Attention, ce que vous allez lire est contraire à tout ce que vous savez sur NoFrag. Je vais parler d’un jeu de Bungie, créateurs de Halo, de façon non biaisée, comme si c’était normal, que je n’étais pas de mauvaise foi ou que tout FPS post 2000 était viable à mes yeux. Alors sois prévenu, toi qui pense encore que NoFrag n’est qu’un repère de connards élitistes se masturbant sur la photo de John Romero, tu vas sans doute être choqué par ce qui va suivre. Si certains d’entre vous se trouvent mal après cette lecture, apprenez quand même que ce test a été fait sur PC et que l’auteur dudit test n’a pas acheté de consoles depuis plus de dix ans.

Destiny 2 est un FPS de science-fiction dans lequel on incarne un gardien, super héros immortel, choisi parmi trois classes. On peut gagner de l’expérience et débloquer nouvelles capacités ou talents. Le jeu est la suite d’un jeu populaire sur consoles. Il comprend une campagne, mais une fois celle-ci terminée, plutôt que de fermer ses portes, il en ouvre une autre. Alors qu’on avait eu un petit goût de mission secondaire lors de nos premières heures, on découvre une tétrachiée d’activités et un nouveau challenge : la course au loot. Le but n’est plus de finir une histoire, mais d’être assez puissant pour pouvoir accéder aux activités supérieures, qui nous donneront un meilleur équipement, de quoi accéder aux activités supérieures, qui nous donneront un meilleur équipement, dans une boucle rappelant les MMORPG ou les hack’n’slash.

Destiny Toons

On va tout de suite se débarrasser de la description de l’enrobage du jeu. Ça peut paraître un peu artificiel de parler histoire et ambiance de façon aussi séparée du reste, mais il est plus propice d’analyser Destiny 2 comme un système plutôt que comme une œuvre. De toute façon, l’histoire semble avoir été produite par un amateur de jeu de rôle papier qui aurait créé tout un univers et aurait pensé que c’était suffisant pour écrire un roman. On se tape une flopée de factions et d’individus, il y a de l’Histoire, des conflits passés, présents, de l’antonomase comme si c’était la mode, des races bizarres et probablement des nanomachines. Il y a beaucoup de lore, mais l’histoire du jeu en elle-même est un ramassis de clichés ridicules, avec des dialogues catastrophiques, portés par des acteurs qui nous font demander si tout ceci est une parodie. Alors que je savais très bien que je devais tester le jeu, vers la fin de la campagne, j’ai fini par passer les cinématiques, après avoir dit « ta gueule » à mon écran.

Money Money Money

Comme tout bon AAA qui se respecte, il y a des micro-transactions dans Destiny 2 et on peut même y acheter des loot boxes. Heureusement, il n’y a que des cosmétiques et celles-ci sont récupérables en jeu sans dépenser d’argent, avec un peu de chance. À noter quand même que ces objets peuvent être démantelés pour récupérer de la poussière brillante et qu’elle peut être utilisée pour acheter un médaillon augmentant exp et loot pendant 4 heures. De mon côté je me suis contenté de détruire tout ce que j’ai pu avoir en jouant, ce qui m’a permis d’avoir un nombre conséquent de médaillons.

À l’inverse, les environnements de Destiny 2 ont eu le droit à un meilleur traitement. Les planètes qu’on explore sont toutes très différentes, les ambiances changent drastiquement, de la forêt profonde entourant une ville en ruine à Io et ses rochers jaunes toute en rondeur en passant par Titan et ses monstrueuses plates-formes posées sur un océan infini, tout ça fourmille de détails, d’idées visuelles qui font penser à des couvertures de roman SF des années 70 remises au goût du jour. Mieux, rien n’est copié-collé et chaque nouveau paysage est une découverte. On passe parfois en coup de vent dans des endroits qui auraient été les lieux d’une bataille finale dans un autre jeu. L’impression d’être une petite merde dans un monde bien trop grand pour nous et toujours une claque et certains passages m’ont fait me poser et regarder sous tous les angles ces décors grandioses. Je glisse rapidement ici que le jeu est parfaitement optimisé, même quand les ennemis et les particules sont nombreuses et tacle vite fait la musique orchestralo-Hollywoodienne, qui fait le taf sans ajouter pour autant de la personnalité.

