Star Citizen, haaaa. On ne sait plus si c’est une blague, un rêve, un projet ou une supercherie. C’est difficile d’avoir un avis mesuré face à ce jeu, et en lisant l’interview j’ai abandonné l’idée d’être l’homme du milieu. À la place, je me suis mis dans la peau d’une personne de chaque camp, histoire d’avoir les deux points de vue.

Voilà donc un double résumé de ma lecture. Ce qui ne vous empêche pas de lire vous même l’interview pour vous faire votre propre avis.

Résumé 3.0

Le jeu va bientôt sortir, il est en bêta. Chris Roberts nous explique toutes les nouveautés qui vont arriver. Un système de quêtes révolutionnaires et le fait qu’un vaisseau abimé le restera même après une déconnexion. Tout simplement révolutionnaire.

Il nous prouve aussi que Star Citizen, c’est comme les autres jeux, il s’améliore avec le temps. Si certaines choses ne sont pas finies, elles vont l’être après. C’est comme un organisme, un petit bébé qui grandit.

Il nous vend ensuite encore une fois du rêve en nous disant que nous aussi on peut vivre la vie d’un milliardaire, avec un yacht plein de ses amis, mais dans l’espace ! Et pour pas grand-chose. Quelques centaines de dollars peuvent tellement améliorer notre vie.

Il réexplique enfin que Star Citizen c’est le développement le plus transparent de l’histoire du jeu vidéo. Il nous rassure en nous disant qu’il bosse avec des gens qui on fait GTA ou WoW. Si ça, c’est pas du solide.

À la fin il balaye d’un argument les critiques. Bien sur qu’un jeu si ambitieux est long à faire ! Est-ce que Dieu a construit la terre en un jour ? Révolutionnaire.

Au final, le jeu devrait sortir pour 2010 : « It’s not for everyone, of course – you can always take a back seat for a year or two and reassess it. »

Résumé 0.3

Chris Roberts fait des pieds et des mains et s’amuse à jouer sur les mots pour justifier retards et cahots du développement. Il dit que la 3.0 c’est de l’early access/bêta. Je sens qu’il va nous sortir un nouveau truc genre early bêta bientôt.

Il parle de features complètement ridicules et de quêtes super bateaux comme si c’était quelque chose de grandiose.

Il dit ensuite que les gens qui ont dépensé beaucoup d’argent ne se sont pas fait arnaquer en payant des sommes folles leurs vaisseaux inexistants. Pour lui c’est bien mieux que le traditionnel « dîner avec les développeurs » qu’on retrouve dans les tiers supérieurs de récompense Kickstarter. Moi je dis qu’avec un dîner au moins on a à manger !

Il en profite d’ailleurs pour faire du marketing et vendre encore son jeu, histoire d’avoir plus d’argent. Il part un peu en couille en parlant de Bill Gates qui peut acheter des citadelles entières ou que sais-je.

Quand on lui demande si tout cet argent donné par des backers ne pèse pas trop, il répond que pas du tout et que même ils se débrouillent super bien. Je suis sûr qu’il a dit pendant l’interview quelque chose comme : « Attends ! On n’arrête pas de communiquer sur nos deadlines ! T’as vu ce schéma-là avec toutes ces couleurs-là ! »

À la fin, il dit juste « je vous avais prévenu hein ! » à tous ces gens qui se plaignent des retards du jeu.

Au final, le jeu devrait sortir pour 2019 : « It’s not for everyone, of course – you can always take a back seat for a year or two and reassess it. »

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Docteur en philosophie et arrogant personnage cultivé, il use de mots compliqués que seul ton grand-père qui s’endort devant des Chiffres et des Lettres connaît. Pedrodactyl dit à qui veut l’entendre qu’il est un joueur asocial et solitaire de S.T.A.L.K.E.R. ou DOOM mais il ne trompe personne, on sait tous qu’il cherche à passer pro sur Paladins.