201220132014, 2015, et 2016

Nos GOTY

PUBG (Dr.Loser) :

Jamais un jeu PC n’a eu autant de succès. Même Counter Strike fait pâle figure comparé au raz-de-marée des ventes de PUBG. L’engouement vient des sensations que procure le jeu : la satisfaction de looter tout un tas de stuff, les rigolades entre coéquipiers quand on renverse le véhicule alors que la zone mortelle nous colle au cul, l’esprit d’équipe alors qu’on tend des embuscades ou qu’on prend un bâtiment d’assaut, la jouissance du frag quand on sait qu’on vient de ruiner la partie de l’adversaire, et bien sûr le stress lorsqu’il ne reste plus qu’une poignée de joueurs en lice pour la victoire. Les véhicules sont cools, les mouvements sont cools, les armes sont cools, la balistique est cool, les graphismes sont cools, le netcode est une merde sans nom… Mais le frag y est tellement orgasmique qu’il est difficile de ne pas enchaîner les parties. GOTY 2017, et peut-être même 2018 !

(Wild_Monkey) :

Tout a été dit sur ce TPS devenu la nouvelle référence du FPS multi. Ses débuts ont été poussifs, notamment à cause de ses serveurs et de son optimisation à la ramasse. Malgré tous ses défauts, ses graphismes sans charme, son côté semi-réaliste qui auraient dû dégoûter la masse des joueurs, il a réussi à convertir une population insoupçonnée aux FPS exigeants. Si bien qu’aujourd’hui, le jeu tourne quotidiennement avec 3 millions de joueurs connectés simultanément et qu’il m’arrive régulièrement de faire des Chicken Dinners en couple ou avec des potes qui avaient abandonné le PC depuis plusieurs années.

Prey (Fcp) :

Le cul entre trois chaises, furtif, action et énigmes, le jeu n’oscille qu’entre moyen et très bon dans ces trois genres. Mais il a au moins la décence de ne pas violer ses références et s’autorise même parfois une certaine audace. Flotter dans les couloirs sans gravité, les sorties dans l’espace, les premières heures de jeu où le moindre objet du décor peut vous sauter à la gueule. Quand c’est servi par une direction artistique toujours aussi magnifique, un super boulot sur le son, des idées de game design aussi bonnes qu’originales et un scénario d’anticipation bien foutu, on a quand même envie de dire merci. Merci Arkane qui continue ici sa collection de titres méticuleux et attentionnés et réussit en partie son hommage à System Shock.

Resident evil 7 (No_Name) :

Capcom sauve la série en redéfinissant sa formule sans en trahir l’esprit. C’est un habile jeu d’équilibriste qui se retrouve dans chaque aspect de Resident Evil 7. VR oblige, les développeurs ont été contraints de faire très attention à l’échelle des objets ou des décors, ce qui renforce l’immersion. La première moitié du jeu est une réussite tant sur sa progression intelligemment rythmée que sur son ambiance oppressante. Une tension constante s’en dégage, aidée par des scripts qui s’adaptent selon les actions du joueur et renouvellent la surprise, sublimés par les affrontements de boss. Malheureusement, les travers de la saga reviennent. Capcom est incapable de conclure un épisode sans nous confronter à un gros monstre à la fin, et s’inflige une deuxième partie maladroite uniquement pour raccrocher les wagons avec le reste de la saga. Finalement, le plus gros reproche qu’on peut lui faire tient à ce déroulement narratif prisonnier d’un héritage vieux de plus de 20 ans, alors qu’ironiquement ses mécaniques de jeu lui font un magnifique hommage. Resident Evil7 reste mon expérience la plus marquante à défaut d’être la meilleure de l’année.