 

Destiny 2 est un pur produit AAA, un jeu sans âme, qui est l’équivalent vidéoludique des films Marvel : de l’humour sans arête, de l’épique facile, des répliques prémâchées et des personnages archétypaux. Notons néanmoins la bonne idée du héros muet (seul votre Ghost parle, petit robot qui fait le lien entre vous et le truc qui vous file tous les pouvoirs), ce qui au moins permet d’avoir une attitude détachée. On s’imagine très facilement notre avatar se demander ce qu’il fout là, vu que nous aussi on se demande un peu pourquoi ce type bleu parle comme s’il avait un début particulièrement agressif de gastro.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Halo à l’huile

Maintenant que tout ceci est mis de côté, il est temps de voir si Destiny 2 fonctionne en tant que jeu, il est temps de voir si Destiny 2 fonctionne en tant que FPS. S’il semble garder certains des tics agaçants des jeux modernes, il reprend d’autres choses sympathiques des paradigmes anciens. Les sensations de tirs sont correctes, les armes ont un certain punch, les sons sont adéquats et on n’a que rarement l’impression d’avoir un jouet Nerf dans les mains. Même si on ne peut qu’alterner entre trois armes à la volée, il est toujours possible de transporter différents fusils et autres revolvers pour rapidement choisir lequel de nos joujoux on veut en accès rapide. À noter que tout cet arsenal prend parfois beaucoup de place à l’écran et que tous les effets pyrotechniques n’ajoutent en rien à la visibilité.

Quant à nos adversaires, ils ne sont des sacs à PV que quand ils sont des boss et on a même le droit à un pain state : les méchants sont légèrement étourdis quand ils se font tirer dessus, ce qui permet un peu de crowd control. Même les adversaires les plus coriaces semblent réagir à nos attaques et tout ça donne des sensations agréables, et même parfois, s’y j’ose dire, fort sympathiques. Autre bon point, si la plupart de nos armes de destruction massive sont à hit-scan, celles des ennemis sont très souvent à projectiles. Bouger devient alors important, même si la lenteur des déplacements font qu’on est pas réellement capable de jouer les toréadors de la bombe nova, une certaine maîtrise du placement et de l’esquive est nécessaire pour les affrontements les plus violents. Après, la plupart du temps Destiny 2 n’est pas un jeu difficile et l’IA plutôt simple ne permet pas de se sentir réellement en danger.

Si les décors sont sublimes, ils ne sont pas forcément des terrains de jeux très étudiés. La plupart du temps les affrontements se font dans des arènes plus ou moins grandes et dont les éléments semblent avoir été placés là avant tout dans un soucis d’esthétique plutôt qu’avec une volonté de faire un level design intelligent. Les classes ont différents sauts qui permettent de se déplacer dans ces décors, mais certains semblent ne pas avoir été faits pour tous les passages. Enfin, Bungie a choisi la facilité pour le suivi des objectifs : des waypoints très précis, qui nous indiquent quelle porte prendre pour accéder à la suite. Même si les maps sont très ouvertes, l’exploration est assez peu gratifiante, toujours aidée par des points évidents sur notre radar ou la carte.

L’ergonomie est frustrante, pensée pour les joueurs console. Devoir appuyer quelques secondes sur une touche pour la moindre interaction devient très vite fatigant. Pour monter sur le véhicule qu’on obtient après la campagne, il faut appuyer sur TAB pour faire passer son ghosten mode scan, ce qui fait apparaître waypoints et objectifs, puis appuyer sur E pendant quelques instants. Nous possédons des claviers, il y a des myriades de touches disponibles, merci de nous permettre de faire des actions simples rapidement.

En résumé, Destiny 2 est un FPS SF assez moyen, sans trop de défauts majeurs, mais qui ne prend pas énormément de risque. Je pourrais presque arrêter mon test là, dire que c’est un peu la suite logique de Halo, trop lent, mais avec des qualités propres, un shooter SF de plus qui n’a pour lui vraiment que ces décors haut de gamme. Mais Destiny 2 est aussi une sorte de MMORPG.

