Après Operation Flashpoint 3 le mois dernier, PC Jeux fait une nouvelle fois sa couverture sur un FPS guerrier au contexte moderne. La différence, c’est que cette fois-ci, le jeu en question est très attendu.

L’article se concentre sur la campagne solo de Battlefield 3 pour la simple et bonne raison que DICE ne souhaitait rien montrer du multijoueur durant l’évènement presse. Résultat, les 8 pages sont assez maigres en informations, le journaliste se contentant de raconter précisément les missions auxquelles il a pu assister, tout en rappelant ce qu’on savait déjà. C’est parti :

Déroulement d’une des premières missions du jeu :

L’oreillette vous annonce qu’il faut immédiatement rejoindre la planque située non loin pour prendre part au briefing. C’est beau, ça bouge bien et l’immersion est totale. Le journaliste de PC Jeux trouve le Frostbite Engine 2.0 bien plus impressionnant que l’ID Tech 5 et le CryEngine 3. Il compare la baffe reçue à celle de Crysis en 2007 ; rien que ça. Retour à la mission : le briefing est terminé et il faut maintenant passer à l’attaque pour tuer tout ces vilains. Aïe, ça commence mal : à peine sorti du briefing, un coéquipier se prend la balle d’un sniper ennemi planqué dans l’immeuble voisin.

C’est scripté, mais ce n’est pas une raison pour le laisser se noyer dans son sang. Vous agrippez son corps et le traînez à couvert avec l’aide d’un QTE (on en sait pas plus). Pendant ce temps là, les balles vous sifflent aux oreilles et les membres de votre squad éliminent gentiment les quelques ennemis venus animer les débats.

Une fois la zone nettoyée, il faut rapidement trouver un point propice à l’élimination du sniper. Le bâtiment situé à quelques pas d’ici semble tout trouvé. Une fois sur le toit, les tirs de suppressions opérés par l’ennemi vous obligent à vous mettre à plat ventre pour progresser. Le petit muret qui vous sert de couverture s’effrite à vu d’oeil au contact des balles. Une fois en position, il n’y a plus qu’à éliminer le tireur d’élite avec un lance-roquette.

Autre séquence tirée de la même mission :

Le joueur est envoyé, seul, dans un bâtiment pour enquêter sur une ligne électrique suspecte, en suivant les ordres qui lui sont donnés par son supérieur via une oreillette. En arrivant au sous-sol du bâtiment, le joueur découvre une pièce dans laquelle se trouve une bombe déjà amorcée et prête à exploser. Le héros se penche sur l’appareil artisanal et commence à désamorcer l’appareil. Trop tard, un terroriste vient mettre son grain de sel dans l’histoire et vous bouscule violemment. Une séquence de QTE s’en suit ; vous lui coller une bonne branlée à mains nues et désamorcez finalement la bombe.

Vous remontez à la surface et débarquez sur un pont piéton pour repousser une offensive ennemie, avec l’aide de toute une escouade. L’ambiance est électrique et le son assourdissant des hélicoptères survolant la ville recouvre tous les autres bruits de la scène.

Une fois le combat bien engagé, le joueur monte à l’arrière d’une Jeep et s’empare de la mitralieuse lourde. Une nouvelle vague d’ennemis fait son apparition et, dans le feu de l’action, la Jeep se retrouve sur le flanc. Vous avez mal, l’image est floue et le son déformé, atténué. Quelques secondes plus tard, un tremblement de terre retentit et le building situé à quelques dizaines de mètres de vous s’écroule comme un château de cartes. Un tsunami de débris vient vous recouvrir. Ecran noir et fin de la démo.

Quelques infos en vrac :

  • Le Frostbite 2.0 était déjà en développement quand le premier Bad Company (sorti en juin 2008) n’était encore qu’en production.
  • Quand une explosion a lieue à proximité du joueur, celui-ci se fait projeter au sol (il parait que ce n’est pas scripté). Quand le joueur se fait tirer dessus de manière insistante, notre personnage cligne des yeux (?) et la vue se trouble.
  • La base du body awareness est celle de Mirror’s Edge, qui a ensuite été améliorée. Les animations 3P proviennent en grande partie des licences FIFA et NBA Street.
  • Les environnements devraient être variés : plaines, forets, décors nocturnes (sans oublier Paris, New York et évidemment le Moyen-Orient)
  • DICE veut sortir un jeu dans lequel le joueur a le sentiment d’incarner un soldat, tout en alternant les phases de combats intenses avec d’autres moments beaucoup plus calmes. Un peu comme F.E.A.R. 1 (et tout l’inverse de Call of Duty)