Escape from Tarkov (El Tyranos) :

LE simulateur de meurtre de l’année, même si il est encore en beta et que j’ai hésité à le mettre dans la catégorie “nos attentes 2018”. Tout est déjà là : la primauté donnée à des combats asymétriques dont l’authenticité rend chaque meurtre unique, la place secondaire du loot mais du bon gros gun porn quand même, une courbe d’apprentissage longue et gratifiante. Il ne manque plus qu’un netcode potable, car en l’état il peut en décourager plus d’un, surtout quand votre meilleur matériel reste à la merci des pillards après une désynchro. Passé ce petit moment frustrant, rétamer une paire de PMC suréquipés avec votre AK-74 pourrie en hurlant “CHEEKIE BREEKIE” dans une totale décharge d’adrénaline vous fera revenir au jeu systématiquement. Bref, pour moi c’est la “military seal of approval”, vous en entendrez encore parler, c’est promis.

Les petits jeux qu’on a kiffés

Blackwake (Dr.Loser) :
C’est loin d’être le jeu de l’année, je n’y ai certes pas joué longtemps, mais le concept est tellement fendard que je vous conseille tout de même Blackwake. Tous les joueurs incarnent des pirates, qui se répartissent sur plusieurs navires, pour se foutre sur la gueule. Si vous ne voulez pas couler, vous devrez courir dans tous les sens pour charger les canons, tirer, réparer les trous dans la cale, aborder les navires adverses, alors que votre capitaine se fait sniper et que vos voiles sont en flamme.

Un gros bordel où les joueurs font de leur mieux pour s’organiser entre eux, dans un mélange de panique et d’hilarité. Vous n’y passerez peut-être pas plus de trois ou quatre soirées, mais si vous avez l’habitude de jouer avec des potes en multi, vous ne regretterez pas l’expérience !

Subnautica (Fcp) :

Oui, j’avoue, Unknown Worlds sont mes petits chouchous depuis qu’ils m’ont fait passer des nuits blanches sur Natural Selection premier du nom. Et même s’ils n’ont pas réussi à me faire passer autant de nuits sur Natural Selection 2 je n’ai pas résisté à Subnautica. Faut dire qu’en termes d’originalité ils se posent toujours là : alors oui, certes, c’est un énième jeu de survie mais cette fois sur une planète totalement immergée. A vous les joies de la plongée sous-marine, l’exploration de récifs, la découverte de créatures cauchemardesques alors qu’on se perd à 2000m de profondeur, la fuite à bout de souffle d’oxygène… Recommencer en y allant cette fois petit à petit, construisant de petites bases planchers, et surtout de quoi se défendre. Quel plaisir de retrouver une ambiance aussi réussie rappelant fortement le film The Abyss. Le jeu a connu de (très) nombreux ajouts – scénario, armes, bâtiments, gameplay – et est aujourd’hui très bien optimisé (et même jouable en VR). Il n’a, je vous l’accorde, rien du FPS action à l’adrénaline instantanée. Mais sous ses airs de jeu calme et reposant, je suis sûr qu’il saura vous donner quelques beaux moments de frayeur.

The Long Dark (El Tyranos) :

“Mon nom est Tyra, malgré ma carapace j’aime bien les jeux dans la neige. Je suis hardcore sauf le dimanche soir. Alors The Long Dark, c’est mon dada. Chasser le lapin, faire un petit feu en hiver. Au fond, c’est ce que je veux.” J’ai trouvé cette insulte anonyme sur le document collaboratif que j’avais laissé vierge le temps d’une pause, je vous la laisse parce que c’est rigolo et un peu vrai. Oui, quand mon k/d ratio est mauvais j’aime m’en prendre aux animaux tout mignons (genre panpan et bambi) pour me rappeler que je suis un mâle alpha cisgenre et que finalement, personne ne peut rien contre ma virilité.

The Long Dark est à cheval entre la contemplation, l’oppression et le réalisme. Malgré des partis pris l’ensemble est très cohérent, et même si je n’ai joué qu’une vingtaine d’heures je n’en garde que des bons souvenirs. Au final je me tiens au courant de l’actualité avec toujours la folle envie de me confronter à Dame nature. Un des rares jeu de survie que j’apprécie grâce à sa crédibilité.

