Annoncé depuis près d’un an, Hitman: Contracts n’avait jamais eu l’heur d’apparaître sur NoFrag, et ce à cause d’un vil préjugé voulant qu’il ne possède pas de vue subjective. C’est faux. Si Hitman: Contracts est à la base un TPS, il possède bien une vue à la première personne, activable à tout moment. Du coup, on en parle. On pourra lire ci-dessous quelques paragraphes sur le jeu, assaisonnés des dernières images et vidéos du titre.

Uniquement solo, Hitman: Contracts se présente avec un scénario voulu comme un peu plus recherché que la moyenne : on joue toujours 47, le tueur à gages, mais cette fois-ci, il est bien mal barré : blessé, divaguant, sujet à des hallucinations et seul dans sa chambre d’hôtel à Paris, hôtel par ailleurs encerclé par la police, 47 ne trouve rien de mieux que de revivre par flashbacks ses missions les plus dangereuses, histoire de se donner du peps avant d’aller massacrer les forces de l’ordre.

Le tout s’étale sur 12 niveaux entrecoupés de scènes cinématiques (47 saignant comme un porc, 47 rêvant, 47 se faisant soigner à l’alcool, 47 à la plage). Ces niveaux proposent chacun un environnement différent, mais les missions seront elles sensiblement identiques : dans la plupart des cas, il faudra tuer une ou plusieurs personnes en s’aidant, au besoin, des 43 armes disponibles (dont une trentaine d’armes à feu, ce qui comprend une fort subtile et discrète Gatling) et de quelques gadgets (queue de billard, crochet de boucher, etc).

[–SUITE–]Invité par Eidos et pour le compte de nos hébergés de Factornews à une présentation presse du jeu, où j’ai retrouvé le compère Prodigy de Resetmag (et de feu GameData), qui publie de son côté ses impressions, j’ai pu découvrir une version jouable d’Hitman: Contracts (ce n’est pas bien étonnant en soi : les magazines papier en ont déjà écrit le test et le jeu lui-même sort le 30 avril). Graphiquement, c’est tout juste correct : on est derrière un Splinter Cell: Pandora Tomorrow ou un Thief: Deadly Shadows (sans parler d’un Far Cry). Ceci dit, quelques effets (un peu de bloom notamment) améliorent le visuel de l’ensemble, et ça se laisse donc regarder.

Par contre, côté infiltration, c’est pas trop ça : dans les quelques niveaux que les trois personnes d’IO Interactive (le développeur du jeu) nous ont montré, tout s’est rapidement terminé en boucherie. Il faut dire que l’IA n’est pas des meilleures : seuls les gardes du même type (c’est-à-dire qui portent le même costume) communiquent entre eux, et aucun ne semble avoir l’idée de mettre à l’abri la personne qu’ils doivent protéger.

Du coup, on peut tout à fait massacrer une série de gardes sans que d’autres ne soient alertés ou que la cible ne soit plus protégée que si on avait privilégié l’infiltration. De même, on a pu voir un ennemi se faire sniper sans que son camarade, deux mètres plus loin, ne réagisse. Autant dire que ça n’encourage pas vraiment à tenter de s’infiltrer en toute discretion. À tout hasard, on se déguisera un peu et on cachera quand même quelques corps.

De ce que j’ai pu en voir (c’est à dire quelques niveaux des versions PlayStation 2 et Xbox, et rien de la version PC), le jeu semble assez peu buggé. Le seul bug important (et même surprenant) que j’ai pu noter a eu lieu lors de l’un de ces nombreux massacres : devant le sol jonché de corps et alors que Prodigy était occupé à le cribler de balles, l’un des gardes a signifié à la sublime intelligence artificielle qu’il avait « découvert un corps » et que, par conséquent, notre intrusion était découverte. Ne riez pas.

La vue subjective est très peu présente (voire carrément absente) des screenshots et des vidéos du jeu, et pourtant elle existe bien. Elle est même plutôt correcte et permet de viser plus naturellement qu’en vue externe. Elle permet également de se pencher dans les angles de couloirs. Terminons ce petit tour du jeu par un bon point : la musique d’Hitman: Contracts est très bonne.

D’une manière générale, Hitman: Contracts ressemble beaucoup aux deux premiers opus de la série. Et comme eux, il sera probablement assez sympa, même si un peu déphasé par rapport à ses concurrents. Pour de la vraie infiltration, on préfèrera attendre Thief: Deadly Shadows (Dark Project: Deadly Shadows), qui devrait sortir en juin en France, toujours chez Eidos. Et il y a bien entendu toujours Splinter Cell: Pandora Tomorrow.

Vous pouvez regarder trois vidéos du jeu sur notre FTP.