On en a vu des projets casse-gueule, mais rarement d’aussi ambitieux. Adapter le chef d’œuvre de Francis Ford Coppola ne sera pas une mince affaire, il devra convaincre joueurs et cinéphiles. Les deux publics sont exigeants, mais pas autant que le matériel de base et son discours percutant.

Apocalypse Now est un des piliers du cinéma et du traitement de la guerre par ce média, le projet est aussi angoissant qu’il est intéressant.
Spec Ops: The Line est bien passé par là, donc le traitement sérieux de la guerre dans toute son atrocité par le jeu vidéo n’est pas impossible. Cependant, est-ce qu’il aura quelque chose de plus à dire ? Le plus gros risque d’une adaptation, c’est que celle-ci soit finalement inutile.

Pourtant, l’équipe chargé de cet énorme projet est confiante. Elle dit bénéficier de la bénédiction et la participation active du cinéaste et entame donc une campagne Kickstarter pour trouver les fonds. L’équipe créative possède d’ailleurs un palmarès assez impressionnant avec des titres vidéoludiques importants.

Dans une interview de PC Gamer, l’écrivain Rob Auten explique ce que proposera l’adaptation. Il ne parle pas de gameplay, l’équipe ne sait pas vraiment ce à quoi ressemblera le produit final. Il explique plutôt à quoi sera confronté le joueur.

Dans les bottes du capitaine Benjamin Willard, le joueur revivra des scènes du film mais pourra choisir de ne pas en suivre les événements. En prenant en exemple la scène de la rencontre sur le fleuve, il explique que le joueur pourra choisir quoi faire, user de son arme ou pourquoi pas de sa bouche. Ces choix moraux n’auront pas seulement d’incidence sur le joueur, mais aussi sur ce que pense ses compagnons.

Il évoque aussi le besoin d’améliorer suffisamment l’intelligence artificielle et de rendre la narration la plus fluide et invisible possible pour rendre l’expérience plus enrichissante et poignante.

Le Kickstarter donne quelques pistes sur comment le joueur agira. Il ne s’agit pas simplement de répondre à des questions et de voir ce que cela implique, mais plutôt d’adapter son comportement face aux événements. Lever son arme, sans pour autant tirer, aura une incidence aussi forte que celle des mots.

Les développeurs évoquent aussi une mécanique de discrétion, demandant au joueur d’éviter les combats : “ce n’est pas Call Of Duty au Vietnam”. Sortir son arme et vider des chargeurs n’aidera pas le joueur a survivre a l’enfer tropical, il faudra plutôt avancer avec précaution et composer avec les ressources limitées qui seront allouées.
Ressources qui seront variées, allant de l’eau, aux médicaments en passant par les munitions et l’essence. Celles-ci seront trouvable par l’exploration de la zone de jeu sous contrôle américain et sera l’occasion de rencontrer d’autres personnages.

Cependant, une fois sorti de cette zone, le joueur devra survivre à l’horreur de la guerre et à la jungle.

Beaucoup de choses donc, mais beaucoup qui ne sont couchées que sur le papier pour le moment. Les développeurs espèrent présenter un prototype solide rapidement, mais l’inquiétude est de mise. Un tel projet sera soit un succès retentissant, soit un bide magistral.

On espère vivement qu’il penchera plus du côté du succès, l’idée de vivre l’expérience Apocalypse Now de manière plus personnelle est très séduisante et fera taire ceux qui n’y voient qu’un loisir décérébré. Cependant, n’espérez pas poser vos mains dessus avant fin 2018.

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Masiko
On a rencontré Masiko alors qu'il était en train d'insulter des fans de Blizzard sortant d'un Mcdonald. Son accent chantant mêlé aux injures qu'il proférait lui ont tout de suite donné un air sympathique. Mais sous cette joviale façade, une envie le rongeait, il voulait faire fructifier son amour pour Duke Nukem 3D et avouer au grand jour sa FPSosexualité. C'est donc naturellement qu'il est venu rejoindre l'équipe de NoFrag.