The Signal From Tölva (rgk) :

Je ne suis en général pas très fan des mondes ouverts, ni de robots qui ne saignent même pas, ni de shooters trop rigides… alors c’est impressionnant que Tölva soit parvenu à me séduire avec ses avant-postes à conquérir ! Je me fiche complètement de l’histoire, mais j’ai de beaux souvenirs de batailles non scriptées entre plusieurs factions de robots avec leur lasers déchirant la nuit et les explosions illuminant les rochers alentours. Des situations bien tendues entre la survie et la domination, où l’arrivée d’un nouveau contingent imprévu peut changer la donne.

Les jeux qu’on n’aime pas

Lawbreaker (Dr.Loser) :

Voir les jeux se planter, c’est mon péché mignon. Alors quand une grande gueule comme CliffyB annonce qu’il bosse sur une licence qui se vendra à plusieurs millions d’exemplaires et que je le vois dévoiler un arena shooter sans aucune originalité, je sais que je vais passer un bon moment. Qui voudrait jouer à ce truc alors qu’à côté vous avez TitanFall 2 pour les mouvements, Overwatch pour les héros ou encore Quake pour le skill ? Lawbreaker a fait un tel bide que même gratuit, je doute qu’il réussisse à remonter la pente. En attendant, je continue de visiter les forums du jeu pour lécher les larmes salées des développeurs alors que les trolls ne cessent de se foutre de leurs gueules. Je suis comme ça.

Ark (Fcp) :

Entre l’augmentation subite du prix à quelques semaines de la sortie, les DLC déguisés en jeux vendus plein pot alors que le jeu de base n’est toujours pas terminé (et qu’il reste tant à y faire) et le produit final à l’optimisation toujours aussi catastrophique, Ark remporte le prix du gros foutage de gueule 2017. D’autant plus une déception que le titre possède d’indéniables atouts et pourrait faire office d’exemple en terme de variété de contenu.

Wolfenstein II The New Colossus (Fcp):

Après les très bons deux derniers épisodes j’imagine que je n’étais pas le seul à m’attendre à une suite dans la lignée : bourrine, viscérale, drôle, simple mais efficace. Ils n’ont gardé que le drôle et ont remplacé le reste par une campagne principale rachitique, des heures de cinématiques chiantes et un scénario soporifique, des quêtes F… Oh et puis j’ai la flemme de continuer à énumérer les défauts comme Machine Games a, j’ai l’impression, eu la flemme de rendre son jeu plus intéressant. Fort dommage au regard de quelques séquences à la mise en scène mémorables.

Mirage Arcane Warfare (No_Name) :

On ne peut pas dire que l’échec du jeu était inattendu. Proposant une direction artistique en complet décalage avec le bon goût, Mirage garde pourtant les bases solides de Chivalry: Medieval Warfare pour soigneusement se torcher le cul avec et proposer un système de classe hors de propos, dans la tradition des ego-Shooter. On peut aussi lui reprocher de perdre la folie des batailles du précédent jeu, préférant recentrer les combats dans un cadre plus réduit. Une perte de fureur qui n’a pas convaincu les joueurs et on les comprend.

Rising Storm 2 : Vietnam (El Tyranos) :

Ma déception est à la hauteur de la chute vertigineuse du nombre de joueurs, de 24 000 à moins de 1300 en 8 mois (SteamDB, pic par jour). Le sound design est réalisé par Némo le poisson clown en système fermé dans son bocal, l’UI est envahissante (et laide), les LOD des modèles sont infâmes (le dernier est des fois tellement mal fait que l’UV est destructuré), certains modèles spawnent à 15m du joueur (genre l’herbe), les rochers perdent 20% de leur masse à 50 mètres et laissent apparaître le type planqué derrière. Je n’ai pas rejoué depuis mi-août, où j’ai lâché l’affaire en pestant contre les développeurs qui sortaient des patchs totalement décontextualisés de l’expérience de jeu qui remontait de la communauté. Voilà, jetez moi des cailloux si le jeu est devenu un GOTY, mais personnellement j’ai vomi.

