Il ne vous aura certainement pas échappé que depuis la mise en place des Évaluations Steam permettant à n’importe quel joueur de laisser un avis sur la page d’un jeu, un phénomène s’est développé. Une pratique, de plus en plus courante, qui consiste à inonder une page Steam d’évaluations négatives suite à un événement particulier après quoi le jeu est listé comme « Très négatif », « Variable », ou « Majoritairement négatif »

Les jeunes appellent ça le review-bombing et plusieurs jeux ont déjà été touchés.

Une vague d’évaluations négatives peut être justifiée, comme ce fut le cas pour ARK: Survival Evolved dont le prix a subitement décollé en flèche peu avant la sortie. Mais souvent, de gros malins pourrissent la page Steam d’un jeu parce qu’ils ne sont pas d’accord avec une déclaration d’un de ses développeurs, ou parce que le directeur artistique du jeu en question est fan de Johnny Hallyday. Il devient problématique que des gens s’attaquent à la page Steam d’un jeu quand la raison n’est pas directement corrélée avec le contenu du produit en question.

La page Steam de GTA V en avait par exemple fait les frais lorsque Rockstar a menacé le collectif de moddeurs OpenIV. Mais plus récemment, c’est l’affaire PewDiePie-Campo Santo qui a fait réagir Valve sur la question du review-bombing. La rubrique Pixels du Monde a d’ailleurs très bien résumé l’affaire.

Constatant que la page Steam de Firewatch devenait la cible des review-bombers depuis que les développeurs ont porté une plainte à l’encontre de PewDiePie pour des propos racistes tenus dans un stream, Valve a apporté une modification à son système de notation.

« Pourquoi le matraquage d’évaluations est-il un problème ? D’un côté, les joueurs qui matraquent répondent à l’objectif des évaluations d’utilisateurs : ils expriment pourquoi, à leur avis, les autres ne devraient pas acheter le jeu. Mais nous avons remarqué que, souvent, ces évaluations n’ont en fait rien à voir avec le jeu lui-même. Les joueurs font référence parfois au comportement du/des développeurs sur internet, ou sont mécontents des choix réalisés par l’équipe du jeu pour la version Steam, voire sont en désaccord avec les convictions personnelles ou politiques du développeur. »

Comme Alden l’explique dans un billet détaillé, ils ont d’abord pensé à retirer complètement les évaluations Steam. Puis ils se sont tournés vers une autre idée, visant à fournir plus d’informations au potentiel acheteur d’un jeu. Maintenant, en explorant les évaluations d’un jeu, il est possible de voir un graphique recensant les différentes tendances dans les avis des utilisateurs. « En tant qu’acheteur potentiel, il vous est maintenant facile de localiser des distorsions temporaires dans les évaluations, de chercher pourquoi ces distorsions se sont produites et de décider vous-même si vous voulez en tenir compte. Cette approche présente l’avantage de ne jamais empêcher quiconque de publier une évaluation, mais demande un peu plus d’effort de la part des acheteurs potentiels », explique Alden.

Une rustine plus pratique à mettre en place qu’une refonte totale du système d’évaluations, mais qui ne fait pas l’unanimité chez les développeurs. Et puis, avant de penser que les gens peuvent analyser des graphiques pour trouver la raison d’une vague d’évaluations négatives, il faudrait déjà que les joueurs soient un peu moins cons. Et ça, c’est pas gagné.

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Né dans la sueur des cybercafés des Hauts-De-France, Noddus a toujours vécu de drogues dures et d’eau tiède. Sa vie normale a pris fin le jour où il s’est aperçu que le PC familial pouvait faire tourner Quake III. Auparavant Blazingzboub, il a préféré renoncer à son passé honteux pour taper sa tête sur son clavier et se trouver une nouvelle identité : Noddus. C’est maintenant le renégat qui hante les couloirs de NoFrag, celui qui est toujours dans l’ombre, et dont on entend parfois les râles entre deux parties de Counter-Strike.