World Of Starcraft

Il y a trois classes qui ont chacune trois sous-classes et chacune de ces sous-classes a à sa disposition une super capacité, deux versions d’un skill de classe, trois grenades, trois sauts et deux groupes de quatre compétences qui altèrent plus ou moins le reste. Si tout ça semble être plutôt fourni, ce n’est qu’une illusion et même les trois classes en elles-mêmes ne sont pas foncièrement différentes. Le titan peut fabriquer une barrière, le chasseur a une esquive et l’arcaniste un buff de zone. Leurs sauts sont différents, leurs grenades et leurs supers sont différents, mais on passe 95 % de son temps à tirer, les cooldowns des grenades et capacités spéciales étant plutôt longs. Toutes les professions ont accès à toutes les armes.

Pire encore, il n’y a pas à proprement parler de build à gérer. Les points qu’on gagne au fil de notre montée en niveau servent à la fin à tout débloquer et tout ça a très peu d’impact. Il n’y a aucune sensation de prise de puissance au fil du temps. On n’est pas dans le cas d’un MMORPG qui ouvre de plus en plus de possibilités, nous fait commencer avec une capacité de base pour nous proposer des tas d’alternatives, nous demande de faire des choix dans des arbres de talents complexes. La progression dans Destiny 2 est un automatisme ennuyeux qui ne demande jamais de prendre des décisions.

Je ne dis pas qu’entre un arcanistlame de l’aube et un chasseur pistolero il n’y a pas de différences, mais Destiny 2 est avant tout un FPS, le côté RPG est accessoire, un petit bonus qui donne de la personnalité aux trois classes en les enfonçant dans les archétypes habituels guerrier/rogue/mage, un moyen de leur donner chacune un style qui colle à leurs pouvoirs. C’est aussi un moyen d’étendre la durée de vie du jeu, en permettant au joueur de créer trois personnages. Certains objets couplés à certaines sous classes peuvent créer des combos intéressants, mais on reste dans des choses très classiques et ne vous attendez pas à de grandes variations, même un jeu comme Borderlands offre plus de possibilités.

Comme dans tout bon MMORPG qui se respecte, l’équipement joue un rôle majeur dans Destiny 2. Sans rentrer dans les détails, il y a différentes qualités d’objets et les artefacts les plus rares, nommés exotiques, sont souvent accompagnés de diverses capacités plus ou moins ésotériques. J’ai pu par exemple trouver des gantelets qui me permettaient de voler de la vie avec mes attaques de mêlée ou un revolver qui me rendait invisible si je rechargeais après un meurtre. Ces capacités ajoutent une profondeur certaine au jeu et on attend toujours avec impatience la prochaine trouvaille, pour voir ce que ce shotgun étrange ou ce masque bizarre vont faire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je prie les choses et les choses m’ont pris

Mais tout ceci n’est qu’accessoire face au tout puissant niveau de puissance. Bien connue des amateurs de MMORPG plus ou moins modernes, cette statistique, souvent appelée iLevel, correspond véritablement à la force de votre personnage, bien au-delà du niveau d’expérience. L’arrivée au niveau (d’expérience) 20, maximum, n’est que l’amuse-gueule, le tutoriel, la campagne. Maintenant, il va falloir grinder pour trouver du matos toujours plus puissant. Et au-delà de trois caractéristiques secondaires qui ont plus d’importance en PVP qu’en PVE, seules l’attaque et la défense comptent.

Un coup d’épée dans l’eau

Le PVP est sans intérêt. Des modes de jeu sans inventivité et une méta d’une non-profondeur totale. Moi qui suit pourtant un grand amateur de FPS multi, je ne m’aventure dans le PVP de Destiny 2 que pour récupérer les récompenses hebdomadaires liées au mode. Tous les défauts du jeu ressurgissent quand on y joue de cette façon, sans que presque aucune de ses qualités ne ressorte. Il existe des tas d’autres jeux, même gratuits, meilleurs que Destiny 2 si vous avez la gâchette qui vous démange.

