Déjà attaqués en 2014 par le dictateur panaméen Manuel Noriega (emprisonné depuis plus de 20 ans, c’est fort) pour sa propre apparition dans Call of Duty : Black Ops 2, parce qu’il n’était apparemment pas très content d’y être présenté comme un “bad guy” et considérait que cela pouvait “lui causer du tort”. Fort heureusement, le juge était alors un joueur de Battlefield et s’en foutait pas mal de savoir si un personnage méchant du dernier COD inspiré d’un vrai personnage méchant était vraiment méchant ou pas vraiment méchant. L’affaire s’était arrêtée là.

Un an et demi plus tard, ce sont les enfants du chef rebelle angolais Jonas Savimbi qui demandent aujourd’hui 1 million de dollars à Activision Blizzard pour l’apparition non autorisée de leur père dans le jeu. Ils invoquent eux aussi la raison du “il est pas vraiment méchant en fait”, alors que Jonas n’est même pas foncièrement mauvais dans Black Ops 2. Il a juste une arme et s’en sert pour tuer des gens, comme il l’a fait dans la vraie vie pour combattre le Mouvement Populaire de Libération de l’Angola.


Qu’on se le dise, il y a là encore 99,89% de chances que le juge tombe de sa chaise en lisant ça. Le seul reproche qu’on puisse faire à Activision, c’est de ne pas avoir envoyé un petit SMS à Jonas Savimbi pour lui demander si ça le dérangeait d’être vu en jeu par des enfants de 13 ans qui ont de toute façon oublié son nom cinq secondes après l’avoir lu.

Source : The Guardian