Bienvenue au XXe siècle : depuis une bonne semaine, la boutique en ligne GOG.com est en bêta presque publique. Le principe du site, monté par CD Projekt, des développeurs polonais, est de se faire des thunes en mettant en vente, avec l’accord des éditeurs, des vieux jeux que les piratins du monde entier s’échangent sous le terme faux-cul «abandonware».

Pour l’instant, GOG (l’acronyme veut dire Good Old Games, ce qui n’est pas vrai pour tous les jeux qu’ils proposent) a récupéré des morceaux des catalogues d’Interplay et de Codemasters. Côté FPS, ça ne fait pas des masses. Chez Codemasters, Operation Flashpoint (version Game of the Year) est annoncé, mais pas encore dispo, à 10 dollars, et on peut au mieux espérer voir arriver IGI 2.

Côté Interplay, il y a déjà un peu plus de gras, avec les Descent, Shogo: MAD (par Monolith, qui fait aujourd’hui les F.E.A.R. et Condemned), une compilation Redneck Rampage (depuis aujourd’hui) et l’excellent Kingpin. Tous sont vendus 6 dollars (environ 4 euros). Le seul FPS publié par Interplay qui n’est pas encore sur GOG est Mortyr, dont on se passera bien volontiers.

Le gros avantage de GOG est que les jeux sont systématiquement fournis en bundle avec DOXbox, et fonctionnent donc directement sous XP et Vista. Comme Steam, on peut aussi télécharger ses jeux à l’envi. En revanche, pas besoin d’installer un client permanent comme Steam: GOG reste simplement un site web qui vend des .exe. Soyons honnêtes: le site propose aussi de télécharger le manuel en PDF et divers gadgets inutiles (wallpapers, icones, etc).

Pour l’instant, l’intérêt de GOG est très limité: on est bien content de pouvoir rejouer à Shogo et Kingpin, qui fonctionnent admirablement, mais si la boutique ne propose pas le catalogue d’autres éditeurs, elle risque d’être vite oubliée et dépassée. Au passage, notez que si vous n’y avez pas encore accès, l’ouverture publique est prévue pour la fin septembre.