Je l’ai dit, une fois arrivé au niveau 20 et la campagne terminée, le jeu s’ouvre véritablement et se transforme en MMORPG light. Vous pouvez faire de nouvelles missions secondaires, partir à la chasse au trésor, découvrir quelques donjons cachés, partir en mission à 3, vous essayer à une version plus coriace de ces mêmes missions. Vous pouvez vous balader sur le sol des différentes planètes pour essayer de participer à des événements publics, faire de longues quêtes pour obtenir de l’équipement spécial. Vous pouvez aussi faire du PVP, mais vous ne devriez pas (voir l’encart). Et bientôt vous allez pouvoir essayer de finir un raid, énorme donjon qui nécessite 6 personnes et de multiples essais avant de réussir à le terminer. Ce raid est d’ailleurs le seul véritable challenge que compte le jeu (voir l’encart), le reste étant la plupart du temps une promenade de santé.

Si quelques-uns de ces amusements sont disponibles avant la fin, c’est bel et bien une fois le endgame atteint qu’ils ont toute leur importance. En participant à votre ou vos activités favorites, vous allez petit à petit gagner du meilleur équipement, jusqu’à atteindre un plateau qui nécessitera d’être un peu plus patient, d’affronter des challenges plus importants pour enfin atteindre le chiffre 305, maximum actuellement.

Et ce 305, c’est vraiment juste un nombre. Dans Destiny 2 on grind pour augmenter cet omniprésent compteur. Jamais l’impression de puissance n’augmente, seulement ce nombre. C’est un défaut habituel des MMORPG, mais là où ceux-ci offrent tout un panel d’activités annexes, de barres d’artisanat à remplir ou de rang PVP à augmenter, dans Destiny 2, seul le iLevel compte, au-delà de quelques skins. Entre le personnage fraîchement créé et celui qui est équipé des meilleurs objets possible, la différence est finalement assez minime en terme d’impression. Comme pour les talents, il n’y a pas besoin de réfléchir à quelles statistiques augmenter.

En me renseignant un petit peu, j’ai lu qu’il fallait entre 100 et 150 heures pour être iLevel 305 avec les trois classes, pour finir, si on peut dire, Destiny 2. C’est certes beaucoup, mais c’est bien ridicule si on le compare à d’autres jeux du genre. À noter qu’il n’y a quasiment pas de RNG dans les drops (là ou dans le premier tout se jouer sur le côté aléatoire des capacités des armes, ici tout est fixe) et que la progression n’est frustrante que parce qu’elle est un peu longue. Ce qui est le plus triste au final, c’est que le jeu ne demande pas de savoir viser ou de savoir bouger, seulement de savoir quoi faire au bon moment, et même le skill du joueur lui-même n’a pas besoin d’être amélioré, seulement le niveau d’équipement. Même le raid demande surtout de la coordination.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gardiens de l’ataraxie

Destiny 2 est un MMORPG concentré, une sorte de cristallisation de toute l’expérience d’un joueur d’Everquest ou de Guild Wars dans un petit laps de temps. Et c’est tant mieux, et c’est tant pis, selon que vous cherchiez un jeu dans lequel passer votre vie, dans une sorte de fuite infinie vers l’avant, ou que vous souhaitiez retrouver des sensations perdues, celle de vos parties de Ragnarok Online, de WoW ou de que sais-je encore, sans devoir sacrifier votre vie de famille ou votre temps de cerveau disponible. C’est aussi un ersatz de MMORPG parce que tout le côté social est réduit au minimum. On ne peut parler qu’à son groupe et très peu de contenu nécessite de devoir interagir réellement avec les autres. Bungie a fabriqué un jeu édulcorant, qui remplace de façon adéquate le sucre, sans en avoir l’attrait ni les conséquences. Un jeu méthadone, pas aussi bon ni exactement similaire à ce qu’il substitut, mais bien moins handicapant.