Objection

(Wild_Monkey qui lui aime bien) :

Ce n’était pas le jeu que j’attendais de la part des créateurs de Red Orchestra. La qualité des opus semble se dégrader au fur et à mesure des sorties : les armes ne claquent plus comme au bon vieux temps et techniquement cela sent plus le mod amateur que le studio professionnel. En insistant, le jeu a quand même réussi à me charmer avec ses rizières et ses parties de cache-cache dans les plantes. Malgré mon côté loup solitaire en ligne, ce jeu réussit à me faire jouer en équipe, à répondre aux demandes du commandant. Je n’y joue pas à temps plein mais j’apprécie les quelques parties lancées en dilettante.

Destiny 2 (PinGoo) :

S’il y a bien une licence que j’ai essayé d’aimer, c’est Destiny. Le second opus proposant enfin une version PC, j’ai tenté le coup. Quelle catastrophe. On sent le gameplay console partout. Les sensations de tirs sont quasi inexistantes et pour couronner le tout, le jeu est très (trop?) facile. La plèbe se contentant d’un gameplay façon tourelle de char à la manette, les headshots s’enchaînent à la souris. Côté loot, c’est un mix entre Borderlands et Candy crush. Le premier ayant forcé le second à avoir un enfant et le second à piper les dés. On pille de l’équipement et des armes nous faisant augmenter notre “lumière” tout doucement. On ressent énormément le système qui nous donne “petit à petit” ce dont on à besoin pour progresser. C’est d’un chiant…Concernant l’histoire du jeu c’est encore pire que celle des nouveaux épisodes de Star Wars. Essayer de faire de l’épique sur un background complètement flou. Dans toute cette obscurité, le jeu possède cependant des zones avec un travail remarquable sur l’éclairage. Je tiens à tirer mon chapeau au stagiaire.

Mon souhait pour 2018 : Que Bungie arrête avec cette licence et se contente de faire ce qu’il sait faire : Halo sur console.

Star Wars Battlefront II (rgk):

Tout comme Destiny 2, Star Wars Battlefront II est une machine à sous calibrée pour soutirer de l’argent aux pigeons. Vous payez un jeu au prix fort puis 90% du contenu se débloque à une allure de tortue gériatrique qui a mangé un cassoulet pas très frais – sauf si vous mettez encore une fois la main au portefeuille. Et encore, et encore et encore. C’est complètement du foutage de gueule, et si vous mettez vos sous là-dedans vous devriez avoir honte et demander à chaque personne que vous croisez de vous mettre une claque. Si à un moment votre crâne déjà vide se fend, vous serez alors à moitié pardonné. Mais ne recommencez plus ! J’espère que le scandale qui a entouré ce jeu aura commencé à mettre du plomb dans ce fameux crâne vide.

Day of War (nounoursss) :

C’est la promesse honteuse de faire revenir Day of Defeat en 2017. C’est brouillon, c’est moche, et je suis bien incapable de ressentir la moindre inspiration là dedans. Coller quelques maps de DoD n’est pas suffisant pour en faire une suite spirituelle. Il fait bien pâle figure quand on regarde son concurrent direct (Day of Infamy). Il ne reste qu’un espoir : Battalion 1944 (accès anticipé en février 2018). C’est moche à dire, mais c’est probablement CoD : WWII qui offre la meilleure expérience multijoueur dans ce domaine actuellement.

