Chaque année, 24h après la sortie de son dernier Call of Duty, Activision fait (comme d’autres éditeurs qui veulent impressionner avec des chiffres sans intérêt) un communiqué de presse pour annoncer à ses actionnaires ses nouveaux résultats faramineux. En réalité, tout est dans la tournure des communiqués : si les jeux se vendent bien, bien malin qui pourrait dire s’ils se vendent réellement mieux d’année en année.

En 2010, Activision annonçait des ventes (aux clients) pour 360 millions de dollars en 24h, mais seulement en Grande-Bretagne et aux USA. En 2011, Activision annonçait des ventes (aux clients) pour 400 millions de dollars en 24h, sur les mêmes territoires. Là, pas de doute : augmentation des ventes d’une année sur l’autre, en tout cas sur deux territoires. Sur le reste du monde, en revanche…

En 2012, patatras : Activision annonçait des ventes (aux clients encore) pour 500 millions de dollars en 24h, mais sur le monde entier. Allez donc comparer ça aux données qui se limitaient jusqu’à présent à deux territoires.

En 2013, le communiqué d’Activision est victorieux : alors que Ghosts ne semble pas intéresser grand monde, que le jeu récolte des notes médiocres et qu’il connaît le pire lancement depuis des années sur Steam, l’éditeur annonce des ventes pour 1 milliard de dollars en 24h, sur le monde entier. Il y a un piège : il ne s’agit pas de ventes aux clients (d’après le communiqué de presse, il est soudain “trop tôt pour avoir ces chiffres”), contrairement aux années précédentes, mais de ventes aux magasins. Autrement dit, c’est absolument impossible à comparer aux chiffres des années précédentes et, en l’état, les chiffres de Ghosts ne veulent pas dire grand chose… sinon qu’Activision n’a pas vraiment envie de les partager.