Un raid antiloustic

Le raid du Léviathan est sorti depuis quelque temps sur consoles, et il arrive bientôt sur PC. Par rapport au reste du jeu, c’est un challenge assez violent, qui nécessite beaucoup de coordination et de temps. Ici il n’est pas question de simplement tirer sur ses adversaires jusqu’à ce qu’ils meurent, mais de tirer sur ses adversaires jusqu’à ce qu’ils meurent tout en résolvant des puzzles, récupérer par exemple un prisme qui permet, quand on reste dans une certaine lumière, de tirer sur des spores qui une fois explosées donnent un buff aux alliés proches, alors que ces derniers doivent parcourir un jardin rempli de bêtes qui peuvent tuer toute l’équipe si elles repèrent un des membres de celle-ci. C’est avec ce Raid que Destiny 2 se rapproche le plus d’un véritable MMO et si on peut atteindre le power level maximum sans lui, à sa sortie sur PC il fera définitivement office d’objectif final, avant que d’autres ne sortent et que sa version prestige (encore plus difficile…) n’arrive.

La vraie question qu’il faut se poser c’est, si Destiny 2 est une boîte de Skinner dans laquelle il est bon d’être enfermé. Dans une boîte de Skinner, un rat reçoit de la nourriture à chaque fois qu’il va utiliser un levier. Dans Destiny 2, un coffre avec du loot va tomber à chaque fois que vous allez finir une instance. La vraie question est de savoir si le jeu est plus qu’un simple levier, si son ambiance, ses sensations de tir et ce qu’il propose ont un sens au-delà de son aspect machine à sous virtuelle. Je ne sais pas encore si moi j’ai vraiment ma réponse, mais je sais que je me suis fait avoir, preuve sans doute que la machine à sous est au moins bien huilée. Je retourne avec envie dans Destiny 2 parce qu’il me replonge dans l’ambiance perdue des MMORPG de ma jeunesse.

Si jamais vous êtes quelqu’un qui se demande tous les ans « et si je réinstallais WoW ? », mais qui ne le fait pas parce que vous avez une vie, je pense que Destiny 2 est fait pour vous, il est la version miniature dont vous avez besoin, un jeu confortable, pour pantouflard qui aime progresser un petit peu chaque jour, retrouver les gens de son clan sans devoir y passer des heures et des heures, sans devoir étudier les guides ou s’embêter avec des mécaniques complexes. C’est un jeu avec juste assez de theory crafting pour réveiller ce jeune con qui passait tout son cours de SVT à calculer si tel item était meilleur que tel item pour son nécro dans Diablo 2. C’est une petite pilule de nostalgie qui ne demande pas grand-chose pour être efficace, et permet même parfois de faire reprendre des habitudes étranges, comme passer un dimanche entier à jouer sans s’en rendre compte.

Retenez quand même qu’à chaque fois que vous atteindrez le niveau maximum, il va falloir attendre et passer à la caisse pour acheter le DLC qui ne manquera pas d’ajouter contenu et hausse du level cap. Level cap qui, selon votre façon de jouer, pourrait être rapidement atteint. Avec le temps Destiny 2 va enfler, il va se goinfrer de contenus additionnels, mais peu importe la somme d’activités disponibles, il restera toujours cet espace confortable et familier, cette impression que tout est faisable, contrairement à un MMORPG qui vous assomme avec des doses monstrueuses d’activités. Et si vous redoutez la trop grande facilité de la progression et le manque de but réel, les raids peuvent être une carotte de difficulté qui saura vous satisfaire.

 

Moins que la somme de ses parties

Si vous cherchez dans Destiny 2 un bon FPS ou un bon MMO, passez votre chemin, il n’est ni l’un ni l’autre. Il est un FPS plutôt mou et sans aucune personnalité, qui n’a pas grand-chose pour lui au-delà de son budget. Il est un MMORPG bien trop chiche en contenu, en personnalisation, en exploration ou en défi pour satisfaire les véritables amateurs du genre. Mais en mélangeant les deux genres, Destiny 2 reprend l’ambiance nostalgique du second et lui injecte l’aisance du premier, ce qui le rend sympathique. Destiny 2 est un jeu douillet, « comfy » comme disent les autres, et malgré les mots Activision et Bungie qui lui sont associés, malgré son absence d’âme véritable, je suis heureux de lui avoir laissé sa chance.