Day of Infamy (Wild_Monkey) :

Un FPS avec 10 ans de retard technologique©. Dans la même veine, je pourrais rajouter d’autres FPS indés du type Verdun, qui se veulent semi-réalistes mais ne permettent pas de passer outre les limites techniques ou celles de leur level design. Ils ont en commun la rigidité du contrôle du personnage, un body awareness inexistant ce qui peut transformer en purge le moindre petit obstacle à passer. En 2018, après BF1 ou la découverte de ce que le vaulting peut apporter dans un FPS (coucou PUBG), je ne peux définitivement pas investir plusieurs heures dans ce type de jeu.

Il n’y a pas que les FPS dans la vie

 

River city ransom underground (No_Name) :

S’il y a bien un jeu dont tout le monde se fout, c’est lui. Complètement oublié par la presse malgré un héritage prestigieux, River city est un sympathique beat them all en monde ouvert saupoudré de RPG. Le jeu vous crache à la gueule, il n’explique rien et vous laisse seul dans votre ignorance. Inhospitalier oui, mais une fois qu’on en comprend les différentes mécaniques, on devient surpuissant (enfin assez pour tabasser de la racaille et piquer leur fric). Si on rajoute des collisions au poil, un super feedback, de nombreux hommages à Technos et Kunio-Kun, on obtient un jeu franchement divertissant qui n’hésite pas à moderniser son héritage pour offrir le meilleur d’une simulation de cassage de gueule. Oh, et je vous ai dit que le jeu était drôle ?

They Are Billions (nounoursss) :

Développé par Numantian Games, They Are Billions est un RTS dans un univers steampunk post-apocalyptique. Le but étant de faire survivre votre petite colonie à des vagues successives de zombies. On pourrait un peu le voir comme un Tower-defense, chaque tour représentant une vague de zombie. Pour survivre, pas besoin d’avoir un clique par minute de PGM : vous pouvez (et devez) faire pause pour micro-gérer vos ressources mais aussi vos unités. Prendre son temps, réfléchir : c’est indispensable pour progresser et aspirer à la victoire. They are billions : c’est du bon ! La bonne surprise de fin d’année 2017 entre l’indigestion croissante de Battle Royale et la pénurie de jeu à se mettre sous la dent. Foncez, pour 20 euros, on ne peut pas le regretter.

Cuphead (Wild_Monkey) :

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lancé un “woah” en lançant un jeu. Cuphead m’a enchanté la rétine et les oreilles avec ses graphismes exceptionnels et son OST jazzy originale. Il se paye injustement une réputation de jeu ardu bien que l’échec soit nullement punitif du fait du caractère hard & retry du jeu. Lancez-donc un jeu Disney des années 90 sur Megadrive et nous discuterons de ce qu’est un jeu de plateformes difficile.

Icycle: On Thin Ice (rgk) :

Un jeu de plates-formes qui met en scène un cycliste tout nu et grelottant dans un monde frost-apocalyptique (en gros, tout est gelé). Les niveaux se transforment sous nos roues, le level design est bien pensé, la difficulté est bien calibrée, et pour finir le style artistique complètement barré qui renvoie aux tableaux de Magritte font de ce court et très frais voyage une excellente surprise. Icycle me met des étoiles dans les yeux et un sourire béat sur la tronche, comme un retour en enfance quand je faisais mes premiers pas (et surtout sauts) dans les jeux vidéo.

Dead Cells (rgk) :

Il n’est encore qu’en early access, mais Dead Cells envoie du lourd. C’est un peu mon rêve, un jeu à la Castlevania mais avec génération procédurale ; d’autres s’y sont essayé, mais aucun n’avait de système de combat aussi solide que Dead Cells. Roulades, grenades, parades au bouclier, arcs & flèches, épées, fouets : tout est satisfaisant au possible, et enchaîner les actions parfaitement millimétrées en tirant avantage des possibilités du jeu est absolument jouissif. La plupart des roguelites se fichent de nous avec un démarrage lent et ennuyeux avant de récupérer du bon matos, mais dans Dead Cells on se sent comme un dieu dès le début. Et si ça ne suffisait pas, les graphismes et les animations sont superbes, et les niveaux sont bien agencés. Pour de la génération procédurale, c’est super bien fichu et toute cette action sans fioritures enterre les choix putrides de Hollow Knight quant au level design fouillis et la gestion de la map catastrophique.

