Codemasters a présenté Bodycount, son nouveau FPS, en exclusivité à IGN et à jv.com. Soit ils n’aiment pas les Français, soit le Grand Reporter de jeuxvideo.com a moins pris de notes que ses collègues, toujours est-il que l’article d’IGN contient vingt fois plus d’infos sur le jeu que la preview exclusive française.

Chez IGN, Stuart Black, le game designer du jeu, explique qu’il ne voulait pas refaire le même jeu que Black, son précédent FPS (exclusivement consoles, chez Criterion). Il a donc recruté une bonne partie de la devteam de Black et débuté le développement d’un FPS exclusivement sur consoles où tout le gameplay est basé sur la destruction des décors et des flingues amusant à utiliser. Autrement dit, il fait Black 2 mais sous un nouveau nom.

Il ne s’est d’ailleurs pas trop foulé pour le scénario : on joue John Doe, un super agent secret à la retraite qui est forcé de reprendre du service pour “The Network” (le réseau), qui lui demande d’abattre ses ennemis, les “Targets” (cibles). J’ai l’air de me moquer, mais ce sont les termes officiels utilisés dans le scénario du jeu. Histoire d’aller à fond dans les clichés, les objectifs sont donnés par trois agentes “sexy”.

Côté gameplay, ce que décrit IGN fait penser à un Far Cry 2 en beaucoup plus arcade : on a des objectifs à remplir sur une map, sur laquelle circulent des patrouilles d’ennemis. Les soldats sont divisés en classes : soldat de base, medic, tank (le grand noir qu’on voit sur tous les screenshots du jeu)… Grosse différence : un compteur de frags sera affiché à l’écran, et faire des séries de frags débloquera des items dans le jeu (attaques d’hélicos, nouvelles armes, drones d’attaque, etc).

Comme dans Black, on pourra à peu près tout détruire (mais comme souvent, ce genre de promesses est plus intéressante sur le papier qu’in-game). Et le jeu reprendra le système de cover et de lean de Killzone 2 : une fois en couverture, le stick gauche permet de faire du lean et de se relever à moitié (si vous voulez rire un coup, lisez le dernier paragraphe de la preview de jv.com, où ils ont l’air de découvrir le principe du lean).

Mais ne vous y trompez pas : selon Stuart Black, la principale influence de Bodycount, c’est Lady Gaga :

Elle a eu un impact très profond sur moi depuis que je l’ai vue à Glastonbury l’an dernier. Le jeu n’aurait pas le même feeling ni le même ton sans elle. Ca m’a fait revoir toute ma collection de jeux et j’ai réalisé à quel point ils sont faits pour les nerds, et aussi que, en tant qu’industrie, nous nous sommes isolés et sommes devenus vraiment paresseux. Lady Gaga est arrivée comme ça et a bousculé tout le monde, et j’ai voulu récupérer un peu de cet état d’esprit.