TakeTwo a présenté First to Fight lundi dernier et a tenu à inviter NoFrag. Ils sont comme ça chez TakeTwo, ce sont des fous.

Au premier abord, le jeu est beau (plus que sur les screenshots) et les textures photoréalistes réussissent à retranscrire Beyrouth en état de siège. De plus, le jeu gère le moral des troupes et les programmeurs ont implémenté dans leur IA les tactiques utilisées par les vraies Marines. Que du bon, mais en se penchant un peu plus sur le jeu en lui même…[–SUITE–]… on se retrouve le nez dans une daube. Le problème est simple : les cartes sont ridiculement petites et donc très linéaires. Elles sont si minuscules qu’on ne peut même pas les comparer à celles de CoD ; et ce sont les développeurs qui le disent. Je vous résume la première carte que nous avons pu essayer : vous déboulez dans une rue qui n’est en fait qu’un gros couloir. Vous marchez dix mètres, tuez quelques ennemis. Vous tournez à l’angle pour abattre trois ou quatre autres gars. Encore quelques mètres, vous arrivez devant une porte, vous prenez la pièce d’assaut, plus que quelques pas et voilà : fin de la carte. Comment voulez-vous faire usage des possibilités tactiques du jeu dans de telles conditions ?

En fait, First to Fight ressemble plus à un FPS d’action tout ce qu’il y a de plus banal avec un habillage tactique histoire d’attirer le chaland. Comme nous l’a expliqué le gars de Destineer, vous ne passez que 10% du temps à donner des ordres à votre équipe. Le reste du temps, ils se débrouillent tous seuls et vous vous contentez d’avancer en tuant tout ce qui porte une kalash.

C’est d’autant plus dommage que vos coéquipiers adoptent pour une fois un comportement assez réaliste et se place correctement pour couvrir tous les angles (quand ça ne bugge pas). De plus, ils ne vous bloquent pas dans les couloirs et ils savent prendre d’assaut une pièce sans se faire massacrer dans l’encadrement de la porte. Quant à la gestion du moral, les ennemis se rendent quand ont les pwne et s’enfuient d’une pièce quand on y lance une grenade. Bon point donc. Par contre, les combats sont encore beaucoup trop statiques et il n’est pas rare de voir deux gars se tirer dessus à trois mètres l’un de l’autre.

Devant des graphismes plus qu’honnêtes et une IA qui permet à vos coéquipiers de ne pas être une gêne, on ne peut que regretter la trop grande simplicité du jeu et la faible taille des cartes. First to Fight est trop simpliste pour être comparé à un Ravenshield, un SWAT3 ou un Ghost Recon et il est trop mou pour se frotter à des jeux d’action à la CS. A qui un tel FPS peut-il plaire ? En tout cas, pas à des vétérans tels que nous. Peut-être saura t-il séduire les joueurs Xbox…