Hollow Knight (Fcp):

Découvert un peu par hasard, j’ai d’abord été attiré par les graphismes. Ce n’est pas aussi impressionnant que Cuphead mais ça n’en est pas moins très beau et atypique. Une sorte de mélange entre candeur et gothique. Puis j’ai commencé à avancer, trop confiant, pensant avoir à faire à un petit jeu indépendant de quelques heures… J’ai du affronter mes premiers boss, particulièrement punitifs, et j’ai compris que ce n’était qu’une infime partie du jeu. Gigantesque monde tentaculaire, sombre et hostile, je concède à rgk qu’il m’est souvent arrivé de me perdre ou de râler parce que je devais faire un aller retour car je n’avais pas la compétence nécessaire pour continuer (c’est un metroidvania). Un défaut pour mon confrère, mais pour moi ça a finalement aussi participé grandement à ce sentiment de solitude et de malaise. Qu’est ce qu’on fait là bordel !? Seul ou presque dans cet univers qui est en train de pourrir rongé par un mal mystérieux, à sans arrêts découvrir de nouvelles zones, de nouveaux ennemis et quelques rares personnages. Ils nous figurent un monde, une vie, tout aussi sombre et morbide. Hollow Knight n’invente rien, mais la difficulté souvent exigeante et surtout l’ambiance générale m’ont totalement happées.

Nos attentes pour 2018

Mordhau (Dr.Loser) :

Dans le genre bourrin, fendard, avec une super ambiance, Chivalry était excellent. Le succès du jeu a permis aux développeurs de se payer des rochers de crack, ce qui les a fait accoucher de l’infect Mirage: Arcane Warfare. La drogue, c’est mal. Heureusement, Triternion, un développeur sorti de nulle part, a repris le flambeau, et leur Mordhau s’annonce comme le digne héritier de Chivalry. Sortie prévue pour mars 2018.

Sea of Thieves (Fcp) :

Annoncé en Juin 2015, Sea of Thieves s’apprête à sortir en Mars 2018 si tout va bien.

Plusieurs dizaines de joueurs se retrouvent sur une grande map pour s’entre-tuer, chercher des trésors (en coop, ensemble, ou pas), dérober ceux des autres et dans sa version finale pour des missions de commerce. Et on espère encore davantage de contenu car à 70€ le jeu OBLIGATOIREMENT sur Windows Store, va falloir proposer du lourd, surtout que 2018 risque d’être riche en batailles de pirates (déjà Blackwake, bientôt Skull and bones). Mais SoT a su éveiller mon intérêt grâce à des graphismes magnifiques et à une gestion de la voile intuitive et intéressante notamment avec la prise en compte de la direction du vent. Pouvoir explorer à pied des dizaines d’îles, ne jamais trop savoir sur qui ou quoi on va tomber, ni quelle réaction avoir face à des bateaux adverses… tout ça m’a tenu en haleine une dizaine d’heures pendant l’alpha de Décembre dernier. Il y a cependant certaines inquiétudes, notamment concernant le durée de vie du jeu et sa difficulté en PVE. Pour le moment les ennemis sont tout à fait inutiles voire même gênants.

Si Rare continue d’ajouter beaucoup de contenu (d’autres map, des îles plus complexes et plus vivantes, d’autres activités) et si les combats deviennent vraiment intéressants SoT pourrait être un BlackWake ++ sur lequel s’éclater des dizaines et des dizaines d’heures avec ses potes. Début de réponse avec la beta fermée fin Janvier.

