Lorsqu’on apprenait que les développeurs de Inner Chains (d’anciens de Epic, People Can Fly ou CD Projekt, rappelons-le) repoussaient d’un mois la sortie de leur jeu pour l’améliorer et « offrir au joueur la meilleure expérience possible », on était plutôt content. Après tout, comme le disait Miyamoto, un jeu repoussé est éventuellement bon mais un jeu sorti précipitamment est toujours mauvais.

Malheureusement pour la jeune équipe de Telepaths Tree, Inner Chains est – malgré son retard – tend plutôt vers le médiocre. On est très loin des trailers cinématiques qui présentaient une ambiance crade et lugubre, mais davantage proche de la démo technique foireuse.

Animations ridicules, collisions hasardeuses, sound design aux abonnés absents, presque aucun paramètre réglable (pas de FOV, de sensibilité souris, d’options graphiques ou de mapping des touches) et gameplay ultra-minimaliste basé majoritairement sur de la randonnée. Ne parlons même pas du feeling des armes ou de l’état actuel de l’IA, à peine plus futée qu’une mouche qui se tape la tronche contre une fenêtre.


Une version honteuse du jeu, vendue comme un produit fini sur Steam pour 20 euros. Il est triste de de voir une direction artistique si géniale sabordée par un manque d’expertise à la fois en terme de technique et de design. Un bon gros étron dont on vous conseille de vous éloigner, même si ses développeurs promettent de sortir des patchs.

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Né dans la sueur des cybercafés des Hauts-De-France, Noddus a toujours vécu de drogues dures et d'eau tiède. Sa vie normale a pris fin le jour où il s’est aperçu que le PC familial pouvait faire tourner Quake III. Auparavant Blazingzboub, il a préféré renoncer à son passé honteux pour taper sa tête sur son clavier et se trouver une nouvelle identité : Noddus. C'est maintenant le renégat qui hante les couloirs de NoFrag, celui qui est toujours dans l'ombre, et dont on entend parfois les râles entre deux parties de Counter-Strike.