Agony, c’est ce projet de survival-horror à la première personne où on se balade dans les Enfers. Les os qui craquent, le sang suintant d’étranges tentacules et les cadavres disposés tous les deux mètres rendent l’excursion un poil oppressante mais techniquement, ça a l’air réussi. Les vidéos mises en ligne ces derniers mois par le jeune studio Madmind montrent une ambiance singulière, apparemment concoctée par des artistes ayant déjà travaillé sur The Witcher 3 ou The Division.

Cette joyeuse équipe vient de se jeter dans les limbes de Kickstarter à la recherche de 66 666 dollars (tiens donc) pour financer Agony. Ils y ont présenté brièvement le projet, en rappelant qu’on joue une âme tourmentée capable de posséder les esprits. Collecte d’artefacts, exploration, activation de checkpoints et phases de puzzle-game : le gameplay n’a pour le moment pas l’air aussi inspiré que l’ambiance. Madmind prend le parti de laisser l’action de côté au profit de l’horreur, mais leur discours à base de « il est temps de revenir aux sources de l’horreur et d’ouvrir nos esprits à quelque chose de nouveau » part dans tous les sens. Espérons simplement que les Enfers ne soient pas chiants à mourir.

En revanche, c’est encore une fois du côté de la direction artistique qu’ils donnent envie lorsqu’ils décrivent le design des Enfers. Chaque personne se faisant une idée différente des lieux, ils expliquent ne s’être fixés aucune limite dans la création des décors et font tout pour surprendre le joueur. Ça passe aussi par les sons, avec une bande-son orchestrale composée par Draco Nared et Shikee, et des bruitages de tripaille enregistrés par Patryk Karwat. Une vidéo de gameplay de 16 minutes est justement sortie pour montrer tout ça en action :


Agony a encore une quarantaine de jours pour réussir sa campagne Kickstarter déjà bien engagée et espèrent sortir le jeu sur PC, PS4 et Xbox One d’ici la mi-2017 s’ils réussissent. Comble du sadisme : ils promettent même un un mode Infini (85 000$), une version VR (125 000$), des fins multiples (150 000$) des Boss (175 000$, ça quand même fait cher le boss) pour les plus dérangés d’entre nous.

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Né dans la sueur des cybercafés des Hauts-De-France, Noddus a toujours vécu de drogues dures et d’eau tiède. Sa vie normale a pris fin le jour où il s’est aperçu que le PC familial pouvait faire tourner Quake III. Auparavant Blazingzboub, il a préféré renoncer à son passé honteux pour taper sa tête sur son clavier et se trouver une nouvelle identité : Noddus. C’est maintenant le renégat qui hante les couloirs de NoFrag, celui qui est toujours dans l’ombre, et dont on entend parfois les râles entre deux parties de Counter-Strike.