Metro exodus (No_Name) :

Amateur de stalker, j’attendais Metro 2033 comme une suite spirituelle. Au final j’ai eu une autre proposition qui était tout aussi agréable. Cette suite présentée à l’E3 2017 par un trailer bullshit m’a hypé. La promesse d’environnements plus ouverts, une progression centrée sur un train qui peut amener des concepts narratifs proches de Transperceneige… Oui je m’emballe, mais les deux précédents jeux étaient des réussites. J’espère surtout une IA à la hauteur, un aspect immersive sim et une réalisation technique qui tabasse.

Hell let Loose & Post Scriptum (El Tyranos) :

Deux squad-like WW2 qui devraient voir le jour en early access en 2018, dans une tendance au retour à la mode de cette période dans le FPS (je ne citerai pas le clone de Call of Duty 2 qui me donne des boutons rien qu’avec la musique de son trailer). Les deux jeux sont au coude à coude : Post Scriptum, où vous jouerez un anglais durant l’opération Market Garden, à le bénéfice d’utiliser la plateforme de Squad, ce qui représente aussi son plus gros inconvénient. Rappelons que le système d’animation nécessaire pour que Squad passe la seconde en terme de contenu est coincé dans les tuyaux depuis un an (vas-y KaB, tu peux le faire ! Coeur coeur). Quid d’une forme de bridage interposé de Post Scriptum ? Réponse lors de la sortie prévue au printemps.

Hell let loose pour sa part se déroule en Normandie (et le normand que je suis apprécie) et sort d’un kickstarter réussi. Les Australiens derrière le projet sont eux indépendants mais les deux jeux marchent clairement sur la même plate bande, et utilisent le même moteur. La compétition entre les deux sera-t-elle bénéfique ? L’alpha de HLL sera pour sa part disponible en mars 2018.

Dusk (rgk) :

Je triche, je sais déjà que j’adore ce jeu en ayant parcouru deux des trois épisodes. Un monde glauque et sale, des graphismes en 3D basiques mais évocateurs à la Quake, l’Amérique profonde et les cultistes de Blood, la brutalité horrifique de Doom et les grands niveaux semi-ouverts de Doom 2. Pour couronner le tout, le level design est fantastique, chaque niveau tire son épingle du jeu et il y a un très bon dosage entre les souterrains inquiétants et les zones en plein air remplies de monstres. Le deuxième épisode confirme l’essai qu’était le premier épisode, j’attends de pied ferme le troisième.

Insurgency : Sandstorm (nounoursss avec l’approbation de Crocoii) 

Grand fan du premier Insurgency, c’était mon petit Counter-Strike hardcore à moi. Une communauté moins toxique et plus mature, un jeu avec le cul entre deux chaises, à la fois simulation et arcade. Même si le premier du nom vieillit plutôt bien avec toujours une solide base de joueurs, j’attends avec grande impatience cette nouvelle version sous UE4. Les informations sont rares, toujours pas de vidéo de gameplay. Je croise les doigts, j’allume un cierge et je retourne sur le premier.

Cyberpunk 2077 : (PinGoo)

J’ai le droit de faire ce choix car y’aura peut être une vue FPS. J’apprécie grandement le travail que fait CD Projekt et sachant qu’ils sont fans du jeu de rôle, ils ne peuvent et ne doivent pas se foirer sur celui-ci. Quand on voit le côté adulte de la série Witcher, je ne me fais pas de souci pour Cyberpunk. Sur ce, je vais me regarder encore une fois le tout premier teaser du jeu.

Dirty Bomb (Crocoii) :

En beta depuis 2014, avec sa sortie prévu pour cette année, ce FPS multi se voulant exigeant arrivera-t-il à tirer vers le haut sa base de 2500 joueurs fidèles ou rejoindra-t-il Brink et sa dizaine de joueurs journaliers ?

Le prochain Battlefield (Wild_Monkey) :

Le PC a été privé de sa version de Battlefield 1943 promise par EA. L’on entend des rumeurs sur twitter d’un possible BF1944 ou d’un Bad Company 3. D’un BF1 gavé d’armes automatiques à un BF sur la Seconde Guerre mondiale l’écart n’est pas si grand, et c’est pourquoi je souhaite ce jeu fortement.

