Nouvelle chronique hebdomadaire sur le site, qui est aussi simple que son titre le laisse entendre. Dans La Suggestion du Dimanche, on fourre notre bras au fond du tiroir de la rédaction pour vous conseiller des bidules et des machins susceptibles d’attiser votre curiosité et de vous donner de quoi avoir l’air intéressant devant vos amis à l’apéro.

Jeux, films, documentaires ou oeuvres plus obscures, c’est ici qu’on pourra se permettre de parler d’autre chose que des FPS, en attendant la nouvelle version du site où on fera des vidéos commentées sur les jeux Nintendo et où Squeezie sera invité dans nos locaux pour inaugurer notre rachat par Bolloré®.


Parce que cette fin de semaine n’aura certainement pas été la plus propice à la productivité, et aussi parce que la Suggestion de la Semaine arrive déjà en retard, je me suis dit qu’il serait judicieux d’éviter les sujets graves ou sombres (je mets les documentaires historiques sur la torture et l’espionnage de côté pour des prochaines Suggestions, soyez sans crainte) et de commencer la semaine qui arrive sur une note positive. Et pour moi, elle s’appelle Mini Metro.

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L’idée de ce jeu est toute bête : des stations apparaissent successivement (et de manière pseudo-aléatoire) à l’écran, le but étant de les relier pour former un réseau de métro fonctionnel qui servira un maximum de passagers avant d’être surchargé. Les stations sont représentées par des formes géométriques (triangles, carrés, ronds mais aussi des symboles plus exotiques) creuses alors que les passagers sont des formes pleines. C’est aussi simple que ça, et le style minimaliste fait très bien passer la pilule.

Durant les premières minutes, on s’amuse comme un imbécile à relier les stations les unes aux autres sans vraiment réfléchir, mais la difficulté ne se fait pas attendre. Au fur et à mesure que le jeu nous fait parcourir des villes comme Paris, Tokyo, Londres ou New-York pour en recréer les lignes de métro à notre guise, on se surprend à contempler les formes et les couleurs qui s’animent alors qu’au final, on ne fait qu’admirer une belle bande de Monsieur et Madame Tout le Monde comater dans le métro pendant qu’un SDF joue de l’accordéon.

Mini Metro, c’est un peu la joie des transports en commun sans l’odeur de transpiration et les traces d’urine au sol. Le concept du jeu est simpliste mais étonnamment, on a rarement le temps de s’ennuyer. Malgré sa difficulté, le jeu n’est jamais punitif ou injuste. C’est juste un concentré de plaisir, au niveau visuel ou sonore (l’OST est d’ailleurs composée par Disasterpeace). Après avoir passé une demi-heure à regarder ses lignes de métro à l’écran, tout est fait pour que le Game Over passe en douceur. Mention spéciale aux graphiques à la fin des niveaux et au Mode Nuit, parfait pour jouer sans se dégommer la vue.

Mini Metro est disponible sur Steam pour 9,99€, où il a fait quelques mois d’Accès Anticipé. Une version iOS est prévue et permettra enfin de gérer ses lignes de métro confortablement installé sur les toilettes. Le rêve. Pour essayer ça gratuitement en Flash, c’est par là que ça se passe.