 

 

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Pedrodactyl
Docteur en philosophie et arrogant personnage cultivé, il use de mots compliqués que seul ton grand-père qui s’endort devant des Chiffres et des Lettres connaît. Pedrodactyl dit à qui veut l’entendre qu’il est un joueur asocial et solitaire de S.T.A.L.K.E.R. ou DOOM mais il ne trompe personne, on sait tous qu’il cherche à passer pro sur Paladins.

8 Commentaires


  1. Ha il a déjà eu une console. Les vrais n’en ont jamais eu :p

    NB: j’ai péché j’ai eu une wii (pour les enfants).

  2. Je m’étais fait remboursé une première fois et j’me suis dit bon je rachète et je lui laisse une seconde chance. La review est assez juste en tout cas.

    PVP merdique. Un genre de cod avec des ulti ultra op qui ”one shot”. J’y jouerai plus c’est sûr, surtout avec mon quake Champions en parallèle!

    La campagne c’est grosso modo 2-3 missions par planète. On y explore très peu les cartes avec la campagne. J’imagine que ça se fait via les activités secondaires une fois niveau 20 (je suis niveau 15 présentement).

    Aucun challenge. Le pire c’est la mort. Aucune pénalité, on respawn littéralement où l’on meurt ou 10m en arrière. J’imagine que les nightfall strikes et les raids vont changer la donne!

    Si vous aviez aimé (ou hais) Tom clancy’s The division c’est la même chose…. à 95%, mais en fps.

  3. Je m’étais fait remboursé une première fois et j’me suis dit bon je rachète et je lui laisse une seconde chance. La review est assez juste en tout cas.

    PVP merdique. Un genre de cod avec des ulti ultra op qui ”one shot”. J’y jouerai plus c’est sûr, surtout avec mon quake Champions en parallèle!

    La campagne c’est grosso modo 2-3 missions par planète. On y explore très peu les cartes avec la campagne. J’imagine que ça se fait via les activités secondaires une fois niveau 20 (je suis niveau 15 présentement).

    Aucun challenge. Le pire c’est la mort. Aucune pénalité, on respawn littéralement où l’on meurt ou 10m en arrière. J’imagine que les nightfall strikes et les raids vont changer la donne!

    Si vous aviez aimé (ou hais) Tom clancy’s The division c’est la même chose…. à 95%, mais en fps.

    Tu as fait environ 15 % du jeu.

  4. Ceci dit… j’ai peur que les 85% restant soit pas terriblement plus fun que les 15 premier! J’espère me tromper!

  5. Pour moi c’est plus proche d’une forme de Hack&Slash, comme The Division, que du MMO

    Après j’aime bien l’esthétique Bungie et oui, et j’ai même pas honte de le dire, donc j’ai pris un certain pied sur le Beta du titre, mais j’attends 1-2 extensions et une bonne promo pour le prendre, je ne suis pas fou non plus

  6. Ha il a déjà eu une console. Les vrais n’en ont jamais eu :p

    NB: j’ai péché j’ai eu une wii (pour les enfants).

    Avoir une console et jouer dessus ou chez ses potes n’a rien de mal en soi, par contre jouer à des jeux tels que les RTS et les FPS, là dessus ce sont des jeux PC qui doivent se jouer avec des contrôleurs PC.
    Et même si j’ai aimé quelques vieux FPS sur consoles (DooM 64, Goldeneye, Perfect Dark, Time splitters, etc …) la jouabilité est très approximative et lorsque je le pouvais j’achetais mes jeux en version PC (Turok 1 & Turok 2 par exemple)
    Après j’estime que DooM sur consoles passe très bien puisqu’on y jouait au clavier que la visée à cette époque était approximative, par contre quake, et autres je reste un bon pécéiste parce que le fait de bouger librement est très important à mon gout.
    D’ailleurs même si je ne l’ai pas fait, beaucoup de gens achètent une manette pour jouer à des jeux qui se jouent tout simplement mieux à la manette…

    On peut être amateur de la plateforme PC sans se restreindre et juste de jouer de la façon la plus appropriée, bon après j’ai vu des anomalies, mais chacun est libre …

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