On pourrait se dire que c’est facile d’adapter un jeu en vue subjective en VR, quelques ajustements mineurs, un nouveau mode de déplacement et c’est parti. Sauf qu’on se rend vite compte que ce n’est pas aussi simple. Les astuces de développeurs pour faire de l’herbe ou des arbres avec quelques textures plates posées, ça ne fonctionne pas une fois les environnements du jeu vus à travers un Vive ou un Rift.

Croteam l’a bien compris, et nous montre encore une fois qu’ils ont envie d’être des pionniers de la réalité virtuelle en adaptant leur puzzle game The Talos Principle. Ils ont refait tous les assets et ont repensé quelques mécaniques pour retranscrire de façon satisfaisante leur jeu de 2014. Résultat, l’immersion est totale, le jeu vraiment beau (pour de la VR) et on est très vite happé par le décor. On interagit avec les objets de façon réaliste et tout un travail sur la physique et les proportions a été accompli.

La VR en image sur un écran normal ça ne donne définitivement rien.
Pour ceux qui n’étaient pas nés à l’époque, The Talos Principle était un puzzle game en 3D où l’on incarnait un robot doté d’un IA, et toute une réflexion sur le sens de la vie était mise en avant, dans un dialogue entre la créature et son créateur.

J’ai eu le choix entre plusieurs modes de déplacement : téléportation instantanée ou non et mouvement libre. J’ai choisi celui là, et même si je n’ai joué qu’une vingtaine de minutes, pas de vomi sur le stand. Je pouvais me déplacer dans la direction que mon contrôleur pointait et je me suis habitué au maniement en quelques secondes. J’avais quand même l’impression d’être sur un segway hyper maniable plutôt que d’être un humanoïde marchant, mais je suppose que le rapport cinétose/déplacement réaliste restera à jamais la quadrature du cercle VR.

Après voilà, un jeu VR bien fait, c’est quelque chose d’agréable de base, même pas besoin de puzzle, on peut rester comme un idiot à se balader dans le décor et on est content. Ce qu’il y a de bien avec The Talos Principle, c’est que passé ce premier émerveillement, on a un vrai jeu derrière.