16 Commentaires


  1. Ma déception de l’année c’est clairement Destiny 2. J’ai fini la campagne et j’ai désinstallé.
    Mes jeux de l’année sont Nier Automata et Quake champions (même s’il n’est qu’en béta)

  2. Dusk a l’air plutôt sympa. C’est rassurant de lire un avis positif dessus car j’avais un peu peur que seule la forme soit sympa. A tester donc.

  3. Mes hits de l’année :
    – Wolfenstein 2 The New Colossus, pourquoi ? Parce que (voir la conclusion de Noddus, en bas, je partage sa vision sur absolument tout les points) !
    – Rising Storm Vietnam, simplement car la guerre du Vietnam c’est tendance et j’adore mettre un chapeau pointu, en vue de buter du capitaliste.
    – Quake Champions, le jeu se bonifie clairement avec le temps, la base est bonne et le jeu est gonflé au skill oldschool. Il ne manque plus qu’une optimisation digne de ce nom (et d’id Software), des musiques grattées par Mick Gordon ou Sonic Mayhem, un netcode de qualité Nazi (même s’il est clairement mieux qu’au départ, il reste du job), du gibs et Sarge jouable.

    Mes attentes sur cette année 2018 : kingdom come deliverance, des armes nobles, des protections en ferraille et du médiéval (clairement l’époque où j’aurai du naître)…Bref, que du bon !!…..ah oui et que Quake Champions continu sur sa bonne lancé !!

  4. Ahhh toujours désinformer en coupant tout le reste….et en sortant les phrases de leurs contextes. J’était peut être trop enthousiaste à la lecture de la première phrase de cette news quand j’ai écrit : “Je partage sa vision sur absolument tous les points !”… mea culpa et désolé… <3<3

  5. Dead Cells je l’ai et je suis d’accord il est o top !!!!

    Insurgency sandstorm et Hell let loose sont mes deux grosses attentes !!

    Je vais avoir accès à la closed beta de Hell let loose et je sens que je vais kifer à mort !!

  6. En parlant de stagiaire, personne n’a pensé à relire Pingoo ? Vérifier l’objectivité ou je sais pas genre au moins vérifier que les gens ont bien joué au jeu qu’ils critiquent parce qu’entre sa critique et l’avis général (même dans le thread du forum) il y a un monde.

    A le lire on se demande si il a joué au même jeu que tout le monde il y a bien des critiques à faire sur destiny 2, mais malheureusement on en retrouve aucune dans son avis plein de fiel.

    Ah Pingoo pour ta culture Bungie n’a plus touché un Halo depuis 2010…

  7. Dans mes souvenirs il y avait un sondage qui accompagnait l’article les années précédentes. Effectivement l’avis général sur le top FPS 2017 serait intéressant à étudier pour contrebalancer la subjectivité des uns et des autres.

  8. En parlant de stagiaire, personne n’a pensé à relire Pingoo ? Vérifier l’objectivité ou je sais pas genre au moins vérifier que les gens ont bien joué au jeu qu’ils critiquent parce qu’entre sa critique et l’avis général (même dans le thread du forum) il y a un monde.

    A le lire on se demande si il a joué au même jeu que tout le monde il y a bien des critiques à faire sur destiny 2, mais malheureusement on en retrouve aucune dans son avis plein de fiel.

    Ah Pingoo pour ta culture Bungie n’a plus touché un Halo depuis 2010…

    Retourne jouer à ton jeux de consoleux et lave toi bien les mains après surtout.

    Moi j’ai une superbe critique sur Destiny 2, c’est de la merde

  9. bla bla

    Hey Nabilla, tu veux pas retourner gagner tes 700 euros par mois avec tes cryptos et conseiller à tout le monde de faire pareil et laisser les adultes parler entre eux, merci, bisous.

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